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mardi 23 juin 2026

Ce que vos tics de langage révèlent sur vous (sans que vous le sachiez).

 


Ce que vos tics de langage révèlent sur vous (sans que vous le sachiez).

« Du coup, voilà quoi, je dis ça, je dis rien... » Ça vous parle ? Pas de panique, vous n’êtes pas seul. Dans le flot de nos conversations quotidiennes, ces petits mots s'immiscent sans crier gare. Ce sont les tics de langage ou mots parasites. S'ils servent souvent de béquilles pour structurer notre pensée ou meubler un silence, ils peuvent vite saturer l'oreille de nos interlocuteurs et affaiblir notre message. Alors, pourquoi notre cerveau s'obstine-t-il à les utiliser, et surtout, comment s'en libérer pour retrouver une parole percutante ? Plongée au cœur de nos manies verbales.

Le grand bêtisier des mots et expressions parasites

1. Les béquilles du temps (pour combler le vide)

  • « Du coup » : Le roi incontesté. À l'origine grammaticale, il exprime une conséquence directe. Aujourd'hui, il remplace simplement une virgule ou un point.

  • « En fait » : Utilisé pour corriger ou préciser, il est devenu un simple préambule à 90 % de nos phrases.

  • « Voilà », « Voilà quoi » : La ponctuation paresseuse qui sert à clore une phrase quand on ne sait plus comment la finir.

  • « Euh... » : Le parasite sonore universel qui signale que le cerveau cherche ses mots.

  • « Disons... » « Disons que... » 

2. Les expressions de fausse modestie ou de prudence

  • « Je dis ça, je dis rien » : Une manière passive-agressive de lancer une critique tout en faisant mine de s'en laver les mains.

  • « Juste » (ex: "C'est juste pas possible", "Je voulais juste dire...") : Un anglicisme (just) qui minimise le propos ou cherche à s'excuser d'exister.

  • « En vrai » : Comme si tout ce qui avait été dit avant était un tissu de mensonges.

3. Les tics de validation (la quête d'approbation permanente)

  • « Tu vois ? » / « Vous voyez ? » : Répété toutes les trois phrases, cela donne l'impression de douter de l'intelligence ou de l'attention de l'autre.

  • « Pas de souci » : Devenu le remplaçant systématique de « De rien » ou « Je vous en prie », même quand il n'y a absolument aucun sujet d'inquiétude.

  • « Grave » : L'approbation paresseuse qui évite de développer son argumentation.

4. Le jargon pseudo-professionnel (à la mode)

  • « Du jour au lendemain » / « Être force de proposition » / « Typiquement » : Des formules toutes faites qui lissent le discours et manquent d'authenticité.

  • « Je reviens vers vous » : L'expression corporative par excellence, souvent vidée de son sens.

🪄 Vos "Astuces Magiques" pour s'en débarrasser

Comment se corriger :

Astuce n°1 : Dompter et réhabiliter le SILENCE 

Le silence fait peur. On meuble avec un « du coup » ou un « euh » parce qu'on craint le vide.

  • Le truc : Apprendre à s'arrêter. Une pause de deux secondes entre deux phrases donne de l'importance à ce que vous venez de dire et vous laisse le temps de formuler la suite. Le silence donne de l'autorité, le parasite donne l'air stressé.

Astuce n°2 : Le jeu du élastique (ou de la tirelire) 

  • Le truc : Demandez à un collègue ou à votre conjoint de vous signaler à chaque fois que vous dites votre mot parasite fétiche. Vous pouvez aussi mettre un élastique autour de votre poignet et tirer légèrement dessus à chaque incartade. Prise de conscience garantie en 48 heures !

Astuce n°3 : La boîte à outils des remplacements

Donnons des alternatives élégantes à nos lecteurs :

Le parasitePar quoi le remplacer ?
Du coupC'est pourquoi, par conséquent, ainsi, alors.
En faitEn réalité, à vrai dire, concrètement.
Voilà(Rien ! On ferme la phrase avec un point et un sourire).
Tu vois ?Qu'en pensez-vous ? / Est-ce clair ? (Si on attend une vraie réponse).
Pas de souciJe vous en prie / Avec plaisir / De rien.

Les tics de langage ne sont pas des crimes de lèse-majesté contre la langue française ; ils sont le reflet de notre époque, d'un besoin d'aller vite ou de rassurer notre interlocuteur. Cependant, s'en libérer, c'est redonner du poids et de la clarté à sa parole. En éliminant le superflu, on réalise que moins on en dit (de mots parasites), mieux on se fait entendre. Alors, prêts à faire une petite détox verbale ?

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QUIZ : Quel « pollueur verbal » êtes-vous ?

Faites le test en toute honnêteté ! Choisissez la réponse qui vous ressemble le plus dans ces situations du quotidien.

1. On vous confie une mission de la plus haute importance au travail. Vous répondez :

  • 🟩 « Pas de souci, je m'en occupe ! »

  • 🟦 « Ça marche, du coup je m'y mets dès maintenant. »

  • 🟧 « D'accord. Disons que ce sera prêt pour demain, en vrai. »

  • 🟪 « OK, je vais être force de proposition sur ce coup-là, tu vois ? »

2. Vous racontez votre incroyable week-end à un ami, mais vous perdez le fil de votre histoire :

  • 🟦 « Euh… alors on a pris la voiture, en fait, et du coup… voilà quoi. »

  • 🟪 « On est allés dans ce resto, tu vois ? Il y avait une ambiance, tu vois ? »

  • 🟧 « C'était… disons… super intense. En vrai, j'ai juste adoré. »

  • 🟩 « C'était top ! Enfin bref, pas de souci, je te raconterai le reste plus tard. »

3. Au moment de conclure une réunion ou une discussion animée, votre phrase de fin ressemble à :

  • 🟪 « Voilà, voilà… Bon, je dis ça, je dis rien, hein. »

  • 🟦 « Du coup, voilà quoi. On fait comme ça. »

  • 🟩 « Allez, ça marche, pas de souci ! »

  • 🟧 « C'est typiquement ce qu'il fallait faire, en vrai. »

🔮 Le Verdict : Découvrez votre profil !

Vous avez un maximum de 🟦 : Vous êtes le « Du-coupiste » compulsif Chez vous, les phrases ne se terminent jamais vraiment, elles s’enchaînent dans un courant continu alimenté au « du coup » et au « en fait ». Vos mots parasites sont le ciment de votre pensée en mouvement.

  • Le conseil du blog : Osez mettre des points cardinaux dans vos phrases. Un point, c'est bien aussi !

Vous avez un maximum de 🟪 : Vous êtes le « Chercheur d'approbation » « Tu vois ? », « Voilà quoi »... Vous avez un besoin viscéral de garder le contact avec votre interlocuteur et de vérifier qu'il vous suit. Vous tendez des perches verbales en permanence.

  • Le conseil du blog : Faites confiance à votre auditoire. S'ils ne comprennent pas, ils vous le diront !

Vous avez un maximum de 🟧 : Vous êtes le « Diplomate prudent » Avec vos « disons », « en vrai » et « juste », vous avancez sur des œufs. Vous nuancez tellement votre propos avant même de l'avoir formulé qu'on a parfois envie de vous secouer un peu.

  • Le conseil du blog : Assumez vos opinions à 100 %. Supprimez les amortisseurs verbaux !

Vous avez un maximum de 🟩 : Vous êtes le « Cool-manager » Votre truc à vous, c'est le « pas de souci » et le « ça marche ». C'est dynamique, c'est sympa, mais à force d'effacer tous les problèmes de la Terre en une phrase, votre discours perd un peu de sa texture.

  • Le conseil du blog : Variez les plaisirs avec un élégant « Je vous en prie » ou un chaleureux « Avec plaisir ».


mercredi 3 juin 2026

Le jardin secret des mots


 

Bienvenue dans le jardin secret des mots

On croit bien la connaître, on la pratique tous les jours, et pourtant... la langue française cache bien son jeu. Sous ses airs de vieille dame rigoureuse et parfois un peu stricte, elle se révèle être une véritable acrobate, pleine de malice et de mystères.

Saviez-vous qu'un mot peut être son propre miroir ? Que certaines voyelles jouent à cache-cache avec leur prononciation ? Ou encore que les grammairiens ont parfois autant d'humour que les poètes ?

Grâce à une petite perle reçue d'une amie, j'ai eu envie de plonger dans les recoins insolites de notre dictionnaire. Entre records insolites, anagrammes paradoxales et apophtegmes savoureux, je vous invite aujourd'hui à redécouvrir la magie du français.

Préparez-vous à voir les mots sous un autre jour !

Quelques trésors de la langue française

Curiosités et Records

  • Le champion du miroir : « Ressasser » est le plus long palindrome de notre langue (9 lettres). Il se lit de gauche à droite comme de droite à gauche.

  • L'exploit sans "E" : « Institutionnalisation » est l'un des plus longs lipogrammes en « e » : il réussit l'exploit de n'utiliser aucune fois la lettre la plus fréquente du français.

  • Le miracle des voyelles : Le mot « Oiseau » est fascinant à double titre :

    • C'est le plus petit mot contenant les 5 voyelles (a, e, i, o, u).

    • Il illustre la magie phonétique : aucune des lettres qui le composent n'est prononcée individuellement comme elle s'écrit. On écrit « oiseau », on dit [wazo].

  • L'accent unique : Le mot « Où » est le seul et l'unique à posséder un « u » avec un accent grave. C'est pour cette raison qu'il possède sa propre touche sur nos claviers !

  • L'anagramme paradoxale : Le mot « Endolori » est l'anagramme parfaite de son antonyme « Indolore ». C'est un pur hasard alphabétique, mais c'est superbe.

 Subtilités Grammaticales

  • Le club des indécis : Les mots « Amour », « Délice » et « Orgue » ont la particularité d'être masculins au singulier, mais deviennent féminins au pluriel (de belles amours, de délicieuses délices, de grandes orgues).

  • Le genre rebelle : Si beaucoup pensent que « squelette » est le seul mot masculin en « -ette », il est en fait le chef d'un petit groupe rare incluant un quartette, un trompette (le musicien) ou un casse-noisette.

[!TIP] Le saviez-vous ? (Mes ajouts pour vous)

  • « État d'âme » : C'est le seul mot de la langue française qui contient trois accents différents (aigu, grave, circonflexe).

  • « Anagramme » : Le mot « anagramme » est lui-même féminin, mais son anagramme est... « Gare maman » !

  • Le mot le plus long : Tout le monde cite « Anticonstitutionnellement », mais le record appartient désormais à une protéine, la « Titine », dont le nom complet fait 189 819 lettres. (On va s'en tenir au premier, c'est plus prudent pour la dictée).

Apophtegmes et mots d'esprit

Un apophtegme est une parole mémorable ayant valeur de maxime. En voici quelques-uns, pour le plaisir du sourire et de la réflexion :

  • « Passer pour un idiot aux yeux d’un imbécile est une volupté de fin gourmet. » — G. Courteline

  • « La tolérance, c'est quand on connaît des cons et qu'on ne dit pas les noms. » — Michel Audiard

  • « "Parlement"… un mot que Pierre Desproges aimait définir comme l'union de "parler" et "mentir". » (Une étymologie humoristique, bien sûr !)

  • « L’expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs. » — Oscar Wilde

  • « Le jour où Microsoft vendra quelque chose qui ne se plante pas, je parie que ce sera un clou. » — Anonyme

  • « C’est mathématique : Un cocu est un entier qui perd sa moitié pour un tiers. » — Jean Carmet

  • « Mieux vaut être une vraie croyante qu’une fausse sceptique. » — Jeu de mots populaire

  • « On peut donner le bonheur sans l’avoir... c’est d’ailleurs comme cela qu’on l’acquiert. » — Voltaire

  • « Mieux vaut être un papa au rhum qu’un gâteux sec. » — Pierre Dac


"Et vous, quel est votre mot préféré ou la bizarrerie du français qui vous a toujours fait sourire ?" Dites-le moi en commentaire.

mardi 14 novembre 2017

L'Académie française fait le ménage


Dans sa 9ème édition du dictionnaire, l'Académie française a supprimé des dizaines de mots. Si un grand nombre de ces derniers me sont inconnus, il en est qui ont une place dans mon vocabulaire et j'ai bien de la peine à comprendre pourquoi ils sont écartés.

A

abuseur. n. m. Celui qui abuse. Un grand abuseur. Il est familier et peu usité. (XIVe s. ; Acad. 4e)
académiste. n. m. Anciennement, Membre de l’Académie française. (XVIIe s., d’abord au sens de « membre de l’Académie française » (correspondance de Chapelain, 1634) ; Les Académistes, comédie de Saint-Evremond ; supplanté dès 1635 par académicien ; puis au sens de « élève d’une académie », enregistré par Acad. 1ère : « Qui apprend à monter à cheval et autres exercices dans une académie ».)
accortise. n. f. Humeur accorte. Il a vieilli. (XVIe s. ; Acad. 1ère)
acenser. v. tr. Donner à ferme. Il est vieux. (XIIIe s. ; Acad. 1ère)
acerbité. n. f. Qualité de ce qui est acerbe. Ce fruit est d’une acerbité insupportable. Il est peu usité. (XIVe s. ; Acad. 5e)
acidule. adj. des deux genres. Qui est légèrement acide. Eaux minérales acidules. Liqueur acidule. (XVIIIe s. ; Acad. 4e)
affinerie. n. f. Lieu où l’on affine. Porter l’or ou l’argent à l’affinerie. (XVIe s. ; Acad. 4e)
aliénisme. n. m. Science qui étudie l’aliénation mentale. (XIXe s. ; seulement dans Acad. 8e)
amatelotage. n. m. T. de Marine. Action d’amateloter. Il a vieilli. (XIXe s. ; Acad. 6e)
amusoire. . f. Moyen d’amuser, de distraire. Cela n’est pas sérieux, ce n’est qu’une amusoire. Il est familier et très peu usité. (XVIe s. ; Acad. 2 e)
anastatique. adj. des deux genres. Qui reproduit les textes et les dessins imprimés, en parlant d’un procédé chimique. (XIXe s. ; Acad. 8e)
anguillade (XVIe s. ; Acad. 1ère)
antanaclase. n. f. T. de Rhétorique. Répétition d’un même mot pris dans un sens différent. (XVIIIe s. ; Acad. 4e)
apercevance. n. f. Faculté d’apercevoir. Apercevance fine, prompte. Il est peu usité. (XIIe s. ; encore bien attesté XVIe s. ; repris Acad. 5e --> peu usité dès 6e.)
archidiaconat. n. m. Dignité d’archidiacre. (XVIe s. ; Acad. 1ère)
architriclin. n. m. T. d’Antiquité romaine. Celui qui était chargé de l’ordonnance du festin. (XIIe s., puis XVe s. ; Acad. 4e)
arrêtiste. n. m. Compilateur ou commentateur d’arrêts des Cours souveraines, etc. (XVIIIe s. ; Acad. 4e ; attesté dans la plupart des dictionnaires généraux du XIXe et du XXe s.)
assoter. v. tr. Rendre sot. Vos discours finiront par m’assoter. Il se dit parfois pour Rendre sottement amoureux. Il s’est assoté d’une femme qui le ruinera. Dans les deux acceptions il est familier et vieux.(XIIIe s. ; déjà vieilli au XVIIe s. : au participe passé dans Acad. 1ère, le verbe étant réputé sorti de l’usage.)
atonique. adj. des deux genres. T. de Médecine. Qui a rapport à l’atonie. (XVIe s. ; Acad. 6e)
attiseur. n. m. Celui qui attise, qui aime à attiser. Il est peu usité. (XIIIe s. ; Acad. 5e ; attesté dans la plupart des dictionnaires généraux du XIXe s.)
avénage. n. m. Redevance en avoine. L’avénage de cette terre rendait plus de six cents livres. Il a vieilli. (XIIIe s. ; Acad. 5e)
avertin. . m. T. d’ancienne Médecine. Maladie d’esprit qui rend opiniâtre, emporté, furieux. Il se disait, par extension, de Ceux qui étaient tourmentés de cette maladie. Le peuple appelait saint Mathurin le patron des avertins.Il se dit aujourd’hui de la Maladie des moutons que l’on nomme ordinairement TOURNIS. (XIIIe s. ; Acad. 5e + principaux dictionnaires généraux xixe et xxe s.)


B

babillement. n. m. Action de babiller. (XVIe s. ; Acad. 6e ; surtout utilisé en médecine, selon la plupart des dictionnaires généraux du xixe s.)
bagues. n. f. pl. Bagages. Il ne s’emploie que dans cette phrase : Sortir vie et bagues sauves, Sortir d’une place de guerre avec permission d’emporter sur soi tout ce qu’on peut. Il a vieilli. Fig. et fam., Sortir, revenir bagues sauves, Sortir heureusement d’un danger. (XVe s. ; Acad. 6e)
baladinage. n. m. Plaisanterie bouffonne et de mauvais goût. (XVIIIe s. ; Acad. 5e)
baliverner. v. intr. S’occuper de balivernes. Ne faire que baliverner. Il est familier. (XVIe s. ; Acad. 4e)
bergerette. n. f. Jeune bergère. (XIIIe s., au sens donné par Acad. 8e, enregistré dès 6e ; XVIe s., au sens de « liqueur composé de vin et de miel », enregistré par Acad. 5e.)
besaigre. adj. des deux genres. Qui devient aigre, en parlant du vin. On l’emploie comme nom masculin. Ce vin tourne au besaigre. (XVIIe s. ; Acad. 4e)
biaiseur, -euse. n. Celui, celle qui a tendance à biaiser, qui use volontiers de faux-fuyants. (XIXe s. ; peu usité selon Larousse XIXe s., mais enregistré par Acad. 8e.)
boquillon. n. m. Bûcheron. Il est vieux. (XIIIe s. ; Acad. 4e ; supplanté par bûcheron au XVIIIe s., mais encore attesté en Picardie et en Flandre ; se rencontre chez La Fontaine.)
brandiller. v. tr. Mouvoir deçà et delà. Brandiller les jambes. Brandiller les bras. (XIIIe s., intransitivement ; XVIIe s., transitivement ; Acad. 1ère)
brétailler/brétailleur. v. intr. Tirer l’épée pour la moindre bagatelle. Il est familier. / n. m. Celui qui brétaille.(XVIIIe s. ; Acad. 4e)
brocardeur, -euse. n. Celui, celle qui dit des brocards. Il est peu usité. (XVIe s. ; Acad. 4e)


C

cacade. n. f. Décharge de ventre. Il est bas et ne se dit guère qu’au figuré. Faire une cacade, Manquer par lâcheté une entreprise où l’on s’était flatté de réussir. (fin XVIe s. ; Acad. 1ère, « plus ordinairement au figuré ».)
carrelure. n. f. Semelles neuves qu’on met à de vieux souliers, à de vieilles bottes. (XVe s. ; au sens de « bon repas », chez Rabelais, La Fontaine, enregistré par Acad. 1ère : « On dit figurément d’un homme affamé qui a fait un bon repas qu’Il s’est fait une quarreleure, une bonne quarreleure de ventre. »)
chancissure. n. f. Moisissure. Ôter la chancissure d’un pâté. (XVIe s. ; Acad. 1ère)
chapechute. n. f. Bonne aubaine due à une négligence d’autrui ou à un accident. (XIIe s. ; se rencontre chez La Fontaine ; Acad. 8e seulement)
chapeler. (Je chapelle; nous chapelons.) v. tr. Tailler en enlevant le dessus. Il se dit spécialement du pain qu’on taille en rognant la croûte. (XIIe s., au sens de « frapper rudement, tailler en pièces » ; XIVe s., au sens donné dans Acad. 8e, enregistré dès 1ère; XIXe s., au sens de « taillader ».)
charmoie. n. f. Lieu planté de charmes. Il a vieilli. (XIIIe s., comme toponyme ; puis XVIIe s. ; Acad. 4e)
charnure. n. f. La chair, les parties charnues, considérées selon les différentes qualités qu’elles peuvent avoir. Il ne se dit qu’en parlant des Personnes. Charnure ferme. Charnure molle. (XIIe s. ; Acad. 1ère ; emplois littéraires au XIXe et au XXe s. ex. : Georges Duhamel.)
chipotier, -ière. n. Celui, celle qui chipote. C’est un franc chipotier. (XVIIe s., chez Furetière ; Acad. 4e)
chômable. adj. des deux genres. Qu’on doit chômer, en parlant des jours de fêtes. (XVIe s., puis Acad. 1ère.)
chouanner. v. intr. Faire la guerre à la façon des chouans. (fin XVIIIe s., sous la Révolution ; se rencontre évidemment chez Balzac, Barbey d’Aurevilly, etc. ; chouan, chouannerie dans Acad. 7e, chouanner seulement dans 8e.)
clochement. n. m. Action de boiter. (XIVe s. ; Acad. 5e)
clubiste. n. m. Celui qui fréquentait les clubs politiques. (fin XVIIIe s. ; club et clubiste seulement dans Acad. 6e.)
colluder. v. intr. T. de Procédure. S’entendre dans un procès avec sa partie adverse au préjudice d’un tiers. Il a vieilli. (XVIe s. ; Acad. 1ère ; attesté dans la plupart des dictionnaires généraux du XIXe et du XXe s.)
collusoire. adj. des deux genres. Qui se fait par collusion. (XIVe s. ; idem.)
conjouir (se) (Xe s., transitivement, au sens de « recevoir avec courtoisie », puis, fin XIIe s., intransitivement ; XVe s., emploi pronominal --> déjà vieilli au XVIIe s., mais enregistré par Acad. 1ère.)
conspirant, -ante. adj. Qui concourt à produire un même effet. Des mouvements alternativement conspirants et contraires. En termes de Mécanique, Puissances conspirantes, celles qui, agissant suivant la même direction, concourent à produire le même effet. (XVIIIe s. ; Acad. 5e)
contre-police. n. f. Police qui surveille ou déjoue une autre police. Des contre-polices. ( fin XVIIIe s., sous la Révolution ; se rencontre chez Balzac ; Acad. 8e seulement)
convertissement (XIIIe s., au sens de « action de transformer une substance en une autre » ; XVIIe s., comme terme de finance, enregistré par Acad. 1ère.)
convoiteux, -euse. adj. Qui convoite. Être convoiteux de richesses, du bien d’autrui. (XIIe s. ; Acad. 1ère ; attesté dans les dictionnaires du XIXe s., mais réputé vieilli par Richelet ; se trouve chez La Fontaine.)
couchée. n. f. Lieu où on loge la nuit en faisant voyage. Il y a tant de lieues jusqu’à la couchée. Nous nous rencontrâmes à la couchée. Il se dit aussi du Souper et du logement des voyageurs dans l’hôtellerie. Il nous en coûta tant pour notre couchée. Il a vieilli dans ces deux acceptions. (XIIIe s., au sens de « action de se coucher (en parlant du soleil) » ; XVIIe s., au sens donné par Acad. 8e, enregistré dès 1ère.)
courte-botte. n. m. Petit homme. Il est populaire. Des courtes-bottes. (XVIIIe s., dans Acad. 4e )
crapoussin, -ine. n. Celui, celle qui est de taille petite et contrefaite. Ce n’est qu’un crapoussin, une crapoussine. Il est populaire. (XVIIIe s. ; Acad. 5e)
crosseur. n. m. Celui qui crosse, qui s’amuse à crosser. (XVIIe s., au sens de « personne qui joue à la crosse, qui chasse la balle avec une crosse » , enregistré par Acad. 1ère ; XIXe s., au sens de « querelleur ».)
curation. n. f. T. de Médecine. Traitement d’une maladie, d’une plaie. (XIIIe s.; dans la langue médicale du XVIIe s. --> repris par Molière ; Acad. 4e ; peu usité selon Larousse XIXe s. ; exclu des dictionnaires généraux du milieu du XXe s.)


D

délogement. n. m. Action de déloger. Il a vieilli. (fin XIVe s., en parlant d’une troupe qui lève le camp, quitte son casernement ou son cantonnement d’étape, puis XVIe s., au sens général donné par Acad. 8e et enregistré dès Acad. 1ère, avec la mention : « Il se dit plus ordinairement à l’égard des gens de guerre. »)
démeublement. n. m. Action de démeubler ou état de ce qui est démeublé. (XVIIe s. ; Acad. 4e)
dépopulariser. v. tr. Priver de la popularité. Ils cherchaient à le dépopulariser. Il se dépopularisait de jour en jour. (XVIIIe s. ; Acad. 6e)
dramatiste. n. m. Auteur dramatique. (fin XVIIIe s., comme dramaturge ; Acad. 5e)
duriuscule (XVIIe s., dans Le Malade imaginaire de Molière : « pouls duriuscule », par opposition à capricant ; Acad. 4e)


E

ébaudissement. n. m. Action de s’ébaudir, ou État de celui qui est ébaudi. Il est vieux. (XIIIe s. ; Acad. 4e)
écraseur, -euse. n. Celui, celle qui écrase. (XVIe s., comme adjectif, en parlant du tonnerre ; début XVIIe s., comme substantif, en parlant d’un mauvais cocher ; seulement dans Acad. 8e, au sens général de « celui qui écrase ».)
éraillement. n. m. Action d’érailler ou État de ce qui est éraillé. L’éraillement des étoffes. L’éraillement de la voix, des yeux. (XVIe s., en parlant des paupières (cf. ectropion) ; XIXe s., en parlant d’une étoffe et de la voix ; l’Acad. ne connaît que le premier sens, de la 4e à la 8e, qui mentionne le second.)
ergoterie. n. f. Argument reposant sur des vétilles ou Habitude de chicaner. (XVIe s., première attestation, puis XVIIIe s., dans Trévoux --> remplacé par ergotage ; Acad. 7e : renvoi à ergotage)
escroqueur, -euse. n. Celui, celle qui escroque. (XVIe s. ; Acad. 1ère)
ésopique. adj. des deux genres. Qui se rapporte à Ésope ou aux fables qui lui sont attribuées.(XVIe s. ; Acad. 8e)
euphuisme. n. m. Affectation de beau langage, du temps de la reine Élisabeth d’Angleterre. On l’emploie encore en parlant d’un Style affecté. (XIVe s. ; Acad. 8e ; cf. marinisme, gongorisme, etc.)
exacteur. n. m. Celui qui commet une exaction, des exactions. Il est vieux. (XIVe s. ; Acad. 1ère)


F

fanfan. n. m. Terme familier dont les mères et les nourrices se servent quelquefois en parlant aux enfants. Il est vieux. (début XVIe s. ; Acad. 4e)
finet, -ette. adj. Qui a une certaine finesse d’esprit. Il est familier et peu usité. (XVe s. ; Acad. 1ère ; peu usité selon Acad. 6e.)
friponneau. n. m. Jeune fripon malicieux. (XVIIe s., dans les Contes de La Fontaine ; Acad. 4e)
futurition. n. f. T. didactique. Caractère d’une chose future, en tant que future. (début XVIIIe s., chez Fénelon, au sens donné par Acad. 8e, enregistré dès 5e ; Acad. 4e : « Ce qui doit arriver. »)


G

gaminer. v. intr. Faire le gamin. (XIXe s. ; Acad. 8e)
gasconisme. n. m. Façon de parler et d’écrire empruntée du dialecte gascon et qui constitue une incorrection en français. Il y a de nombreux gasconismes dans les « Essai » de Montaigne. (XVIe s. ; Acad. 2e)
guenuche. n. f. Petite guenou. Une jolie, une gentille guenuche. Fig. et fam., C’est une guenuche coiffée, se dit d’un Femme laide et parée de façon ridicule. (XVIIe s. ; Acad. 2e)


H

havir. (H est aspirée.) v. tr. Il se dit en parlant de la Viande, lorsqu’on la fait rôtir à un grand feu, qui la dessèche et la brûle par-dessus, sans qu’elle soit cuite en dedans. Le trop grand feu havit la viande. La viande havit à un trop grand feu, ne fait que se havir. Il est peu usité.(début XIVe s., au sens figuré de « désirer ardemment, brûler de » ; XVIe s., au sens de « brûler, dessécher, hâler » ; XVIIe s., au sens donné par Acad. 8e, et seul enregistré par 1ère.)
hebdomadier, -ière. n. Celui, celle qui est de semaine, dans une maison religieuse. (XIIIe s. ; Acad. 2e)
hommagé, -ée/ hommager. adj. T. de Jurisprudence féodale. Qui est tenu en hommage. Terre hommagée. (XVIe s. ; Acad. 4e)


I

ichor. n. m. T. de Médecine. Sanie, sang aqueux mêlé de pus âcre, qui est le produit d’une inflammation de mauvaise nature.
ichoreux, -euse. adj. T. de Médecine. Qui tient de la nature de l’ichor. Plus ichoreux.(XVIe s. ; ichoreux, -euse, Acad. 4e, et ichor, 7e )
imbrisable. adj. des deux genres. Qui ne peut pas être brisé. Fig., La résistance de cette armée était imbrisable. (XIXe s. ; Acad. 8e)
immortification/immortifié, -ée. n. f. T. d’Ascétisme. État d’une personne qui n’est pas mortifiée. (début XVIIe s., chez saint François de Sales ; Acad. 2e)
impatroniser (s’) (XVIe s., au sens de « s’emparer, se rendre maître d’une ville, d’un pays » ; XVIIIe s., au sens donné dans Acad. 8e ; les deux sens figurent dans Acad. 1ère.)
imployable. adj. des deux genres. Qui ne peut pas être ployé (XVIe s., au propre et au figuré ; seulement Acad. 8e)
incorrigibilité. n. f. Défaut de celui qui est incorrigible. Son incorrigibilité, l’incorrigibilité de son caractère ne se conçoit pas. (début XVIe s. ; au XVIIe s., chez le cardinal de Retz ; Acad. 2e)
indévot , -ote. adj. Qui n’a point de dévotion, qui ne respecte pas les pratiques religieuses. Cet homme est indévot. Femme indévote.Il se dit, par extension, du ton, des manières, etc. Parler d’un ton indévot. Discours indévot. Il est vieux.
indévotion. n. f. Manque de dévotion, manque de respect pour les pratiques religieuses. Son indévotion scandalise tout le monde. Il se pique d’indévotion. (XVe s. ; indévot, substantif, XVIIe s. ; Acad. 1ère)
indulgencier. v. tr. Attacher une indulgence et une prière à un objet de piété. Indulgencier un chapelet. (XIXe s. ; Acad. 8e)

L

larmoyeur, -euse. n. Celui, celle qui larmoie. Cet enfant est un larmoyeur. (fin XVIIe s. ; Acad. 7e)
larroneau (XVe s. ; Acad. 1ère) n. m. Petit larron, qui ne dérobe que des choses de peu de valeur. Il est familier.


M

masticatoire. n. m. T. de Médecine. Sorte de médicament simple ou composé que l’on mâche pour exciter l’excrétion de la salive. Le pyrèthre, le bétel, le tabac sont des masticatoires. User de masticatoires. Adjectivement, Substance masticatoire.
mâtineau. n. m. Petit mâtin.
mensurer. v. tr. Soumettre à la mensuration. L’individu arrêté a été mensuré à son arrivée au Dépôt.
mésoffrir. v. intr. Offrir d’une marchandise moins qu’elle ne vaut. Il est vieux.
minon. m. Nom d’amitié que les enfants donnent aux chats. Viens, minon, mon petit minon. On dit aussi Minou. Ces deux mots sont familiers.
mireur, mireuse. n. Celui ou celle qui mire. Un mireur d’œufs.
mohatra. adj. m. Il ne s’emploie que dans cette locution, Contrat mohatra, Contrat ou marché usuraire, par lequel un marchand vend très cher, à crédit, ce qu’il rachète à très vil prix, mais argent comptant. Il est vieux.
monophylle. adj. m. T. de Botanique. Il se dit d'un Calice formé d'une seule pièce. Calice monophylle, à cinq divisions.
monseigneuriser. v. tr. Honorer quelqu’un du titre de monseigneur. Je l’ai monseigneurisé. Il ne s’emploie qu’ironiquement.
morfondure. n. f. T. d’Art vétérinaire. Sorte de catarrhe nasal qui vient aux chevaux lorsqu'ils ont été saisis du froid après avoir eu chaud. Ce cheval jette des naseaux, mais ce n’est qu’une morfondure.
Morphée. n. m. T. de Mythologie. Le dieu du sommeil. Ce nom s’emploie dans quelques locutions figurées et en manière de plaisanterie : Être dans les bras de Morphée, Être endormi ; Les pavots de Morphée, Le sommeil, etc.
mouille-bouche. n. f. Espèce de poire fondante qui mûrit dans les mois de juillet et d’août.
musico. n. m. Il s’est dit, dans les Pays-Bas, d'un Lieu où le bas peuple et les matelots allaient boire, fumer, entendre de la musique, etc.
musiquette. n. f. Petite musique. Il est familier.
myria. Préfixe emprunté du grec. Dix mille. Il sert à composer un certain nombre de termes scientifiques ou techniques dont nous ne citons ci-après que les principaux.
myriagramme. n. m. Mesure de poids qui vaut dix mille grammes.
myrtiforme. adj. des deux genres. T. d’Anatomie. Qui a la forme d’une feuille de myrte. Les caroncules myrtiformes.



N

narcotine. n. f. T. de Chimie. Alcaloïde que l’on tire de l’opium.
névroptère. n. m. T. d’Histoire naturelle. Nom générique des insectes dont les ailes sont transparentes et sont traversées de veines croisées en réseau. Les mouches d’or, les demoiselles, les termites sont des névroptères. Adjectivement, Les insectes névroptères.
némésis. n. f. T. d’Antiquité. Déesse de la vengeance. Il ne figure ici qu’en raison de son emploi comme nom commun dans le sens de Colère, vengeance divine. La Némésis antique est une personnification de la loi d’équilibre dans le monde.
Neptune. n. m. Dans la Mythologie, Dieu de la mer. Il s’emploie poétiquement pour désigner la Mer. Ce vaisseau brave les fureurs de Neptune.
neptunien, ienne. adj. T. de Géologie. Il se dit de Terrains formés par dépôt au fond de l’eau.
Théorie neptunienne, Théorie d’après laquelle la terre a été primitivement couverte par les eaux.
Nestor. n. m. Il se dit, par allusion à un personnage d’Homère, d’un Vieillard respectable par son âge et par la sagesse de ses conseils. On respecte en lui le Nestor de l’assemblée.)
neutralement. adv. T. de Grammaire. Comme neutre, en manière de neutre.
neutralisant, ante. adj. T. de Chimie. Qui est propre à neutraliser. Une substance neutralisante. Substantivement, Un neutralisant.
Nicodème. n. m. Homme simple et borné. C’est un grand nicodème. Il est très familier.
nigauder. v. intr. Faire des actions de nigaud, s’amuser à des choses de rien. Il est familier.
niguedouille. n. f. Voyez nique-douille.
non avenu, ue. adj. Qui n’est pas arrivé. Cet incident fut considéré comme nul et tenu pour non avenu. Nul et non avenu. Voyez avenu.


O

octo. Mot grec et mot latin qui signifient Huit et qui, en français, employés comme préfixes, servent à former un certain nombre de mots dont nous citons les principaux.
Œdipe. n. m. Homme qui trouve facilement le mot des énigmes ou la solution de questions obscures, par allusion au personnage de l’antiquité qui résolut les énigmes posées par le sphinx. Il faudrait être un Œdipe pour deviner ce que cela veut dire. Je ne suis pas un Œdipe. On dit par dérision L’Œdipe du Café du Commerce. Il est familier.
œillère. adj. f. Qui avoisine l’œil. Il n’est guère usité que dans cette expression, Dents œillères, Dents de la mâchoire supérieure, qui sont entre les incisives et les molaires : on les nomme plus exactement Dents canines. Substantivement, On lui a arraché une œillère.
oignonière. n. f. Terre semée d’oignons.
olinde. n. f. Sorte de lame d’épée, fabriquée autrefois au Brésil dans la ville d’Olinda.
onéraire. adj. des deux genres. T. de Jurisprudence. Qui exerce réellement une charge dont un autre a le titre. Il est opposé à Honoraire et ne s’emploie guère que dans ces qualifications, Tuteur onéraire, Syndic onéraire. Il vieillit.
ophite. n. m. Sorte de porphyre ainsi nommé parce qu’il rappelle, par son fond vert tacheté de blanc, la peau bigarrée des serpents. Par apposition, Marbre ophite.
opulemment. adv. Avec opulence. Vivre opulemment. Il est un peu usité.
Orion. n. m. T. d’Astronomie. Nom d’une constellation de l’hémisphère méridional. Le lever d’Orion.
ormin. n. m. T. de Botanique. Plante du genre des Sauges.
orphéoniste. n. des deux genres. Membre d’une société de chant choral.
ostéo. Particule formée du grec, qui signifie Os et qui entre comme préfixe dans la composition de nombreux mots médicaux, dont nous ne donnons ci-dessous que les plus usités.
ostéocope. adj. des deux genres. T. de Médecine. Il se dit de Douleurs osseuses profondes, aiguës.
ostéogénie. n. f. T. didactique. Science de la formation et du développement des os. L’ostéogénie est une branche de la physiologie et de l’anatomie comparée.
ostéographie. n. f. T. didactique. Étude, description des os.
ostéolithe. n. m. T. d’Histoire naturelle. Os pétrifié.
oxygone. adj. des deux genres. T. de Géométrie. Il n’est guère usité que dans cette expression, Triangle oxygone, Triangle dont tous les angles sont aigus. On dit aussi et plus souvent dans le même sens Triangle acutangle.


P

pairement. adv. T. d’Arithmétique. Il n’est guère usité que dans cette locution : Nombre pairement pair, Nombre pair, dont la moitié est aussi un nombre pair, ou, ce qui revient au même, Nombre divisible par quatre. Huit, douze sont des nombres pairement pairs.
palmite. n. m. Nom donné à la moelle des palmiers, qui est une substance blanche comme du lait caillé, fort tendre et d’une saveur douce et agréable.
papalin, ine. adj. Qui se rapporte au pape. Troupes papalines. Substantivement, Les papalins, Les partisans du pape. Il se dit généralement en mauvaise part.
paraboliquement. adv. En décrivant une parabole. Un corps qui se meut paraboliquement.
paraphraste. n. m. Auteur de paraphrases. Les paraphrastes chaldaïques.
patelineur, euse. n. Celui, celle qui tâche de faire venir les autres à ses fins par des manières patelines.
patentable. adj. des deux genres. Qui est sujet à patente.
patronnet. n. m. Garçon pâtissier.
pantière. n. f. T. de Chasse. Sorte de filet qu’on tend verticalement pour prendre certains oiseaux. Les braconniers se servent de la pantière pour prendre les compagnies de perdrix pendant la nuit.
perchlorure. n. m. T. de Chimie. Composé qui contient la plus grande quantité de chlore qu’il peut renfermer à l’état de combinaison. Le perchlorure de fer.
péricrâne. n. m. T. d’Anatomie. Périoste externe du crâne.
péripatétisme. n. m. Philosophie péripatéticienne.
péristole. n. f. T. de Physiologie. Le mouvement péristaltique.
péristystole. n. f. T. de Physiologie. Intervalle de temps qui est entre la systole et la diastole, entre la contraction et la dilatation du cœur et des artères. La périsystole est insensible dans l’état naturel et ne s’aperçoit que chez les moribonds. Il est peu usité.
persévéramment. adv. Avec persévérance. S’occuper persévéramment de son salut, de la recherche de la vérité.
pétrosilex. (L’S se prononce comme un C.) n. m. T. de Minéralogie. Pierre siliceuse de la nature du feldspath.
phalangite. n. m. T. d’Antiquité. Soldat de la phalange. Il est peu usité.
phéniqué, ée. adj. T. de Chimie. Qui contient du phénol. Eau phéniquée. Gaze phéniquée.
philatélisme. n. m. Goût de collectionner les timbres-poste.
philotechnique. adj. des deux genres. Qui a pour objet l’amour, la culture des lettres et des arts. Société philotechnique.
phlegmoneux, euse. adj. T. de Médecine. Qui est de la nature du phlegmon. Inflammation phlegmoneuse. Érésipèle phlegmoneux.
phrénologique. adj. des deux genres. Qui appartient à la phrénologie. Le système phrénologique.
picoreur. n. m. Celui qui picore.
pigne. n. f. T. de Métallurgie. La masse d’or ou d’argent qui reste après l’évaporation du mercure qu’on avait amalgamé avec le minerai, pour en dégager le métal qu’il contenait.
pignochage. n. m. Manière de peindre de celui qui pignoche.
pinchina. n. m. Étoffe de laine, sorte de gros drap. Un habit de pinchina.
pionner. v. intr. T. des Échecs et du jeu de Dames. Il se dit d’un Joueur qui s’attache à prendre beaucoup de pions, qui se trouve obligé de prendre trop souvent des pions.
pissement. n. m. Il n’est guère usité qu’en Médecine et dans les expressions suivantes : Pissement involontaire, Écoulement d’urine qui n’est sollicité par aucune sensation irritante; Pissement de sang, de pus, Évacuation de sang, de pus par le canal de l’urètre.
pleige. n. m. T. d’ancienne Jurisprudence. Celui qui sert de caution. Il s’est offert pour pleige et caution dans cette affaire.
pleuropneumonie. n. f. T. de Médecine. Maladie dans laquelle la plèvre et les poumons sont simultanément enflammés.
plicatile. adj. des deux genres. T. de Botanique. Qui se plisse. La corolle du liseron est plicatile.
pneumonique. adj. des deux genres. T. de Médecine. Qui est relatif aux maladies du poumon, à la pneumonie. Des remèdes pneumoniques.
pnyx. n. m. T. d’Antiquité. Place publique d’Athènes, où se tenait ordinairement l’assemblée générale du peuple. La colline du pnyx d’Athènes. La tribune du pnyx.
poché. n. m. Sorte d’encre de Chine. Poché pur. Poché clair.
poétereau. n. m. Poète médiocre, mauvais poète. Ce n’est qu’un poétereau. Il est familier.
polymathie. n. f. Instruction multiple, variée, étendue.
polymathique. adj. des deux genres. Qui a rapport à la polymathie. École polymathique, École où l’on enseigne beaucoup de sciences.
polypeux, euse. adj. T. de Médecine. Qui a rapport au polype, qui est de la nature lu polype. Tumeur polypeuse.
populéum. (UM se prononce OME) n. m. T. de Pharmacie. Pommade calmante, dans la composition de laquelle entrent des germes de peuplier noir et d’autres substances. Par apposition, Onguent populéum.
porte-hache. n. m. Étui d’une hache de sapeur. Des porte-hache.
porte-vis. n. m. T. d’Arquebusier. Pièce de métal sur laquelle porte la tête des vis qui servent à fixer la platine d’un fusil, d’un pistolet, etc. On dit aussi Contre-platine.
prétermission. n. f. Synonyme, moins usité, de prétérition.
processionnellement. adv. En procession. Toutes les paroisses allèrent processionnellement à Notre-Dame
protocarbure. n. m. T. de Chimie. Premier degré de combinaison d’un corps simple avec le carbone.
protochlorure. n. m. T. de Chimie. Premier degré de combinaison d’un corps simple avec le chlore.
psora ou psore. n. f. T. de Médecine emprunté du grec. Nom de différentes maladies de la peau, caractérisées par des vésicules et des pustules.
Il se dit aussi quelquefois de la Gale.
psorique. adj. des deux genres. T. de Médecine. Qui est de la nature des maladies pustuleuses et particulièrement de la gale. Virus psorique.
Il se dit aussi des Remèdes qu’on emploie contre la gale. Remèdes psoriques.
ptomaine. n. f. T. de Chimie organique. Alcaloïde provenant de la décomposition des matières animales.
pucelle. n. f. Poisson qui ressemble à l’alose, mais qui est moins estimé.
puine. n. m. T. d’Eaux et Forêts. Il se dit des Arbrisseaux qui sont censés mort-bois. Voyez mort-bois.


Q

quadratrice. n. f. T. de Géométrie. Courbe inventée chez les anciens Grecs pour parvenir à la quadrature approchée du cercle. La quadratrice de Dinostrate.
quadrinôme. n. m. T. d’Algèbre. Expression algébrique composée de quatre termes.

mardi 6 septembre 2016

Merveilleuse langue française


Un peu de culture...

Pour les férus de la langue française, un petit bijou que vous ne connaissiez peut-être pas.

Le plus long mot palindrome de la langue française est « ressasser ». C'est-à-dire qu’il se lit dans les deux sens.
« Institutionnalisation » est le plus long lipogramme en « e ». C'est-à-dire qu'il ne comporte aucun « e ».
L'anagramme de « guérison » est « soigneur » C'est-à-dire que le mot comprend les mêmes lettres tout comme celui de « chien » est « niche ».
« Endolori » est l'anagramme de son antonyme « indolore », ce qui est paradoxal.
« Squelette » est le seul mot masculin qui se finit en « ette ».
« Où » est le seul mot contenant un « u » avec un accent grave. Il a aussi une touche de clavier à lui tout seul !
Le mot « simple » ne rime avec aucun autre mot. Tout comme « triomphe », « quatorze », « quinze », « pauvre », « meurtre , « monstre », « belge », « goinfre » ou « larve ».
« Délice », « amour » et « orgue » ont la particularité d'être de genre masculin et deviennent féminin à la forme plurielle. Toutefois, peu sont ceux qui acceptent l'amour au pluriel.
C'est ainsi !
 « Oiseaux » est, avec 7 lettres, le plus long mot dont on ne prononce aucune des lettres : [o], [i], [s], [e], [a], [u], [x] .
« Oiseau » est aussi le plus petit mot de langue française contenant toutes les voyelles. Eh oui !
« Aujourd’hui » est un pléonasme puisqu’il contient deux fois le mot « jour ». L’adverbe « hui », issu du latin hodie signifiant « ce jour », accolé à « au jour ». Et que dire de l'expression « au jour d’aujourd’hui »...
Certains mots ont des sens contradictoires :
amateur qui peut signifier « connaisseur » tout comme « débutant »
apprendre qui peut signifier à la fois « acquérir des connaissances » ou « donner des connaissances à quelqu’un »
hôte qui désigne à la fois « celui qui invite » et « celui qui est invité »
louer qui peut signifier « donner à loyer » ou « prendre à loyer »
unisexe qui veut à la fois dire « où les sexes sont séparés » et « où les sexes ne sont pas séparés »
« anticonstitutionnellement » (25 lettres) est le mot le plus long du dictionnaire mais il existe des tas de mots du langage médical ou de la science bien plus longs : diisobutylphénoxyéthoxyéthyldiméthylbenzylammonium (50 lettres)

Vous avez d'autres merveilles ? un petit message en bas de la page :) MERCI


mercredi 29 avril 2009

Une histoire d'ognons



Apparemment, l'oignon a perdu son i dans la bataille orthographique. Comme je suis une vieille gâteuse qui ne peut évoluer avec mon époque, je le lui garderai tout comme je garderai le ph à nénuphar. Il y a presqu'un mois maintenant que l'orthographe modifiée est entrée en vigueur. Environ 2000 mots (bonhommie, charriot, combattif, exéma, imbécilité, nénufar,persiffleur, relai, joailler,...) et 10 règles pour faire le bonheur des cancres à qui on a décidé de ne pas demander trop d'efforts pour qu'ils puissent un jour arriver à quelque chose... Cela reste à voir...


1 - Les numéraux composés sont tous reliés par des traits d’union : vingt-et-un-mille-trois-cent-deux… Mais millier, million et milliard, qui sont des noms, ne sont ni précédés ni suivis d’un trait d’union : deux millions trois-cent-mille…
2 - Les noms composés d’un verbe ou d’une préposition suivis d’un nom, ce second élément prend la marque du pluriel seulement et toujours lorsque le mot est au pluriel : un compte-goutte et des compte-gouttes, un après-midi et des après-midis. Exception : quelques mots dont le second terme contient un article (des trompe-l’œil) ou commence par une majuscule (des prie-Dieu).
3 - L'accent grave remplace l’accent aigu pour régulariser un certain nombre de mots (évènement, règlementaire…), au futur et au conditionnel des verbes se conjuguant comme céder (je cèderai, il règlera) et dans les formes du type puissè-je.
4 - L'accent circonflexe disparaît sur le i et sur le u : traitre, bruler… sauf aux 1ère et 2e personnes du pluriel du passé simple (nous vîmes, nous lûmes…) et aussi dans les mots qui sans l’accent seraient homographes (le participe passé dû, les adjectifs mûr et sûr, le nom jeûne et les formes du verbe croitre)...
5 - Les verbes en -eler et -eter se conjuguent tous sur le modèle de peler ou de acheter : le e du radical se change en è quand la syllabe qui suit contient un e muet : il détèle, il époussète, il détèlera… SAUF appeler, jeter et leurs composés redoublent le l ou le t devant une syllabe contenant un e muet.
6 - Les mots étrangers que le français a empruntés à d’autres langues font leur pluriel comme les autres mots français : les matchs, les solos, les maximums. Ils s’accentuent aussi selon les règles appliquées aux mots français : un révolver.
7 - La soudure s’impose pour les mots composés de contr(e) –, entr(e) –, extra –, infra –, intra –, ultra –, pour ceux composés avec des éléments « savants » (hydro –, socio –, etc.), dans les onomatopées et les mots d’origine étrangère. Exemples : entretemps, extraterrestre, tictac, weekend et portemonnaie.
8 - Les mots en -olle, verbes en -otter ont leur finale qui s’écrit avec une consonne simple comme corole, frisoter. SAUF : colle, folle, molle, et verbes de la même famille qu’un nom en -otte (botter, de botte).
9 - Le tréma est déplacé sur la lettre u prononcée dans -güe- et -güi –, et ajouté dans quelques mots. Aigüe, ambigüité, argüer.
10 - Le participe passé "laissé" suivi d’un infinitif reste invariable : les enfants que tu as laissé partir.


Me voilà encore "poussée par le vent" des idées et des mots et ce qui précède n'avait pas été prémédité. Je voulais juste parler d'une simple et banale histoire d'amour entre deux oignons et je me suis laissée entrainée par l'unification de la graphie de certains mots, la suppression de certaines incohérences, la clarification de situations confuses et la contribution au renforcement, à l’illustration et au rayonnement de la langue française à travers le monde. Pardonnez les taches, mais ce sont des larmes dues aux molécules volatiles, très irritantes pour les yeux de la plante. Comme vous le savez, l'oignon contient un précurseur, le 1-propényl-L-cystéine-sulfoxyde, qui est stocké dans le cytoplasme de ses cellules. Le bulbe coupé, les parois cellulaires sont cassées et le précurseur rencontre l'alliinase, une enzyme : contenue dans la vacuole de la cellule. Cette enzyme va catalyser l'hydrolyse du précurseur et il se forme plusieurs produits, dont la molécule d'acide 1-propénylsulphénique qui se condense spontanément pour former du thiosulfinate, molécule responsable du goût et de l'odeur de l'oignon et une autre enzyme, Lacrymal Factor synthase, qui va transformer l'acide 1-propénylsulphénique en molécule de propanethial-S-oxyde, molécule volatile responsable de l'irritation de l'œil...


Allons, la vie n'est pas si triste ! Hier mes amies mormones sont venues m'apporter la bonne parole. Trois rayons de soleil pour une belle heure de goûter devant un gâteau aux noix de pécan et sirop d'érable venu tout droit du Québec. Prochaine leçon, prochain gâteau mardi prochain.


Pensée du jour


Dicton météorologique du jour
"Quand l'alouette chante de grand matin,
Le temps va tourner au vilain"

Proverbe du jour
"L'Allemagne est faite pour y voyager, l'Italie pour y séjouner, l'Angleterre pour y penser, la France pour y vivre" (proverbe francais)

Quote of the day


Prénom du jour
Catherine (de Sienne),Ketty, Karin, Kate, Kathia, Karen
Les Catherine sont pures mais violentes; tour à tour fortes et faibles, attendrissantes et cruelles, humbles et orgueilleuses. Ce sont des femmes de forte personnalité, qui, impétueuses, donnent tout à la vie. Sauvages, séduisantes, volontaires, elles se montrent pourtant souvent capricieuses et orgueilleuses.

Saints du jour
Sainte Catherine de Sienne : Vierge, dominicaine, Docteur de l'Église (1347-1380), patronne des infirmièrs, de l'Italie, des pompiers et de la ville de Sienne, en Italie. Elle est invoquée contre le feu, pour lutter contre la tentation et pour éviter les échecs.
Saint Hugues de Cluny : St-Hugues de Cluny est invoqué pour faire cesser la fièvre
Saint Cher : Évêque d'Atino, Martyr (mort en 249)
Saint Tychique : Disciple de Saint-Paul (Premier siècle)
Saint Wilfrid le Jeune : Évêque d'York (mort vers 744)

L'histoire consternante du jour
C'est une Tomate et une Patate qui vont déjeuner dans un restaurant tenu par M. Oignon. La Tomate demande des rôties alors que la Patate commande un oeuf et du bacon. L'Oignon revient quelques minutes plus tard, mais se mélange et sert les toasts à la Patate et l'oeuf à la Tomate.
La tomate: T'as mes toast ! (tomatoes)
La patate: Pas tes toast ! (potatoes)
l'Oignon: Oignon, j'me suis encore trompé !


Bon mercredi, bonne journée

samedi 25 avril 2009

Faire chou blanc



Faire chou blanc, c'est subir un échec, échouer, ne rien donner, ne pas réussir son coup, ne rien gagner, rentrer bredouille, ne rien trouver, ne pas trouver ce qu'on attendait...
Selon Littré, cette expression pourrait venir du Berry où un coup se prononçait "choup" en dialecte berrichon donc rien à voir avec le chou.
Au jeu de quilles, très en vogue au XVIe siècle, un c[h]oup blanc était un coup nul, sans résultat d’un joueur qui n’avait pas marqué un seul point.
Un autre 'coup blanc', pourrait venir de la fumée blanche produite autrefois par des coups de feu tirés, même sans aucun résultat.
L’expression est restée et est toujours employée de nos jours.
La même idée se retrouve ailleurs :
Faire une cagade à Toulouse ; Péter au trou, Passer dans le beurre, Faire patate au Québec ; Fare un buco nell'acqua, Essere bocciato, Fallìri en Italie ; To miss the mark aux USA et To draw a blank en Angleterre ; Errar el tiro en Castellano.


Mais je ne suis pas là pour parler de légumes. Hier après-midi a donc été une après-midi "pour rien" sauf que j'ai trouvé (je crois) où acheter des nouveaux couverts et (peut-être) un service de table. J'étais tout au bout de l'avenue Louise, près de la place Stéphanie à regarder passer les badauds et les autos. Une heure délicieuse où la réalité a dépassé l'imagination. Foule bariolée, bigarrée, noirs, jaunes, blancs, hommes, femmes, enfants, couples d'amoureux qui se tiennent par les yeux, couples plus âgés qui se tiennent par la main. Un groupe de laides vieilles Anglaises suivi par de belles Italiennes passe devant moi. Au même moment, une belle anglaise suit une italienne pourrie. Au rayon vêtements, il y a de tout. Une femme porte une casquette de laine blanche et un manteau d'hiver, une africaine arbore fièrement sa cellulite qui dépasse d'un mini short et d'un Marcel jaune canari. Des jupes longues servent de balais aux trottoirs et une jeune fille a visiblement oublié d'enfiler la sienne. Des hommes d'affaires cravatés l'oreille collée au téléphone portable dépassent des jeunes casquettes Ipod aux oreilles. Un homosexuel maniéré avance en se dandinant avec des gestes précieux, un gros videur black progresse à l'amble. Les trams vont et viennent dans la douceur de ce vendredi ensoleillé. Je regrette de n'avoir pas eu de caméra pour filmer. J'aurais pu faire un formidable documentaire.


Pensée du jour


Dicton météorologique du jour
"Quand Saint-Marc nous trempe,
Adieu les rentes"

Proverbe du jour
"Tout gredin rencontre un pire gredin" (proverbe grec)

Quote of the day


Prénom du jour
Marc
Les Marc sont souvent durs avec eux-mêmes mais n'aiment rien tant en fait qu'être entourés si ce n'est maternés -ils ne l'admettraient pour rien au monde. Ils sont brillants et possèdent des dons variés; ils changent volontiers de profession au cours de leur existence. Il émane d'eux beaucoup de sympathie. En amour, ils ont le plus souvent du mal à déclarer leur flamme à l'élue.

Saints du jour
Saint Marc : patron des avocats, de l'Égypte, des notaires, des fabricants de vitraux et des vitriers. Il est invoqué pour lutter contre les piqûres d'insectes
Saint Anien : Évêque d'Alexandrie, disciple de Saint-Marc (mort en 86)
Saint Maccaille : Évêque en Irlande (mort en 498)
Saint Marc Apôtre : Évangélisateur d'Alexandrie (mort en 68)
Saint Phébade : Évêque d'Agen (mort en 393)
Saint Rustique : Évêque de Lyon (mort en 501)

Histoire drôle de Mimi
Le Mariage
Femme:'Qu'est-ce que tu fais?'
Mari :'Rien.'
Femme :'Rien...? Ça fait une heure que tu lis le certificat de mariage.'
Mari : 'Je cherche la date d'expiration.'


Bon samedi, bon week-end

mercredi 12 décembre 2007

Les choses ne sont pas toujours ce qu'elles semblent être



Ces derniers jours ont été difficiles et je me remets difficilement. Mon moral en a pris un coup même si j'attends avec impatience le retour de Kimberly. Les choses changent trop et trop vite et je ne contrôle plus rien.
Pour la première fois, mes cartes de voeux ne sont pas écrites et je n'ai pas envie de le faire. A quoi bon envoyer des voeux à ceux qui sont absents de ma vie 364 jours par an ? Je me referme et m'éloigne de plus en plus d'un monde que je ne comprends pas.


Crédits : papiers NBK Xmas paper golden 2, éléments NBK
Fonts Tinkertoy et Winternight DB
Sur un boulevard éclairé et fréquenté du centre ville de Bruxelles, à proximité d'un Quick, deux sans abris mangent. L'hiver est une période difficile pour ceux qui ne savent où aller.
Quelle solution apporter à ces gens qui vivent en dehors des structures ?


Crédits : CATWScraplet4 by 3Scrapateers.com
Il n'y a plus de saison ma bonne dame :(
Dommage j'aimais la neige et l'hiver...

Le dicton météorologique du jour:
«Année de gelée,
Année de blé»

Le proverbe du jour:
«On supporte plus facilement un coup d'épée que la vue de l'arme» (sentence latine)

La citation du jour:
«Elles sont bien noires, les pensées des nuits blanches» (Edmond et Jules de Goncourt, Journal)

Quote of the day :


Français correct... si on veut :) envoyer par Goffredo
NE DITES PLUS ...
"Abus de drogue" MAIS "Pratiques à risques"
"Agression" MAIS "Incivilité"
"Aveugle" MAIS "Non-voyant"
"Caissière" MAIS "Hôtesse de caisse"
"Cancre" MAIS 'Elève en difficulté" ou mieux encore "Elève en situation d'échec
scolaire
"Chômeur" MAIS "Demandeur d'emploi" ou "Sans-emploi ", voire "Personne en
cessation d'activité ou de travail" ou "en mise en disponibilité"
"Criminel" MAIS "Victime de la société"
"Clochard" MAIS "Sans domicile fixe" (souvent abrégé par l'acronyme SDF)
"Femme d'ouvrage" MAIS "Technicienne de surface"
"Homosexuel" MAIS "Gay"
"Hypocrisie" MAIS "Politiquement correct"!
"Jardinier" MAIS "Animateur d'espaces verts"
"Prostituée" MAIS "Travailleuse du sexe"

Au cinéma hier soir : Da Vinci Code

Film de Ron Howard (2006) d'après le roman de Dan Brown avec Audrey Tautou, Tom Hanks, Jean Reno, Jean-Pierre Marielle
Alors qu'il en pleine séance de dédicaces parès une conférence, le professeur Robert Langdon, éminent spécialiste de l'étude des symboles, est emmené d'urgence au Louvre car le conservateur du musée a été assassiné. Avant de mourir, il a laissé de mystérieux symboles. Son agenda révèle qu'il aurait du rencontrer Langdon quelques heures auparavant. Sophie Neveu, une cryptologue arrive elle aussi sur les lieux du crime et apprend à Langdon qu'il court un grand danger. Tous deux sont entrainés dans une folle aventure afin de découvrir le sens des signes dissimulés dans les oeuvres de Léonard de Vinci. Tous les indices convergent vers une organisation religieuse aussi mystérieuse que puissante, prête à tout pour protéger un secret capable de détruire un dogme deux fois millénaire. De Paris à Londres, puis en Ecosse, Langdon et Sophie vont tout tenter pour déchiffrer le code et approcher les secrets qui remettent en cause les fondements mêmes de la foi.

Bon mercredi

dimanche 11 novembre 2007

Armistice



Armistice : nom masculin depuis la fin du XVIIIème siècle.
Convention conclue entre les belligérants en vue de suspendre les hostilités pour une durée limitée ou illimitée.
Syn : arrêt, interruption, suspension des hostilités, trêve.
Arrêt provisoire d'une lutte, pause dans un débat d'idées.
Dans le contexte français, l'Armistice désigne celui de 1918.

La signature de l'armistice de la Première Guerre mondiale (1914-1918), le 11 novembre à 5h15, marque la fin des combats et la capitulation de l'Allemagne. Le cessez-le-feu est effectif à onze heures, entraînant dans l'ensemble du pays des volées de cloches et des sonneries de clairons annonçant la fin d'une guerre qui aura laissé plus de huit millions de morts et six millions d'invalides ou de mutilés. Les généraux allemands et alliés se réunirent dans un wagon-restaurant aménagé dans la clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne. Plus tard en 1919, à Versailles, ils y signeront le traité de Versailles.

Pensée du jour :


Dicton météorologique du jour :
A la Saint Martin,
L'hiver est en chemin,
Manchons aux bras et gants aux mains

Proverbe du jour :
Beaucoup reviennent de la guerre qui ne peuvent décrire la bataille (proverbe italien)

Quote of the day :


Scrap'atelier : les templates du mois




Au cinéma hier soir :

Président par accident
Film de 2003 de et avec Chris Rock
Lorsque le candidat démocrate aux élections présidentielles décède en pleine campagne, son parti lui trouve comme remplaçant un dénommé Mays Gilliam. Cet étrange individu est entouré de Mitch, son frère aîné ; de Kim, son ancienne compagne intéressée qui se voit déjà First Lady ; de Martin Geller, son directeur de campagne ; de Lisa Clark, une femme qui croit réellement en lui ; et de Debra Lassiter, qui lui sert de conseiller.

Bon dimanche