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mercredi 16 mars 2016
La préposition
La préposition est un mot invariable qui sert à unir un mot à son complément. On distingue traditionnellement les prépositions simples des prépositions complexes ou locutions prépositionnelles. Elle peut exprimer :
Un rapport de cause, d'origine : À, de, par, pour, à cause de, à partir de...
Un rapport de but, d'éloignement : À, de, pour, contre, vers, envers, en faveur de...
Un rapport de temps : Avant, après, dès, depuis, durant, pendant, pour...
Un rapport de lieu : À, chez, de, dans, devant, derrière, en, parmi, près, à côté de, auprès de, autour de...
Un rapport de manière : À, avec, en, hors, malgré, entre, par, sous, selon...
Parmi les prépositions simples, un premier ensemble est constitué par des formes issues du latin (à, de, pour, par, sous, sans, etc.). Une série de formes appartient également à la classe des adverbes (devant, derrière, dessous, dessus, etc.). Un autre ensemble de prépositions simples dérive de la classe des participes (excepté, vu, durant, etc.).
Les locutions prépositionnelles sont des formes complexes qui jouent un rôle comparable à celui des prépositions. Ce sont des syntagmes qui comportent un nom désémantisé, c'est-à-dire un nom qui n'est pas employé dans son sens plein, et qui sont lexicalisés, c'est-à-dire qu'ils font partie de l'inventaire des mots de la langue (à cause de, en dépit de, au lieu de, par rapport à, etc.).
mercredi 9 mars 2016
Le complément circonstanciel
Le complément circonstanciel est un mot ou groupe de mots qui complète l'action exprimée par le verbe sur les circonstances : lieu, temps, mesure, matière, etc. Ce sont des constituants à la fois facultatifs et mobiles (La presse a vivement réagi dès l'annonce du sommet; Dès l'annonce du sommet, la presse a vivement réagi; La presse a, dès l'annonce du sommet, vivement réagi).
Il est la plupart du temps introduit par une préposition.
Les compléments circonstanciels selon les circonstances qu'ils précisent sont habituellement divisés en :
- temps : Il viendra demain;
- manière : Il viendra en train;
- lieu : Il viendra dans cette maison;
- cause : Ils ont agi par jalousie;
- moyen : Il voyage en avion;
- comparaison : Il vit comme un ours;
Mais de nombreuses autres nuances sont possibles :
- but : Ils travaillent pour s'enrichir;
- conséquence : Il a réussi pour notre plus grande joie;
- concession : Il avance malgré sa douleur;
- condition : Si tu te prépares bien tu réussiras;
- matière : Il construit en terre;
- quantité : Ce buffet pèse cent kilos;
Donnant des nuances de :
- prix : Il coûte trois cents francs;
- poids : Il pèse cent kilos;
- distance : Il avance de deux mètres;
- etc.
Le complément circonstanciel peut être :
- un nom : Il viendra en train;
- un pronom : C'est pour elle qu'il est venu;
- un infinitif : Ils travaillent pour s'enrichir;
- un adverbe : Il a violemment réagi, Elle parle vite, Il viendra demain;
- un gérondif : Il avance en reculant;
- une proposition : Il partira quand vous arriverez.
mardi 8 mars 2016
Les conjonctions
La conjonction : est un mot qui peut jouer deux rôles dans une phrase
- Servir de lien entre deux mots, deux propositions de même nature. On l'appelle conjonction de coordination : Mais, où est donc, or, ni, car, donc, aussi, cependant...
- Unir deux propositions dont l'une dépend de l'autre. On l'appelle conjonction de subordination : Si, comme, quand et la conjonction que avec tous ses composés : quoique, lorsque...
NB : Une conjonction composée de plusieurs mots prend le nom de locution conjonctive : Afin que, ainsi que, à moins que, avant que, dès que, parce que, pourvu que, tandis que...
A. Les conjonctions de coordination
Les conjonctions de coordination : et, ou, ni, mais, or, donc, car ont des emplois spécifiques et d'autres comparés à ceux de certains adverbes ou locutions adverbiales, comme puis, ensuite, toutefois, néanmoins, cependant, pourtant, ainsi, aussi, par conséquent, en effet, etc.
Et - marque l'addition. Dans l'énumération, seuls les deux derniers termes sont coordonnés par et : Écrivez un lettre, un texte, un roman, une pièce et une poésie.
- coordonne des propositions. il exprime diverses nuances, en rapport avec le sens de ces propositions, notamment la succession dans le temps : Prenez ce pont et continuez toujours tout droit ou la conséquence : La salle se vidait et on ne sentait plus le bonheur des spectateurs.
Ni - coordonne des éléments de rang identique dans une structure négative. Il fonctionne comme un équivalent de et…ne pas. Il est souvent répété devant chacun des termes niés : Elle n'est ni belle ni laide; ni l'un ni l'autre n'est revenu.
Ou - marque dans la plupart des cas une alternative : Vous préférez la France ou le Québec ? C'est ça ou rien, dont le caractère exclusif peut être souligné par la locution ou bien : Ils sont ou bien en avance ou bien en retard.
Entre les deux derniers termes d'une énumération, la locution ou encore exprime une possibilité complémentaire : Vous pouvez prendre le train, l'avion ou encore votre voiture.
Ou peut aussi indiquer une équivalence entre un terme rare et un terme plus courant ou une expression définitionnelle : La géodésie, ou étude de la forme et de la dimension de la terre. Dans ce cas, le second élément est employé sans déterminant.
Mais peut relier des mots : Il est vieux mais efficace, des propositions ou des phrases. Sa valeur permet d'opposer un élément à un autre en vertu d'un raisonnement implicite. Ainsi, dans Il avait un bon résultat mais il a recommencé l'opération, va à l'encontre de ce que la première proposition laissait attendre.
Or, donc et car ne peuvent relier que des propositions.
Or sert à introduire un nouvel élément dans un enchaînement d'arguments : Il raconte une belle histoire, or, j'étais avec lui et tout est faux.
Donc sert à introduire un élément qui a la valeur d'une conséquence. Il fonctionne exactement comme un adverbe du type par conséquent.
Car n'est pratiquement employé qu'à l'écrit. Il indique que la seconde proposition est une explication de la première : On le su, mais un peu trop tard, car personne n'écoutait la radio.
B. Les conjonctions de subordination
Les conjonctions de subordination (que, quand, lorsque, comme, si, puisque, etc.) et les locutions conjonctives, conjonctions composées de plusieurs mots (alors que, parce que, depuis que, avant que, bien que, de telle sorte que, si bien que, à moins que, etc.) servent à introduire diverses propositions circonstancielles (de temps, de cause, de but, de conséquence, de concession, d'opposition, de condition, de comparaison).
Que introduit les propositions subordonnées dites complétives : Je sais qu'il est tard.
La signification des conjonctions est liée à celle de la subordonnée qu'elles introduisent. Certaines servent à la fois à l'expression du temps et de l'opposition : alors que, qui.
samedi 21 novembre 2015
Le sujet
Le sujet occupe une position fondamentale dans la proposition. Il est de qui ou de quoi on parle, le reste de la proposition, ce qu'on en dit, formant le prédicat ([Jean] (sujet) [mange de la soupe] (prédicat)). Il donne les marques de personnes, de nombre, parfois de genre au prédicat, il occupe une position de prééminence,...
Il répond à la question "qui est-ce qui?, qu'est-ce qui?" :
L'élève étudie sa leçon = qui est-ce qui étudie sa leçon ? = l'élève.
On peut aussi le localiser le sujet en l'encadrant par "c'est...qui (C'est l'élève qui étudie sa leçon).
Lorsque le sujet est un pronom relatif, la question demande son antécédent. (L'élève qui a étudié sa leçon = Qui est-ce qui a étudié sa leçon ? l'élève en fait qui mis pour l'élève.
Lorsque la proposition comporte un infinitif ou un participe, on l'introduit par une forme verbale conjuguée (Le soir venu, nous avons allumé les lampions = qu'est-ce qui est venu).
Aucun de ces deux procédés n'est valable pour les verbes impersonnels ou construits impersonnellement.
Le sujet peut être :
- un nom : Le bateau bleu entre dans la rade.
- un pronom : Vous partez à neuf heures.
- un infinitif : Mentir ne sert à rien.
- une proposition : Qui vole un œuf, vole un bœuf.
En général, le sujet se place devant le verbe sauf dans les interrogations directes où il est après, lorsque le sujet est un pronom personnel (Entends-tu ?).
Un verbe peut avoir plusieurs sujets, tandis que plusieurs verbes peuvent avoir un seul sujet. (Lundi matin, l'Empereur, sa femme et le petit Prince sont venus chez moi. J'écris et écoute en même temps).
Parfois le sujet est omis. Le pronom personnel est absent. Surtout pour les pronoms de la première et de la deuxième personne quand le contexte (ou la situation) précise suffisamment qui est le sujet (Regardons la mer avec des grands yeux).
Il, pronom impersonnel qui n'apporte aucune information est régulièrement omis et entraîne l'omission du verbe (Entrez sans frapper).
Lorsque deux verbes appartenant à des phrases ou à des propositions coordonnées ont le même sujet, celui-ci n'est souvent exprimé que devant le premier (Tu es et restes un spécialiste).
Des expressions toutes faites (Grand bien vous fasse), des interjections (Magnifique!), des proverbes ou des phrases non verbales (A père avare, fils prodigue) sont souvent sans sujet et sans verbe. C'est un domaine spécifique qui n'est pas particulièrement source d'erreur tant le contenu de ces propositions est senti comme une globalité.
mercredi 18 novembre 2015
Les présentatifs
Les présentatifs sont des mots ou des locutions qui servent à introduire un mot ou un groupe de mots en le mettant en relief. Ils sont le généralement invariables.
On rencontre parmi les présentatifs :
* voici, voilà : Voici ma fille. Voilà mon livre,
* il y a : Il y a une lettre pour vous
* c'est, c'est … qui (que) : C'est le plombier
* soit : Soit un angle de 60 degrés…
* vive : Vive la République !
* à bas : A bas le pouvoir
* à, au : À table. Au feu
* dire que : Dire que je lui ai fait confiance.
Voici, voilà étaient formés à partir de l'impératif de "voir", et des adverbes de lieu "ci" et "là". Ils sont habituellement suivis d'un complément. Aujourd'hui, la construction n'a pas changé. Et Voici - Voilà sont suivis d'un mot ou d'un groupe de mots qui joue le rôle de complément du présentatif.
Ils peuvent présenter
* un nom ou un pronom : Voici mon livre. Le voilà.
* une proposition subordonnée - conjonctive : Voici qu'il se met à pleuvoir.
- relative : Voilà le facteur qui sonne.
- interrogative indirecte : Voici ce qu'il m'a écrit.
* un pronom personnel : Me voilà
* un pronom relatif avec son antécédent : La peinture que voici a appartenu à son grand-père.
Dans une analyse, les mots suivant "voici, voilà" et précisant ce qui est annoncé par le présentatif, sont appelés complément du présentatif (Voici l'homme).
Lorsque "voici, voilà" introduisent un complément de temps, ils sont préposition (Nous nous sommes revus voici six mois). Ils équivalent à un verbe au présent de l'impératif donc il est incorrect de les employer dans un récit au passé.
Il y a peu introduire :
* un nom, un groupe nominal ou un pronom : Il y a du courrier pour toi.
* une proposition : Il y a une inspectrice qui regarde ton cahier.
Il y a est invariable en nombre mais peut varier en temps et en mode. Il y avait une tache sur son manteau.
Il peut être employé avec la valeur d'une préposition introduisant un complément circonstanciel de temps. Tu l'as mangé il y a cinq jours.
C'est, c'est… qui, que est le plus employé des présentatifs. Il peut introduire des mots de natures différentes. : nom, groupe nominal, pronom, adverbe… C'est mon livre.
Il peut introduire des mots de fonctions différentes :
* un élément en fonction du sujet : C'est mon père qui l'a fait.
* un élément en fonction du C.O.D : C'est mon livre que je vois.
* par analogie, on a étendu l'emploi de la locution c'est… que pour mettre en valeur n'importe quel terme de la phrase et ce, quelle que soit sa fonction. C'est hier que j'ai entendu ton message.
C'est peut varier en nombre et devient ce sont : Ce sont eux qui me l'ont dit.
dimanche 11 octobre 2015
Le groupe adjectival
Le Groupe adjectival est un groupe dont le noyau est un adjectif.
La plupart du temps, un groupe adjectival est formé d'un adjectif et d'un ou plusieurs compléments.
Employé seul, en fonction de pronom, l'adjectif numéral peut avoir un complément : Le second de ses fils vit en Espagne. Deux de mes voisins se sont disputés).
L'adjectif qualificatif quelle que soit sa fonction peut lui aussi recevoir un complément : Cette bouteille est pleine de vin. - Cet élève est doué en langues étrangères. - Michel, absent du travail, est introuvable.
Un tel groupe peut occuper quatre fonctions :
- épithète : Il échange des informations avec un homme issu de la même école.
- attribut du sujet : Cet homme est plein de morgue.
- attribut du complément d'objet : Il le pense bon pour les faibles.
- apposition : Michel, absent du travail, est introuvable.
vendredi 18 septembre 2015
Y / En - pronoms personnels
Le pronom Y
Y représente en général des choses, des notions abstraites (ville, pays, ...)
Y remplace un groupe nominal complément précédé de la préposition à ou en ou chez.
Il va en Bretagne tous les ans. - Il y va tous les ans.
Il pense partir à Londres. - Il y pense.
Il va chez le dentiste. - Il y va
Dans le cas d'êtres animés, on emploie plutôt (à) lui, leur, à eux, à elles
La carte appartient à Pauline. - La carte lui appartient
Avec certains verbes comme penser, songer à, se fier à, s'intéresser à - qui n'admettent pas d'être immédiatement précédés de lui ou leur, on emploie Y
Elle pense à ses vacances. - Elle y pense.
Le pronom EN
1. En remplace en général un groupe nominal complément précédé de la préposition de.
Elle parle des ses vacances à Cuba. - Elle en parle.
Il renvient de la voyage. - Il en revient.
Lorsque la préposition de introduit une personne, on n'emploie pas en général en.
Ils parlent de François. - Ils parlent de lui.
2. En peu remplacer une quantité exprimée par l'article partitif (du, de la, de l', des).
Il a une envie de pizza. - Il en a envie.
3. En et un numéral.
Combien de livres avez-vous? J'en ai trois.
J'ai deux sœurs. Moi je n'en ai pas.
Place des pronoms Y et EN
1. Y ou en sont seuls dans la phrase :
Elles y habitent.
Elles n'en parlent pas.
2. Il y a un autre pronom en plus de y ou en dans la phrase, y ou en sont placés en dernier.
Est-ce qu'elle t'a accompagné à la mer? - Non, elle ne m'y a pas accompagné.
Est-ce que tu as parlé de tes résultats à ton médecin à ta mère ? - Oui, je lui en ai parlé.
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