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samedi 18 août 2018
Mon grand nettoyage Facebook
L'été est propice à faire des choses qu'on n'aurait pas faites en un autre moment. Je me suis attaquée à ma grande communauté d'amis Facebook qui ne sont malheureusement "amis" que de nom. J'ai composé un petit texte partir d'un article que j'avais reçu dans ma boite mail et je me suis lancée dans un jeu qui pourrait s'appeler "Tu pars ou tu restes ?" D'ici au 31 août, je verrai qui est intéressé à continuer un bout de chemin avec moi...
Cher ami Facebook
Cet été, j'ai entamé une réflexion sur l'utilité de Facebook dans ma vie et j'ai réalisé que la majorité de mes «amis» m’étaient inconnus, et ce malgré le fait que plusieurs d’entre vous avaient partagé à un moment où un autre un morceau de ma vie. J’ai pressenti que la majorité n’avaient aucun intérêt à devenir de «vrais» amis, c’est-à-dire, à me rencontrer en personne, à partager des moments festifs ou culturels ou à m’appuyer et être là quand j’en avais réellement besoin. J’ai donc décidé de faire le grand ménage dans ma vie «sociale» et d'effacer tous les «amis» qui ne me donnaient pas à penser que je pourrais un jour les rencontrer en personne et développer avec eux une vraie relation.
Je souhaite me débarrasser des énergivores qui ne m’amènent rien et qui ne sont qu’un bruit de fond sans signification, des profiteurs qui ne me contactent que pour en tirer un bénéfice, des absents qui ne sont pas vraiment là... J'ai envie de voir les articles de ceux qui comptent vraiment pour moi alors que mon fil d’actualité est obstrué par des articles d’inconnus sans intérêt la plupart du temps ou des mises à jour personnelles de gens que je ne connais pas. Cela m’empêche de faire un suivi de qualité avec ceux et celles qui sont mes vrais amis..
Quand je me suis inscrite sur Facebook, je ne pensais pas faire tout ce chemin. Et aujourd'hui, je veux faire quelque chose de drastique pour rétablir l’équilibre dans ma vie.
Je vais donc enlever de ma liste d’amis ceux et celles que je n’ai jamais rencontré personnellement ou avec qui je n’ai pas de contact dans la vie réelle malgré notre lien sur Facebook. S’il vous plaît donc ne vous sentez pas offensé ce geste n’a rien de personnel. Il s'agit de moi, pas de vous,
Si vous êtes intéressé-e à developper une amitié plus personnelle avec moi – c’est à dire me rencontrer en personne à l’occasion, aller prendre un verre, manger un morceau, discuter, devenir un ami, une amie, je vous invite à me le faire savoir afin que je ne vous enlève pas de ma liste le 31 août.
Soyez heureux.
jeudi 17 août 2017
Lettre à l'intime de soi - Jacques Salomé
"Quand je te demande de m'écouter !
Quand je te demande de m'écouter et que tu commences à me donner des conseils, je ne me sens pas entendu.
Quand je te demande de m'écouter et que tu me poses des questions, quand tu argumentes quand tu tentes de m'expliquer ce que je ressens ou ne devrais pas ressentir, je me sens agressé.
Quand je te demande de m'écouter et que tu t'empares de ce que je dis pour tenter de résoudre ce que tu crois être mon problème, aussi étrange que cela puisse paraître, je me sens parfois encore plus en perdition.
Si tu veux faire pour moi, tu contribues à ma peur, tu accentues mon inadéquation et peut-être renforces-tu ma dépendance.
Quand je te demande ton écoute, je te demande d'être là, au présent, dans cet instant si fragile où je me cherche dans une parole parfois maladroite, inquiétante, injuste ou chaotique. J'ai besoin de ton oreille, de ta tolérance, de ta patience pour me dire au plus difficile comme au plus léger.
Oui simplement m'écouter... sans excusation, ni accusation, sans dépossession de ma parole, sans tentative d'appropriation de ce que je te dis.
Écoute, écoute-moi quelquefois !
Tout ce que je te demande, c'est de m'écouter. Au plus proche de moi.
Simplement accueillir ce que je tente de te dire, ce que j'essaie de me dire car c'est cela le plus difficile.
Ne m'interromps pas dans mon murmure, n'aie pas peur de mes tâtonnements ou de mes imprécations. Mes contradictions comme mes accusations, aussi injustes soient-elles, sont importantes pour moi. Je ne me sers pas de toi, mais c'est vrai, j'ai besoin de toi à ce moment-là.
Par ton écoute, je tente de dire ma différence, j'essaie de me faire entendre surtout de moi-même. J'accède ainsi à une parole propre, à une parole mienne, celle dont j'ai été longtemps dépossédé.
Oh non ! Je n'ai pas besoin de conseils ou de rassurances dans ces moments-là! Je peux agir par moi-même et aussi me tromper. Je ne suis pas impuissant, parfois démuni, découragé, hésitant, pas toujours impotent.
Quand je me sens écouté, je peux enfin m'entendre.
Quand je me sens écouté, je peux entrer en relance. Établir des ponts, des passerelles, certes incertains et fragiles entre mon histoire et mes histoires, mais j'avance.
Je peux relier des événements, articuler entre elles des situations, donner du sens à des rencontres ou simplement accepter mes émotions.
Dans la trame de mes interrogations, tisser ainsi l'écoute de ma vie. Oui, ton écoute peut être passionnante
S'il te plaît écoute et entends-moi.
Et, si tu veux parler à ton tour, attends juste un instant, que je puisse terminer et je t'écouterai à mon tour, mieux, surtout si je me suis senti entendu dans cet espace de moi plus ouvert à toi."
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mercredi 26 octobre 2016
La méthode Coué
« Dites-vous bien maintenant que toutes les paroles que je vais prononcer vont se fixer dans votre cerveau, s’y imprimer, s’y graver, s’y incruster, qu’il faut qu’elles y restent toujours fixées, imprimées, incrustées, et que, sans que vous le vouliez, sans que vous le sachiez, d’une façon tout à fait inconsciente de votre part, votre organisme et vous-même devrez y obéir.
Je vous dis d’abord que, tous les jours, trois fois par jour, le matin, à midi, le soir, à l’heure des repas, vous aurez faim, c’est-à-dire que vous éprouverez cette sensation agréable qui fait penser et dire : ‘Oh ! que je mangerais donc avec plaisir !’ Vous mangerez en effet avec plaisir et grand plaisir sans toutefois trop manger. Mais vous aurez soin de mastiquer longtemps vos aliments de façon à les transformer en une espèce de pâte molle que vous avalerez.
Dans ces conditions, vous digérerez bien et vous ne ressentirez, ni dans l’estomac, ni dans l’intestin, aucune gêne, aucun malaise, aucune douleur, de quelque nature que ce soit. L’assimilation se fera bien, et votre organisme profitera de tous vos aliments pour en faire du sang, du muscle, de la force, de l’énergie, de la vie, en un mot.
Puisque vous aurez bien digéré, la fonction intestinale s’accomplira normalement et tous les matins, en vous levant, vous éprouverez le besoin d’évacuer et, sans avoir jamais besoin d’employer aucun médicament, de recourir à un artifice quel qu’il soit, vous obtiendrez un résultat normal et satisfaisant.
De plus, toutes les nuits, à partir du moment où vous désirerez vous endormir jusqu’au moment où vous désirerez vous éveiller le lendemain matin, vous dormirez d’un sommeil profond, calme, tranquille, pendant lequel vous n’aurez pas de cauchemars, et au sortir duquel vous serez tout à fait bien portant, tout à fait dispos.
D’un autre côté, s’il vous arrive quelquefois d’être triste, d’être sombre, de vous faire de l’ennui, de broyer du noir, à partir de maintenant il n’en sera plus ainsi, et au lieu d’être triste, sombre, au lieu de vous faire du chagrin, de broyer du noir, vous serez gai, bien gai, gai sans raison, c’est possible, mais gai tout de même, comme il pouvait vous arriver d’être triste sans raison .
Je dirai plus : même si vous avez des raisons vraies, des raisons réelles de vous faire de l’ennui et du chagrin, vous ne vous en ferez pas.
S’il vous arrive parfois d’avoir des mouvements d’impatience ou de colère, ces mouvements, vous ne les aurez plus ; vous serez, au contraire, toujours patient, toujours maître de vous-même, et les choses qui vous ennuyaient, vous agaçaient, vous irritaient, vous laisseront dorénavant absolument indifférent et calme, très calme.
Si quelquefois vous êtes assailli, poursuivi, hanté par des idées mauvaises et malsaines pour vous, par des craintes, des frayeurs, des phobies, des tentations, des rancunes, j’entends que tout cela s’éloigne peu à peu des yeux de votre imagination et semble se fondre, se perdre comme dans un nuage lointain où tout doit finir par disparaître complètement. Comme un songe s’évanouit au réveil, ainsi disparaîtront toutes ces vaines images.
J’ajoute que tous vos organes fonctionnent bien ; le cœur bat normalement et la circulation du sang s’effectue comme elle doit s’effectuer ; les poumons fonctionnent bien ; l’estomac, l’intestin, le foie, la vésicule biliaire, les reins, la vessie, remplissent normalement leurs fonctions. Si l’un d’entre eux fonctionne actuellement d’une façon anormale, cette anomalie disparaît un peu chaque jour, de telle sorte que, dans un temps peu éloigné, elle aura disparu complètement, et cet organe aura repris sa fonction normale.
De plus, s’il existe quelques lésions dans l’un d’eux, ses lésions se cicatrisent de jour en jour, et elles seront rapidement guéries.
J’ajoute encore ceci, et c’est une chose extrêmement importante : si, jusqu’à présent, vous avez éprouvé vis-à-vis de vous-même une certaine défiance, je vous dis que cette défiance disparaît peu à peu pour faire place, au contraire, à de la confiance en vous-même, fondée sur cette force d’une puissance incalculable qui est en chacun de nous. Et cette confiance est une chose absolument indispensable à tout être humain.
Sans confiance en soi, on n’arrive jamais à rien, avec de la confiance en soi, on peut arriver à tout (dans le domaine des choses raisonnables, bien entendu). Vous prenez donc confiance en vous, et la confiance vous donne la certitude que vous êtes capable de faire non seulement bien, mais même très bien toutes les choses que vous désirez faire, à la condition qu’elles soient raisonnables, toutes les choses aussi qu’il est en votre devoir de faire.
Donc, lorsque vous désirerez faire quelque chose de raisonnable, lorsque vous aurez à faire une chose qu’il est de votre devoir de faire, pensez toujours que cette chose est facile. Que les mots : difficile, impossible, je ne peux pas ; c’est plus fort que moi, je ne peux pas m’empêcher de… disparaissent de votre vocabulaire, ils ne sont pas français. Ce qui est français, c’est : c’est facile et je peux.
Si vous considérez la chose comme facile, elle le devient pour vous alors qu’elle semblerait difficile aux autres, et cette chose, vous la faites vite, vous la faites bien, vous la faites aussi sans fatigue, parce que vous l’aurez faite sans effort. Tandis que si vous l’aviez considérée comme difficile ou impossible, elle le serait devenue pour vous, tout simplement parce que vous l’auriez considérée comme telle. (Ici Coué suggérait que le suggestionneur introduise les suggestions spécifiques du cas qu’il a à traiter.)
En somme, j’entends qu’à tous points de vue, tant au point de vue physique qu’au point de vue moral, vous jouissiez d’une excellente santé, d’une santé meilleure que celle dont vous avez pu jouir jusqu’à présent. Maintenant, je vais compter jusqu’à ‘trois’ et quand je dirai ‘trois’, vous ouvrirez les yeux et sortirez de l’état où vous êtes, et vous en sortirez bien tranquillement ; en en sortant, vous ne serez pas engourdi, pas fatigué le moins du monde, tout au contraire, vous vous sentirez fort, vigoureux, alerte, dispos, plein de vie ; de plus, vous serez gai, bien gai et bien portant sous tous rapports. Un, deux, trois. »
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dimanche 19 juin 2016
La puissance des mots de Virginia Satir
Lorsque je te demande de m’écouter,
et que tu me donnes des conseils,
tu ne fais pas ce que je t’ai demandé.
Lorsque je te demande de m’écouter,
et que tu me dis que je ne devrais pas me sentir ainsi,
tu piétines mes sentiments.
Lorsque je te demande de m’écouter,
et que tu crois que tu dois faire quelques choses pour solutionner mon problème,
tu me brimes, aussi étrange que cela puisse te paraître.
Écoute ! Tout ce que je te demande, c’est de m’écouter.
Pas de parler ou de faire, ou juste m’entendre.
Les conseils, je n’en ai que faire.
Je peux accomplir mes choses; je ne suis pas sans ressources;
peut-être suis-je découragé ou hésitant, mais je ne suis pas impuissant.
Lorsque tu fais quelque chose à ma place et que je peux l’accomplir moi-même,
tu contribues à ma peur et à ma faiblesse.
Mais lorsque tu acceptes, comme un simple fait,
que je sente ce que je sens, aussi irrationnel que ce soit,
alors je peux cesser de vouloir te convaincre et travailler à comprendre ce qui se passe en moi.
Et si un jour, tu désires parler,
“je” t’écouterai à mon tour.
Virginia Satir
lundi 23 novembre 2015
L'homme aux quatre masques
Il était une fois un homme qui possédait quatre masques différents aussi beaux et aussi inquiétants les uns que les autres. Dès qu'il se levait le matin, il se couvrait immédiatement le visage avec l'un des quatre masques, en fonction des rêves qu'il avait fait la nuit, de l'humeur à son réveil ou du temps qu'il faisait.Ensuite, il s'habillait et sortait pour aller travailler. Il vivait sans jamais laisser voir son vrai visage.
Une nuit, pendant son sommeil, un voleur lui déroba ses quatre masques. A son réveil, il se rendit compte du larcin et se mit à crier "Au voleur! Au voleur!' Puis il se mit à la recherche de ses masques dans toutes les rues de la ville.
Les gens qui le rencontraient voyaient un homme gesticulant, jurant et menaçant la terre entière des plus grands malheurs s'il n'arrivait pas à retrouver ses quatre masques. Il passa la journée à chercher le voleur, mais en vain.
Désespéré et inconsolable, il s'effondra, pleurant comme un enfant. Les gens tentaient bien de le réconforter mais sans succès. Rien ne l’apaisait.
Une femme qui passait par là s'arrêta et lui demanda : "Qu'avez-vous ? Pourquoi pleurez-vous de la sorte ?"
Il releva la tête et d'une voix étouffée, il répondit : "On m'a volé mes masques et, le visage ainsi découvert, je me sens très vulnérable."
"Consolez-vous, lui dit a brave dame, regardez-moi, j'ai toujours montré mon visage depuis que je suis née."
Il la regarda longuement et s'aperçut qu'elle était très belle. La femme se pencha vers lui et lui essuya délicatement les larmes qui ruisselaient sur ses joues.
Et, pour la première fois de sa vie, l'homme ressentit, sur son visage nu, la douceur d'une caresse.
D'après "Apprivoiser son ombre" Jean Monbourquette (Editions Novalis)
samedi 7 novembre 2015
Je revendique ma liberté.
Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais je suis une grande utilisatrice des nouvelles technologies, des nouveaux modes de communication. Blogger, Twitter, Skype et autre Facebook font parties de mon univers tout comme Pinterest et Youtube alors que j'utilise peu les SMS et les appels téléphoniques, Flickr, Myspace et pas du tout Instagram, Snapchat, Foursquare et tout ce que je ne connais pas encore...
Sans être une vraie droguée, ils sont devenus des outils de vie quotidienne, des fils qui me relient à ma famille éclatée, aux gens que j'aime, à d'autres que je connais, certains que je découvre et malheureusement à quelques erreurs de casting. Ces erreurs, on ne les voit qu'après ; une fois que le mal est fait.
Je n'avais pas du tout prévu d'écrire ce post en ce samedi matin mais il est arrivé hier après-midi quelque chose qui m'a fait sortir de mes gonds. Avec les années, je suis pourtant devenue plus ronde au sens physique mais surtout au sens mental. Je suis plus coulante, moins prompte à démarrer, je laisse aller les choses... jusqu'à un certain point et là le point a été franchi.
Nous étions avant-hier soir chez des amis. Réunion de travail, temps d'échanges toujours agréables lorsque l'on côtoie des personnes avec lesquelles on a quelque chose à partager ; souvenirs, anecdotes, conseils, fous rires. Tout ce qui crée une belle relation, un cercle de confiance, un rapport amical. La soirée ne s'est pas terminée très tard et chacun a, je crois, passé un beau moment.
Parce que nous ne sommes pas des bébés-louloutes de classe maternelle, nous n'avons pas étalé notre vie sur Facebook. Tout au plus y-a-t'il eu un remerciement codé, une image-gag... Enfin, rien qui ne permettre de savoir qui recevait qui et pourquoi. C'était sans compter sur un de nos contacts communs qui n'a vraisemblablement rien de plus intéressant à faire que de suivre à la trace nos emplois du temps et a poussé le bouchon (non il ne s'appelle pas Maurice) jusqu'à téléphoner à l'un des quatre fantastiques pour savoir si nous nous étions bien amusés, pourquoi nous nous étions vus... Shocking !
Là, je hurle avec le loup. Personne n'a jamais été autorisé à entrer dans ma vie privée. Je reçois qui je veux. Je vais chez qui je veux. Je fais ce que je veux. J'écris ce que je veux. La vie des autres ne m'intéresse que dans le mesure où ils m'ouvrent leur porte et m'invitent à entrer dans leur univers. Je ne me laisserai jamais intimider par un stalker. Si certains ont des problèmes de santé mentale, il existe, fort heureusement, de bons praticiens. Qu'ils consultent !
J'aurais pu ne rien dire, faire semblant mais j'ai découvert le pouvoir des mots. Mots magiques qui une fois posés sur le papier ou sur l'écran libèrent l'âme. Mots écrits, plus forts que les mots lus ou entendus. Mots libératoires des tensions, des attaques, des sentiments négatifs qui apaisent et rendent plus forts. Ils ne font pas oublier les choses nuisibles mais ils les enferment sous verre afin qu'elles ne blessent plus mais soient des souvenirs de ce qui nous a fait grandir.
Cette bad expérience m'a appris que je devrai dorénavant mettre de la distance - beaucoup de distance - entre cet "indélicat" et moi. Comme le marron, il s'est grillé !
mardi 13 octobre 2015
Ce soir là, ils ont dansé - Corinne JEAN
Ce soir-là, ils ont dansé - Corinne Jean
Editions Encre du Temps
175 pages
L'auteur : Corinne JEAN
Née à Lobbes, le 24 janvier 1962. Auteure. Victime et survivante.
Elle dit d'elle ; Je suis persuadée que la souffrance incestueuse a construit une partie de ma personnalité et que les abus et autres maltraitances subies pendant l'enfance ont orienté ma vie. Durant des années, j'ai vécu comme si je n'avais rien vécu. J'ai essayé de me construire une vie comme tout le monde. Je me suis mariée, j'ai eu des enfants, je voulais vivre. Des années après avoir subi l'inceste, je suis tombée sur un magazine qui avait consacré dans ses pages un gros dossier à l'inceste. La douleur que j'avais enfouie, s'est alors réveillée. Je commence une thérapie à l'âge de 35 ans et c'est suite aux lettres envoyées à ma thérapeute que je me suis découverte un don pour l'écriture. Mes écrits ont représenté un vecteur idéal pour partager mes souffrances d'enfant abusé. L'écriture permet d'exister à travers la souffrance. Depuis quelques mois, je travaille à partir de mon témoignage à l'écriture d'une auto-fiction. J'écris aussi de la poésie.
Quatrième de couverture :
Parler de l’inceste n’est pas chose aisée et entraîne souvent une indéfinissable, mais bien réelle, pression au silence. Écrire l’inceste pour définitivement briser ce lourd silence qui s’impose sans y être invité, tel est le credo de l’auteure.
Présenté de manière originale, sous une forme épistolaire, ce témoignage retrace le parcours difficile d’une femme blessée au plus profond d’elle-même par l’infamie et son combat pour s’affranchir de ce passé douloureux.
Au travers de son expérience, l’auteure transmet une incroyable énergie et une détermination communicative, fruits d’un courage sans faille et d’un long travail psychologique sur elle-même, qui ne sont rien d’autre qu’un message d’espoir pour les personnes victimes de ce drame.
J'ai lu le livre de Corinne Jean d'une seule traite. Je voulais comprendre. Je fais partie de ces enfants protégés qui n'ont jamais croisé la route d'un pervers, d'un malade, d'un détraqué. Je sais pourtant que cela existe. J'ai lu des chiffres effrayants - 1 enfant sur 4 subirait des attouchements. C'est inimaginable et pourtant... Un jour, une condisciple de classe m'a parlé de quelque chose qui lui était arrivé. J'avais 11 ans. Je ne savais rien de la vie ni du monde des adultes. Je l'ai dit à mes parents qui m'ont fait comprendre qu'on n'était jamais sûr avec ces choses là. Ils n'ont rien fait.
Après avoir posé le livre, j'ai repensé à cette fille. Je me demande si elle va bien aujourd'hui. Si elle n'a pas trop souffert et a pu se construire une vie d'adulte. Tant de questions qui n'auront jamais de réponses.
Dans son livre, Corinne Jean raconte l'inceste. "C'était un dimanche matin. Juste avant la messe. Ce jour-là, mon père a assassiné mon enfance. Il m'a violée. J'avais onze ans. Pendant des années, j'ai refoulé mes souffrances les plus intimes.Je suis issue d'une famille dysfonctionnelle. Un jour, le frère de mon père, a voulu me faire subir des attouchements. J'ai réussi à me sauver. Je me suis confiée à mon frère qui en a ensuite parlé à mes parents. Mon père s'est fâché très fort sur son frère. Son comportement m'a rassurée. Sauf que le lendemain, mon père a commencé à abuser de moi. Ce cauchemar a duré plus de six ans.Mon père avait un garage qui était situé à 300 mètres de la maison. Il me prenait parfois avec lui en prétextant une visite chez ma grand-mère. Là, dans la remise, il m'a fait subir les pires atrocités. Il faudra des années, avant que je brise ce lourd silence qui s'est infiltré en moi, sans y être invité.Mon passé douloureux, j'ai décidé de l'exorciser dans mon livre pour qu'enfin la société ose parler de l'inceste, à mots découverts et pour offrir un message d'espoir aux personnes victimes de ce drame."
J'admire Corinne Jean d'avoir osé parler. Il faut un courage inouï. Avec son texte, elle mets des mots sur des maux et ouvre des perspectives à celles (ceux) qui se terrent dans leur histoire. Il vaut mieux se taire. La société n'est pas bienveillante pour les victimes. Puissent tous ceux, toutes celles qui ont subi des attouchements, des viols et autres atrocités, avoir la chance de lire ce livre. Qu'il leur donne l'espoir d'un chemin sans pierre. Merci Corinne pour cet instant de toi.
dimanche 20 septembre 2015
Je suis une sapiosexuelle. C'est grave docteur ?
Le grand bonheur d'être en vie, c'est d'apprendre chaque jour quelque chose de neuf et parfois même, plus d'une chose. Donc en ce dimanche matin, j'ai découvert - je sais que ce n'est pas nouveau, mais on ne peut pas tout connaître - un autre concept d'enfermement des individus.Après les spornosexuels, voici les sapiosexuels.
Sapiosexuel est un néologisme construit à partir du mot sapiens qui veut dire intelligence en latin et sexe dont vous chercherez la définition au dictionnaire.
Les sapiosexuels sont des individus attirés par l'intelligence de l'autre ; un peu des "Tu penses donc je t'aime". De vous à moi y-t-il des gens qui sont attirés par des sans esprits ? Euh oui... passons donc très vite.
Dons mesdames si un QI vous séduit plus que un grand, beau, blond aux yeux bleus et que le discours est plus important que la voiture de sport, mauvaise nouvelle - vous pourriez être une sapiosexuelle - CAD sexuellement attirée par l'érudition. Messieurs, chez vous les gros seins ont moins la cote que la théorie de l'expansion de l'univers, c'est mal barré, vous l'êtes aussi !
Assumons donc ce que nous sommes :
On voit aussi bien avec le cœur qu'avec l'esprit, l'essentiel invisible pour les yeux. Inutile de s'étendre sur la question. On l'est, ou on ne l'est pas.
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