dimanche 31 janvier 2021

L'incipit de Le crime du golf de Agatha Christie


 
Le crime du golf 
Poche – 12 mars 2014
230 pages

Quatrième de couverture :
« Venez, pour l’amour du ciel ! », c’est ainsi que se termine la lettre en forme d’appel à l’aide que reçoit Hercule Poirot. Elle est signée d’un certain Paul Renauld, un millionnaire qui demande au célèbre enquêteur belge de le rejoindre d’urgence dans le nord de la France. Mais le temps qu’Hercule Poirot arrive, l’homme est retrouvé assassiné sur un parcours de golf. Poirot s’intéresse aussitôt à la famille. Avec un tel héritage les motifs sont sûrement nombreux…D’autant que l’arme du crime, un poignard, est un cadeau fait à Mme Renauld par son fils.

Incipit :
Tout le monde connaît l'histoire de ce jeune écrivain qui, pour forcer l'attention du plus blasé des éditeurs, n'avait pas craint de commencer son roman par la réplique fameuse : "Nom de Dieu ! dit la duchesse."

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samedi 30 janvier 2021

Faire un saut dans le temps

 

Imagine que tu rencontres une fée et qu'elle te permette de remonter ou de descendre la ligne du temps... Où irais-tu ? Qui rencontrerais-tu ? Que ferais-tu ?
Raconte ton voyage, tes attentes,... en une vingtaine de lignes ou plus si tu le souhaites.

vendredi 29 janvier 2021

Le virelangue

 

Un virelangue que l'on appelle aussi casse-langue ou même fourchelangue est une locution ou une phrase ou un groupe de phrases à caractère ludique, caractérisée par sa difficulté de prononciation ou de compréhension orale, voire les deux à la fois. On parle aussi de trompe-oreilles lorsqu’une phrase est difficile à comprendre et donne l’impression d’être en langue étrangère.
Cet exercice peut apparaître à première vue comme un jeu de prononciation mais au-delà, c'est aussi un exercice d'orthographe et de grammaire.

A côté du célèbre "Les chaussettes de l'archiduchesse sont-elles sèches, archi-sèches ?" on peut trouver des dizaines de virelangues mais aussi en inventer. 
Serez-vous capable de relever le défi ?

Quelques exemples : 

Un chasseur sachant chasser sans son chien est-il un bon chasseur ?
Variante : Un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans son chien.
Tu t’entêtes à tout tenter, tu t’uses et tu te tues à tant t’entêter.
Suis-je chez ce cher Serge ?
Seize jacinthes sèchent dans seize sachets secs.
Je veux et j'exige, j'exige et je veux.
Variante : Je veux et j'exige d'exquises excuses.
Pruneau cru, pruneau cuit.
Panier, piano.
Trois petites truites crues trois petites truites cuites.
Tu t'entêtes à tout tenter, tu t'uses et tu te tues à tant t'entêter.
Un pâtissier qui pâtissait chez un tapissier qui tapissait, demanda un jour au tapissier qui tapissait : vaut-il mieux pâtisser chez un tapissier qui tapisse ou tapisser chez un pâtissier qui pâtisse ?
Plate poche, poche plate.
Cherche sous chaque sac sale et dans chaque sac sec.
Qui crut qu’une crevette crue croquerait une crevette croquante ?
Elle est partie avec tonton, ton Taine et ton thon.
J’ai bu un bien bon verre de bien bon vin blanc vieux.
Anastasie esquisse l’exquise extase.

jeudi 28 janvier 2021

Distinguer s'y de si

 
Si tu vois un homme battre son chien, inquiète-toi sur la manière dont il traite les siens. André Boutin

Si est une conjonction avec une valeur de condition ou d'hypothèse (au cas où, à condition que) et introduit une proposition.
Pour vérifier, on peut procéder à une substitution avec une conjonction de sens équivalent.

On est si petit, le monde est si grand.
Que serait la vie, sans notre Maman. Mick Micheyl

Si est un adverbe qui a une valeur d'intensité (tellement, aussi)
Pour vérifier, on peut procéder à une substitution avec un adverbe de sens équivalent.

On ne peut jamais tourner une page de sa vie sans que s'y accroche une certaine nostalgie. Eve Belisle

Si est une suite de deux mots dont le s' est la forme élidée du pronom personnel se placé devant une voyelle.
Y est le pronom adverbial qui rappelle le lieu où l'on est, où l'on va ou qui représente un complément précédé de à.
Pour vérifier, on recherche le complément indirect du verbe pronominal qui est repris par y.

mercredi 27 janvier 2021

L'atelier d'écriture du mercredi 27 janvier

 
Exercice 21:

Il neige. 

Observez les flocons dans le ciel. Quelle est leur couleur, leur forme ? Comment tombent-ils ? Que se passe-t-il lorsqu'ils arrivent au sol ? Soyez aussi précis que possible.
Raconter un souvenir de neige qui tombe ou bien une pure invention en un texte d'une trentaine de lignes.

mardi 26 janvier 2021

Donner deux jambons pour une andouille

 
Donner deux jambons pour une andouille est une expression du XVIIe s. 

Il s'agit de ce qu'on appelle le "plus vieux métier du monde" dont les jambons évoquent les cuisses rebondies et accueillante d'une fille invitante et l'andouille, le membre viril du mâle, aussi appelé l'asperge, la bite, le braquemart, l'ithyphalle, l'organe, le priape, le phallus, la pine, la queue, le sexe, la verge, le zizi... 

Le terme andouille est interpellant car il évoque l’idiotie et l’imbécillité. Doit-on y voir une moquerie destinée au client ?

lundi 25 janvier 2021

La djami

 
La djami est un terme de la langue arabe qui signifie mosquée.
A l'origine, il désigne le lieu où se réunit l'assemblée des sages pour discuter et prier ; construite comme une simple habitation.
D'abord semblable à celle du prophète, la mosquée est moins le temple de Dieu que le lieu de réunion des croyants pour le prière et l'adoration.
La salle de prière est orientée vers La Mecque et est marquée d'une niche dans le mur, le mihrab.

dimanche 24 janvier 2021

L'incipit de 3 kifs par jour de Florence Servan-Schreiber

 

3 kifs par jour 
Florence Servan-Schreiber
Marabout (24 avril 2019)
352 pages

Quatrième de couverture :
Pour se faire du bien et gagner en positivité !

Un kif, c'est un événement, une rencontre, une sensation ou une image qui nous fait du bien et qui permet de cerner ce qui nous rend heureux. L'auteure présente dans cet ouvrage des idées, des conseils et des exercices qui proposent de voir les choses avec optimisme, de développer nos qualités plutôt que de corriger nos défauts, de nous rapprocher des autres et, surtout, de savourer la vie.

Un best-seller incontournable de la psychologie positive !

Incipit :
J'ai toujours eu envie de gagner au loto. D'abord pour la surprise de tirer le bon numéro.

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samedi 23 janvier 2021

Mes moments de bonheur

 

Il arrive parfois que le bonheur nous submerge.
Petit événement, grande recherche, il est là et le coeur se met à battre un peu plus vite, un peu plus fort.
Quels ont été tes moements de bonheur ?
Lequel a été le plus important ? As-t'il changé ta vie ?
Ecrire sur le bonheur en est toujours un...

vendredi 22 janvier 2021

Proverbialement vôtre


Avec les proverbes, on a une matière infinie de jeux de mots.

Si l'on prend «C'est en forgeant qu'on devient forgeron», on ouvre la porte à des détournements sans nombre. 

En gardant le canevas «C'est en *** qu'on devient ***» et en employant la technique de l'à-peu-près, on obtient des choses intéressantes...

Exemples : C'est en l'aidant qu'on devient laideron
C'est en mangeant qu'on devient mangeron
C'est en scrapant qu'on devient scraperon
C'est en buchant qu'on devient bucheron...

A vous de trouver des choses réelles ou carrément originales !

jeudi 21 janvier 2021

Distinguer s'en de c'en et sans

 
Il est tellement important de laisser certaines choses disparaître. De s'en défaire, de s'en libérer. Il faut comprendre que personne ne joue avec des cartes truquées...
Paulo Coehlo

s'en est composé de :
s' qui est la forme élidée du pronom personnel se 
en le pronom personnel qui représente un complément introduit par la préposition de 
En reprenant la construction pronominale du verbe à l'infinitif avec la préposition de, on peut aisément retrouver le complément représenté par en et préocéder à la paraphrase.

Retrouver son innocence est une chose. Encore faut-il tout réapprendre, même ses bêtises, là c'en est une autre.
Jacques Nteka Bokolo

c'en est constitué de c' forme élidée du pronom démonstratif ce et de en, pronom adverbial attribut.
On remplace le pronom en par ce qu'il représente et on verifie que l'on se trouve en présence du démonstratif ce-cela

L'amour, c'est gagner la guerre, sans commencer la guerre.
Charles de Leusse

La préposition sans exprime l'absence, le manque, la privation ou l'exclusion. Sans est le contraire de avec.
On peut procéder par une paraphrase avec une forme négative restituant le sens privatif de sans.

mercredi 20 janvier 2021

L'atelier d'écriture du mercredi 20 janvier

 
Exercice 20 :

Un veau avait coutume de gambader dans l'étable. Il apprit à faire des voltes et des demi-voltes. Un jour d'hiver, malgré la glace, on le laissa sortir avec...

Continuer le texte de Léon Tolstoï. 
Qu'arrive-t-il au veau ? 

mardi 19 janvier 2021

Appeler un chat un chat

 

Ce que l'on nomme aujourd'hui argotiquement "chatte" s'appelait autrefois "chat" et désignait la toison pubienne endroit qui se laisse volontiers caresser. Probable influence aussi de "chas" qui désignait un trou, une fente...

lundi 18 janvier 2021

Le téocalli

 
Un téocalli est une pyramide aztèque de plusieurs étages au sommet de laquelle s'élève la dalle où s'accomplissaient jadis, les sacrifices rituels. L'accès à cet autel flanqué d'un ou deux temples abritant les images des divinités protectrices, se faisait par un escalier extérieur intégré à la pyramide. Le mot est d'origine nahuatl. Il est composé de teotl signifiant dieu et de calli maison.

dimanche 17 janvier 2021

Incipit de Le Maître et Marguerite de Mikhaïl BOULGAKOV

 

Le maître et Marguerite - Mikhaïl Boulgakov
Robert Laffont (25 juin 2015)
Poche : 658 pages

Quatrième de couverture :

Pour retrouver l'homme qu'elle aime, un écrivain maudit, Marguerite accepte de livrer son âme au diable. Version contemporaine du mythe de Faust, transposé à Moscou dans les années 1930, Le maître et Marguerite est aussi une des histoires d'amour les plus émouvantes jamais écrites. Mikhaïl Boulgakov a travaillé à son roman durant douze ans, en pleine dictature stalinienne, conscient qu'il n'aurait aucune chance de le voir paraître de son vivant. Écrit pour la liberté des artistes et contre le conformisme, cet objet d'admiration universelle fut publié un quart de siècle après la mort de celui qui est aujourd'hui considéré comme l'égal de Dostoïevski, de Gogol et de Tchekhov réunis.

Incipit :
Au déclin d'une chaude journée de printemps, sur la promenade de l'Etang du Patriache, apparurent deux citoyens. 

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samedi 16 janvier 2021

Qu'est-ce qui m'inspire ?

 

Posons-nous un instant. Qu'est-ce qui m'inspire, me motive, me donne des idées ?

Je crée une liste de mots-clés qui boustent ma créativité.

Je développe l'un ou l'autre de ces mots-clés ou mieux, tous afin d'être encore plus efficace et créative.



vendredi 15 janvier 2021

Le détournement

 

Avec le même principe que la parodie, on peut changer des informations officielles : affiche, tract, programme, discours, mode d'emploi, notice, réglement...

Pour détourner avantageusement, il faut bien cerner la qualité du document à détourner afin d'en garder les caractéristiques. 

jeudi 14 janvier 2021

Distinguer qu'y de qui

 

Qu'y a-t-il de meilleur, ou qu'y a-t-il de plus beau, que d'être bon et de faire le bien ? Cicéron

Dans la suite qu'y, qu est la forme élidée de la conjonction que et y est le pronom représentant un complément introduit par une préposition.

Qui a la même vision du monde à vingt ans qu'à cinquante, a perdu trente ans de sa vie.
Mohammed Ali

Qui est le pronom relatif. Il représente un antécédent nominal ou l'équivalent de quelqu'un, quiconque, celui qui, celle qui, ceux qui, ce qui lorsqu'il n'y a pas d'antécédent exprimé.

mercredi 13 janvier 2021

L'atelier du mercredi 13 janvier

 
Exercice 19

Les oiseaux en hiver (Jean Tousseul)

Un énorme merle et une minuscule fauvettes tiraient, chacun de son côté, sur le même morceau de graisse et ce fut...

Complète selon ton inspiration...

mardi 12 janvier 2021

Les prénoms des cartes à jouer

 

Couleur : Trèfle
Roi : Alexandre
Reine : Argine
Valet : Lancelot

Couleur : Carreau
Roi : César
Reine : Rachel
Valet : Hector

Couleur : Coeur
Roi : Charles
Reine : Judith
Valet : Lahire

Couleur : Pique
Roi : David 
Reine : Palace
Valet : Ogier

lundi 11 janvier 2021

Le saute-ruisseau

 

Le terme saute-ruisseau désignait autrefois le clerc d'une étude de notaire, d'huissier ou d'avoué qui était chargé d'exécuter les courses. La modernité et l'urbanisation ont entraîné sa disparition et lui ont substitué le coursier désormais motorisé. 
Ce mot est toujours invariable.

«Le saute-ruisseau est généralement un garçon de treize à quatorze ans, qui dans toutes les Etudes se trouve sous la domination spéciale du Principal clerc dont les commissions et les billets doux l'occupent tout en allant porter des exploits chez les huissiers et des placets au Palais.» (Balzac, Le colonel Chabert) 

Il désigna aussi plus généralement tout garçon de courses



Certains appellent le relève-jupe un saute-ruisseau. C'est une pince en métal munie de deux pattes, dont l’intérieur pouvait être garni de patins qui maintenaient le tissu serré sans l’endommager.

dimanche 10 janvier 2021

L'incipit de Maître Gustave de Jacques Mercier


Maître Gustave de Jacques Mercier   
Broché – 31 mai 2002
Renaissance du Livre
171 pages

Quatrième de couverture
Un vieil académicien revenu de tout - la gloire, les femmes, la littérature même - se retire dans un splendide isolement.
Pour Maître Gustave, le bonheur et l'écriture se résument désormais aux cases bien ordonnées des grilles de mots croisés. Une jeune femme viendra ébranler cette savante mais fragile (factice peut-être) construction du bonheur, conçu comme la mise en retrait volontaire de toute passion.
De cette rencontre avec Salomé, renaîtront en lui toutes les grandes questions sur l'existence: la vie, l'amour, la mort, la création et son sens pour aboutir à la conclusion: "Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'univers et les dieux".
En envahissant la bibliothèque du vieil homme, c'est un peu de son âme dont Salomé s'empare. Va-t-il assumer son passé, son oeuvre reniée et se remettre à écrire?
Le contraste entre le calme de la retraite de Gustave et les bribes de sa vie de jeune écrivain à succès tisse ainsi un livre surprenant où nous vivons avec le poète - c'est cette qualité qu'il revendique avant tout - ses premiers émois dans l'écriture comme ses rapports avec ses éditeurs, le public, la presse, les autres écrivains et les femmes qui l'ont accompagné un bout de chemin.
L'écriture de ce roman est fluide et pure, comme celle d'un amoureux de la langue française.

Incipit
J'ai renoncé depuis peu à la plupart de mes activités publiques, satisfait de l'acquis professionnel et n'en souhaitant pas plus.

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samedi 9 janvier 2021

Les événements marquants de l'année 2020

Quels ont été les événements marquants de l'année 2020 ? La mémoire est ainsi faite qu'elle occulte certaines choses et qu'il serait dommage de les perdre.

Lister les moments, les réalisations, les rencontres qui ont eu de l'importance pour vous.

Choisissez dans la liste l'une ou l'autre expérience et developpez-la en une vingtaine de lignes. Si l'exercice vous plaît, choisissez en un autre et recommencez.

vendredi 8 janvier 2021

Musique... et que chacun se mette à écrire



La musique fait pénétrer dans un univers différent de celui des mots. Et pourtant, une musique bien choisie peut se révéler un catalyseur formidable propice à la création littéraire. Selon le type de musique et le vécu de chacun, on aura des résultats surprenants.
Une musique étrange ouvrira les portes de l'imaginaire. Une musique connue ravivera des souvenirs. 
Le rôle de la musique est de permettre aux individus de (re)trouver des sensation et de la coucher sur papier.

jeudi 7 janvier 2021

Distinguer qui l'a de qu'il a

 

Tout le monde savait que c'était impossible. Il est venu un imbécile qui ne le savait pas et qui l'a fait. Marcel Pagnol

Qui est pronom relatif
L' est la forme élidée du pronom personnel le ou la
A est la forme conjuguée de avoir.
On peut remplacer le pronom l' par le complément qu'il représente afin de retrouver une suite composée de qui + verbe + complément

La vraie richesse d'un homme en ce monde se mesure au bien qu'il a fait autour de lui. Mahomet

L'ensemble qu'il a correspond à qu' forme élidée du pronom relatif complément que suivi du pronom personnel sujet il et de a, auxiliaire avoir à la troisième personne du singulier.

mercredi 6 janvier 2021

L'atelier du mercredi 6 janvier 2021

 

Exercice N°18

6 janvier, fête de l'Epiphanie. Selon une tradition venant du VIIème siècle, trois rois mages, Melchior, Gaspard et Balthazar sont venus d'Asie, d'Afrique et d'Europe avec des cadeaux, de l’or, de l’encens et de la myrrhe pour honorer l'enfant Jésus.
Melchior est le plus âgé des trois. Il porte une longue barbe et offre de l’or. Gaspard est le plus jeune, il donne de l’encens. Balthazar est entre les deux; il offre la myrrhe.

Imagine ce qu'il se passe lorsqu'ils arrivent près du nouveau-né. Compose un texte ou un dialogue entre tous les protagonistes.

mardi 5 janvier 2021

Le vocabulaire des métiers anciens

 

Allumeur de réverbères : Appelé également falotier, du grec byzantin phalos, «torche, lanterne», l'allumeur doit, comme son nom l'indique, son appellation au verbe «allumer», du latin luminare «éclairer», lui-même dérivé de lumen «lumière». L’allumeur de réverbères était un métier nécessaire jusqu’à la moitié du XIXème siècle, quand les lampes à l’huile ont été remplacées par celles à gaz, qui pouvaient alors être allumées automatiquement puis ont disparu totalement avec l’arrivée de l’électricité. Comme son nom l’indique, sa mission consistait à allumer chaque jour les réverbères et ainsi éclairer les rues.  

L’ange gardien : A présent, on a des taxis ou des VTC pour nous raccompagner quand on a bu un petit coup de trop. Mais à l’époque, nous avions l’ange gardien qui contre quelques pièces se chargeait de reconduire  les hommes ivres à leur domicile. Un chaperon des temps anciens, payé une misère, qui devait tout de même posséder beaucoup de patience et de savoir-vivre pour être embauché.

Attrapeur de rats : Vous allez me dire que les dératiseurs, ça existe toujours. Oui, mais l’attrapeur ou le chasseur de rat de l’époque était quelque peu différent. Utilisés en Europe pour contrôler les populations de rat, ils s’exposaient à de grands risques de morsures et d’infections. 

Barbier : Le métier de barbier consistait autrefois à couper la barbe d'un client — certains pratiquaient aussi la chirurgie (barbier-chirurgien), mais cette dernière leur fut interdite et réservée aux chirurgiens. Avec l'évolution de la science, en 1928, on inventa un rasoir qui fonctionnait à l'électricité et dont l'utilisation était très simple : c'était la fin du métier de barbier. Néanmoins, on retrouve un métier qui descend du barbier et qui est toujours actif de nos jours : coiffeur.

Blanchisseuse : La blanchisseuse ou « lavandière » avait pour charge de laver les vêtements à la main au battoir, en lavoir ou dans un cours d’eau. Heureusement, nos machines à laver ont pris la relève depuis bien longtemps et ont ainsi permis d’épargner nos jolies petites mains fragiles. 

Bourreau : Quand on parle de professions d’un autre temps, en voilà une qui colle parfaitement à l’expression. Exécuteur des arrêts de justice, le bourreau était chargé d'infliger des peines corporelles ou la peine de mort. Se transmettant souvent de père en fils, les bourreaux étaient craints et vivaient souvent en paria. Pourtant, contrairement à ce qu’on pourrait penser, ils ne faisaient pas cela de gaieté de coeur. Il exerçait sa profession en appliquant à la lettre des gestuelles prédéfinies. Non, ce n’étaient pas tous des Hannibal Lecter en puissance. 

Caillouteur : Les caillouteurs étaient chargé de tailler les silex pour en faire des « pierres à fusil », c’est-à-dire des pierres de silex placées dans le chient pour produire la détonation. La profession s’est définitivement éteinte à la fin de la première guerre mondiale.

Cantonnier : Le cantonnier devait s'occuper de l'état des routes du canton, à partir du XVIIIème siècle. Avant cela, les paysans s'occupaient des routes, au travers des corvées. Ecoulement des eaux, assainissement des fossés, nettoyage des flaques de boue, déblaiement de la neige : ce professionnel était aux petits soins de ses routes. On trouve notamment un cantonnier dans Les Misérables, le cantonnier Fauchelevent, qui devient, à la fin de sa vie, jardinier dans un couvent. Comme quoi, les reconversions étaient déjà possibles !

Chambellan : De l'ancien bas francique kamerling «personnage préposé au service de la Chambre», dont le radical est emprunté au latin camera (chambre), le mot s'employa tout d'abord sous les formes cambrelenc, chamberlent et chamberlans au XIIe siècle. Il désignait le «gentilhomme de la cour qui assurait le service de la chambre d'un prince». Le «grand chambellan» était en effet le «chargé du service de la chambre du roi ou de l'empereur, le plus élevé en dignité des chambellans». Le chambellan fut également employé sous d'autres noms. On le retrouva ainsi sous le mot de «camérier», du latin médiéval camerarius, «chambrier» pour désigner le «domestique attaché à une personne de haut rang» ; de «valet», du latin vassus «vassal» et «domestique», de l'ancien français domesche, «apprivoisé, cultivé». De nos jours, on emploiera davantage les termes «gouvernant» et «personnel».

Chiffonnier : Né au Moyen-Âge, le métier de chiffonnier est devenu très populaire au XIXème avec le développement de l’industrie du papier. Il  achetaient des tissus, des guenilles de laine, du papier, des cordes, pour créer à nouveau du papier ou du tissu. Métier difficile, celui qui  l’exerçait était considéré comme un personnage inquiétant du fait qu’il était solitaire et qu’il cheminait à pied à travers la campagne. Tombé en désuétude, le mot peut être aujourd'hui remplacé par: le «brocanteur», probablement du néerlandais brok «morceau, fragment»; le «ferrailleur», du latin classique ferrum «fer; épée, objet en fer; chaînes»; le «chineur», un terme dérivé du nom de la Chine, indique Le Trésor de la langue française.

Cocher : Dérivé du terme coche «chariot couvert», le nom cocher peut aujourd'hui se retrouver sous les formes «conducteur» ou «voiturier». À noter que le substantif masculin possède deux homonymes. Les verbes «cocher» dans le sens de «faire une coche, une entaille» et «couvrir la femelle».

Cordonnier : Le métier de cordonnier consistait autrefois à travailler le cuir, puis s'en servir pour concevoir des chaussures. Aujourd'hui, le métier de cordonnier s'est passablement transformé pour s'adapter à des besoins nouveaux, mais il n'a pas complètement disparu. De plus en plus, la chaussure est fabriquée par des ouvriers industriels dont la qualification n'est pas nécessaire. [...] L'ouvrier qualifié d'autrefois est devenu un surveillant de machine répétant à longueur de journée les mêmes opérations monotones. 

Coupeur de glace : Les coupeurs de glace alimentaient les réfrigérateurs en glace. C’était un métier dangereux qui se pratiquait souvent dans des conditions extrêmes.

Crieur : Le métier de crieur existe depuis l’Antiquité pour disparaître dans les années 60. Profession itinérante, le crieur public était chargé d'annoncer au public de l'information.

Dactylo : Profession encore très présente il y a une trentaine d’année, la dactylographe (car le métier était avant tout féminin) savait saisir un texte sur un clavier de machine à écrire, avec ses 10 doigts et sans regarder ses mains. Elle pouvait ainsi transcrire des dizaines de feuilles manuscrites par jour mais ne devait pas faire d’erreur au risque de devoir tout ressaisir. 

Décrotteur : Bien avant de se déplacer en voiture, la calèche était le moyen de locomotion courant dans les grandes villes. Et qui dit calèche, dit chevaux… vous voyez où je veux en venir ? Même si marcher dedans porte bonheur pour certain, les piétons n’étaient pas vraiment jouasses de tout ce crottin sur leur chemin. Pour s’en débarrasser, les décrotteurs, armés d’une pompe, les récupéraient pour les revendre aux mégissiers. 

Demoiselle du téléphone : Egalement appelée standardiste, ces femmes était chargé établir les communications entre usagers dans les premières décennies de la téléphonie grâce à un commutateur téléphonique manuel. Certes, le métier de standardiste existe toujours mais la profession a tout de même fortement évolué, non ?

Détecteur acoustique d’avion : En voici un métier original où il ne fallait pas avoir peur du ridicule (on avait des air de Dumbo, non?). Avant l’invention, la course à l’armement de l’entre-deux-guerres a vu se développer des systèmes de détection basés sur le principe du cornet acoustique. 

Draveur : Les draveurs étaient des bûcherons qui profitaient de la débâcle hivernale pour acheminer les grumes flottantes par voie d’eau. C’était un métier dangereux, principalement répandu en Amérique du Nord.

Fort des Halles : Avec la disparition des Halles de Paris, ce sont les "forts", ces hommes payés à la tâche, qui ont disparu ! Le fort des Halles devait en effet décharger des cageots de victuailles qui venaient hors des murs de Paris, pour les disposer sur les stands des Halles. Ces métiers étaient souvent occupés par des vagabonds, qui exerçaient leur travail au petit matin, voire la nuit...

Fou du roi : Le métier de fou du roi consistait autrefois à amuser et faire rire des personnes issues de la noblesse. Avec l'évolution de la société et de l'humour, ce métier a disparu pour laisser place aux humoristes et acteurs car il ne faisait plus rire.

Gabeleur : Le métier de gabeleur disparut avec la Révolution française. Son équivalent aujourd'hui serait l'agent du fisc ou l'agent des douanes. Un dernier mot issu de l'italien doana, dovana, lui-même emprunté à l'arabe diwah, du persan diwah «douane», «divan».

Gardien de phare : Pour devenir gardien de phare, il ne fallait pas craindre la solitude. Métier consistant à surveiller la navigation maritime depuis un phare et à assurer le bon fonctionnement de celui-ci, l’automatisation ea mis fin à cette profession. 

Gindre : Le gindre, du latin junior, juvenis, «jeune» était, dans un vieux français, l'ouvrier boulanger. Il était l'équivalent de celui que l'on pouvait également nommer le «mitron». Un métier, né du mot «mitre» à cause de la forme primitive des bonnets de garçons boulangers. Les deux termes ont peu à peu été éclipsés par «apprenti».

Groom : opérateur d'ascenceur, garçon d'ascenceur ou bien chasseur. Avant l’automatisation des ascenseurs (fin de la Première Guerre mondiale), chaque élévateur avait son garçon d'ascenseur. Celui-ci faisait monter les clients à bord, choisissait l’étage, ralentissait la cabine en douceur et l'immobilisait au même niveau que celui de l'étage. Même si à présent plus aucun groom n’est nécessaire, de grands hôtels et immeubles de prestige ont choisi de réintégrer des garçons et filles d'ascenseur.

Laitier : Combien de fois cette image du laitier déposant ce précieux breuvage nous a fait sourire dans les films. Et combien de fois s’est-on dit pourquoi n’existe-t-il plus ? Tout simplement, la profession a disparu avec les nouvelles techniques de réfrigération. En effet, auparavant, le lait devait être consommé quelques heures après la traite. Le métier de laitier était donc très pratique.

Laveuse : Avant l’apparition des machines à laver, les laveuses avaient pour mission se rendre au lavoir (ou à la rivière) pour y laver le linge de leurs clients. Un métier rude et peu rémunérateur.

Lecteur public : Durant l’age d’or de l’industrialisation, les ouvriers se cotisaient pour payer un lecteur. Ce dernier lisait à voix haute divers ouvrages pour divertir les ouvriers. Parfois, il pouvait lire des publications syndicales.

Loueuse de sangsues : Il fut une époque où ces petites bestioles peu ragoûtante étaient très recherchées des médecins et des pharmaciens. Pour les récupérer, les loueuses se mettaient les pieds dans la Seine et attendaient que les sangsues s’y accrochent.

Marchande d’Arlequin : Ici, rien à voir avec le carnaval mais plutôt l’ancêtre des restos du coeur. En effet, la marchande d'arlequins utilisait les restes des repas des tables de familles bourgeoises et des grands restaurants pour concocter des plats qu’elle revendait pour une bouchée de pain aux plus démunis. Cet assemblage de restes était la seule parade contre la misère.

Marchande de plaisir : La marchande de plaisir n’avait rien à voir avec les plaisirs de la chair. Ces professionnelles étaient en réalité des vendeuses ambulantes de pâtisseries. Au XIXe siècle, on pouvait entendre crier le soir “Voilà l’plaisir, mesdames, voilà l’plaisir”. Nommées aussi des “oublies”, ces douceurs étaient des gâteaux croquant, mince comme du papier, en forme d’entonnoir coupé en 2 dans la hauteur.

Marmiton : Le mot marmiton attesté dès l'année 1523, caractérisait le «jeune aide de cuisine». Un sens qu'il n'a plus quitté. Aujourd'hui, on utilisera toutefois les locutions «apprentis cuisiniers» et «commis de cuisine».

Mendiant : La palme des vieux métiers les plus étranges revient certainement aux bretons, qui ont su corporatiser la mendicité. Les mendiants bretons étaient reconnus en tant que tels, la « profession » était même respectée par la population et elle figurait sur l’acte civil.

Mineur : Nous voici revenu au temps de Germinal. Pénible et très dangereux, la profession de mineur symbolisait à elle-seule la pauvreté et les conditions de travail déplorables du passé. Hommes, femmes ou enfants, nombreuses sont les personnes qui sont passées par la mine. Lampiste, palefrenier, culbuteur, encageur, déballeur… les mines offraient divers postes.

Paumier : Le «paumier», du latin palma «paume, creux de la main», est anciennement le nom de celui qui vendait et fabriquait les accessoires nécessaires au jeu de paume. Le jeu, apparu il y a quelque cinq cents ans en France, continue d'être joué sous diverses appellations. Notons la «pelote basque», la «balle à la main», la «balle pelote» ou encore le «tennis». Un dernier mot emprunté à l'anglais «tennis», désignant le jeu de paume, lui-même issu de l'impératif du verbe français «tenir». Le mot était une exclamation du joueur qui lançait la balle, indique Le Trésor de la langue française.

Pêcheur de sable : Ancien métier qui consistait à récolter le sable de certains fleuves (Garonne, Loire, …).

Placeurs de quilles : Vous aimez jouer au bowling ? Vous serez peut-être surpris d'apprendre qu’avant l’automatisation de ces derniers, il fut un temps où il fallait le faire manuellement. Comme on n’allait pas confier cette tâche aux clients, la profession de requilleur fut développée mais avant tout confiée à des adolescents.

Poinçonneur : Disparu dans les années 70, les poinçonneurs étaient chargés de composter les tickets des voyageurs pour vérifier que tout était en ordre. Depuis, il a été remplacé par le composteur automatique. Pas sûr que ce soit plus efficace côté fraudes.

Porteurs d’eau : Comme son nom l’indique, le porteur d’eau est une activité qui consistait à transporter le dit liquide car si aujourd’hui il nous suffit de tourner un robinet pour obtenir de l'eau, ce ne fut pas toujours le cas. Auparavant, il fallait aller chercher l’eau tous les jours et les personnes qui le pouvaient s’offraient les services des porteurs d’eau. 

Profanateur de sépulture : Les « profanateurs de sépultures » étaient embauchés par des universités au 19e siècle qui souhaitaient obtenir des cadavres directement des tombes, afin qu’ils puissent être étudiés par les étudiants.

Rémouleur : Métier répandu jusqu'entre les deux guerres mondiales, a quasiment disparu d'Europe. Se déplaçant avec sa charrette sur laquelle était fixée la meule, le rémouleur pratiquait l'affûtage des ustensiles coupants et tranchants des ménagers, jardiniers, voire agriculteurs, ou encore des commerçants tels que les bouchers. Victime du progrès et de la société de consommation, il ne restaient plus que 5 rémouleurs à Paris en 2017.

Rhabilleur de meules : Il fut un temps où les moulins à vent fonctionnaient nuit et jour. Les meules se polissaient vite et leur mordant s'émoussaient. Le rhabilleur de meules étaient donc chargés de les remettre dans le meilleur état possible en les retaillant afin de les rendre plus efficaces. L’objectif était d’obtenir un rendement maximum. De ce travail dépendait la qualité de la farine.

Réveilleur : A une époque où programmer l’alarme de son réveil ou son téléphone ne prend que 30 secondes, il fut un temps où cette tâche était confié à une personne. Démocratisée en Angleterre à l’époque de la révolution industrielle (on les appelait les knocker-upper), le réveilleur avait pour tâche de tirer du sommeil les travailleurs pour qu’ils ne soient pas en retard à leur travail. Tout était bon pour accomplir cette mission : cailloux, cris, bâtons, sifflets. 

Savetier : le nom du métier a disparu, son substantif masculin «savate», lui, continue d'être employé au quotidien. Le savatier donc, est l'ancêtre du «cordonnier». Il était chargé de réparer les chaussures ou de vendre les vieilles chausses. Son nom, aux origines obscures, viendrait soit de l'arabe sabata, «chausser», soit du basque zapata, «soulier», indique le Littré. À noter que le mot «savetier» pouvait également s'employer dans un sens péjoratif et familier. Il désignait alors «celui qui manque de créativité, d'originalité, de talent dans l'exercice de son métier, de son art».

Schlitteur forestier : Le schlitteur forestier était un bûcheron, qui conduisait notamment une schlitte, sorte de grande luge servant à déplacer le bois abattu.

Télégraphiste : Même si le métier de télégraphiste semble sortie tout droit d’un autre temps (le premier télégraphe date du XVIIIe siècle), le tout dernier télégramme envoyé en France ne date que de 2018 et avec lui s’est arrêté le dernier télégraphiste. Chargés de de prendre les messages et de les traduire en codes qui passaient par câbles, les télégrammes ou encore pneumatiques, étaient envoyés dans les maisons par des facteurs télégraphistes. L’ancêtre de notre internet actuel.

Verrotière : En Baie de Somme, certaines femmes de pêcheurs gagnaient leur vie en allant pêcher des vers de vase sur l’estran. Un métier dur et fort peu rémunérateur. Aujourd’hui, on ne compte plus que deux verrotières, qui vendent le fruit de leur pêche à des grossistes.

lundi 4 janvier 2021

Des mots difficiles, surprenants ou mal connus


 

Vous retrouverez ici quelques mots ou des expressions que vous connaissez mal, voire pas du tout et dont l'histoire mérite d'être connue.


Geisha, nom féminin, mot japonais. On trouve aussi l'orthographe guécha ou ghesha.
La geisha est aussi appelée geiko ou geigi. C'est une artiste et une hôtesse de charme, qui consacre sa vie à la pratique artistique raffinée des arts traditionnels japonais pour des prestations d'accompagnement et de divertissement dans des salons de thé ou des restaurants de renom, pour une clientèle très aisée. Elle cultive le raffinement artistique dans divers domaines tels que l'habillement en kimono, la musique classique, la danse, les rapports sociaux et la conversation, des jeux... Le mot « geisha » peut s’interpréter comme « personne d’arts » ou « celle qui pratique les arts ». Elles sont à la fois méprisées et adulées, elles gagnent beaucoup d'argent qui leur sert à rembourser leur garde-robe fort coûteuses et leurs années de formation.
La geisha était choisie alors qu'elle avait une dizaine d'années. Elle était envoyée dans une institution spéciale où elle apprenait l'okami san - l'art de servir le thé selon les rites, faire la conversation, jouer d'instruments de musique... 
Après cinq années de formation, la maiko (apprentie) devient une geisha à part entière - la geiko san.
Plusieurs milliers dans les années 1980, elles ne seraient plus que 200 aujourd'hui.

dimanche 3 janvier 2021

L'incipit de L'histoire des trois petits cochons illustrée par L Leslie Brooke

 
Incipit : nom masculin - Premiers mots d'un texte
Le mot signifie en latin "il commence". Il vient du verbe latin incipire= commencer. 
L'incipit sert à désigner le début d'un roman. 
Il a pour fonction de programmer la suite du texte, en définissant le genre, le point de vue adopté par le narrateur, les personnages, etc., mais surtout, il doit donner envie de lire la suite.

Le but de cet exercice est, sur base de l'incipit d'un ouvrage, de vous amener à continuer le texte que vous ayez lu le livre ou pas, que vous connaissiez l'auteur ou pas.
Si ces mots sont ceux d'un autre, ils deviennent vôtres dès que vous poursuivez le récit.




L'histoire des trois petits cochons illustrée par L Leslie Brooke

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Il était une fois, il y a de cela longtemps, une vieille truie qui avait trois petits
porcelets, et comme elle n’avait pas de quoi les nourrir, elle les envoya de par
le monde chercher fortune.

samedi 2 janvier 2021

2021 * Mes résolutions

 

Nouvelle année, nouveaux défis mais surtout nouveaux rêves et nouvelles bonnes résolutions...
Quelles sont-elles ? Que voyez-vous dans votre vie à court, moyen ou long terme ? Est-ce l'amour, la créativité, les voyages, le changement d'activité, l'argent ?
Fermez les yeux et projetez-vous dans l'inconnu. Quelle est l'image qui apparaît ? Regardez-la, imprégnez-vous de son message... Prenez votre temps pour enregistrer chaque détail.
A présent, ouvrez les yeux et retranscrivez tout ce dont vous vous souvenez.
Gardez votre texte à portée de main car dans les jours, les semaines, les mois qui viennent, vous vous rendrez compte de la puissance de la pensée projective.
Belles découvertes à vous...

vendredi 1 janvier 2021

Le langage du falotier

 

Le falotier, autre nom pour l'allumeur de réverbères était une personne dont le métier consistait, l'heure venue, à parcourir les rues dotées de réverbères et à les allumer. Cette profession est apparue avec l'éclairage public, pendant la révolution industrielle, et s'est éteinte avec l'avènement de l'éclairage électrique.

Le falotiers avait un langage bien à lui, ils ne disait pas le mot auquel il pensait mais bien quelque chose qui rime.

ex : Entre dans la transe pour entre dans la danse ou bien encore, j'ai perdu mes burettes pour j'ai perdu mes lunettes.

Je vous invite à devenir falotier le temps d'une vingtaine de ligne et me raconter avec leur langage, votre travail ou vos loisirs. Bonne danse (bonne chance)