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samedi 6 juin 2026

Trucs, machins et bidules : sommes-nous devenus des paresseux du vocabulaire ? Le mythe des 400 mots.

 



Les mots du quotidien : combien en utilisons-nous vraiment ?

Le mythe des 400 mots

On entend parfois cette affirmation frappante : « certaines personnes ne parleraient qu’avec 400 mots ». Le chiffre intrigue, voire inquiète. Peut-on réellement se contenter d’un vocabulaire si restreint pour naviguer dans la complexité du quotidien ?

En réalité, ce nombre correspond davantage au lexique d’un jeune enfant. Vers l’âge de trois ans, un individu dispose effectivement d’environ 300 à 500 mots. Mais ce vocabulaire reste limité : il permet de nommer, demander, refuser — rarement de nuancer, d’argumenter ou d’évoquer des idées abstraites. À l’inverse, un adulte, quel que soit son milieu social ou son niveau d’études, mobilise sans en avoir conscience plusieurs milliers de mots.

Dès lors, une question s’impose : comment mesurer notre richesse lexicale ? Et surtout, pourquoi cette évaluation est-elle aussi difficile ?

La mécanique du vocabulaire

1. Le décompte : de l’adolescence à l’âge adulte

Le vocabulaire évolue tout au long de la vie. À l’adolescence, vers 15 ans, on estime qu’un individu maîtrise déjà entre 10 000 et 15 000 mots. Ce capital augmente progressivement avec l’expérience, les lectures, les échanges et les apprentissages.

À l’âge adulte, un locuteur moyen connaît entre 25 000 et 35 000 mots. Les grands lecteurs, les professionnels spécialisés ou les passionnés de certains domaines peuvent aisément dépasser les 50 000.

Mais combien faut-il de mots pour « vivre » ? En réalité, quelques centaines suffisent pour répondre aux besoins essentiels : se nourrir, demander de l’aide, se déplacer. Cependant, la véritable communication — celle qui permet d’exprimer des idées, des émotions, des opinions — commence autour de 1 500 à 2 000 mots. Ce seuil correspond à ce qu’on appelle parfois le « français fondamental ».

2. Vocabulaire actif vs vocabulaire passif

Notre rapport aux mots est double.

Le vocabulaire actif regroupe les mots que nous utilisons réellement à l’oral ou à l’écrit. Dans la vie quotidienne, il se situe généralement entre 3 000 et 5 000 mots.

Le vocabulaire passif, lui, est beaucoup plus vaste. Il comprend tous les mots que nous reconnaissons et comprenons sans forcément les employer. Ce réservoir est souvent deux à trois fois plus important que notre vocabulaire actif.

Autrement dit, nous comprenons bien plus de mots que nous n’en utilisons. Cette différence explique pourquoi certains textes nous semblent accessibles, même si nous n’emploierions jamais les mêmes termes spontanément.

3. Qu’est-ce qu’un « mot » ? (l’aspect technique)

Compter les mots n’est pas aussi simple qu’il y paraît. En linguistique, on utilise le concept de lemme. Ainsi, les formes « a », « avons » ou « avaient » ne sont pas comptées séparément : elles renvoient toutes au verbe « avoir ».

Se pose aussi la question du périmètre. Faut-il inclure les noms propres, les emprunts étrangers, les onomatopées ? En général, les études se concentrent sur les noms communs, les verbes, les adjectifs et les adverbes.

Aujourd’hui, des outils informatiques permettent d’analyser le vocabulaire avec précision : des logiciels de traitement linguistique ou des lemmatiseurs en ligne facilitent ce travail. Mais malgré ces technologies, la mesure reste approximative, car elle dépend toujours des critères choisis.

4. Les stratégies de « l’économie linguistique »

Paradoxalement, même avec un vocabulaire riche, nous simplifions souvent notre langage.

Nous utilisons fréquemment des mots « passe-partout » comme truc, machin, chose ou encore le verbe faire. Ce phénomène ne traduit pas forcément un manque de vocabulaire, mais plutôt une recherche d’efficacité. Notre cerveau privilégie la rapidité et l’économie d’effort.

Par ailleurs, notre langue est traversée d’influences multiples. Sans toujours en être conscients, nous utilisons quotidiennement des mots d’origine étrangère : parking, scénario, toubib, amiral. Ces emprunts enrichissent le lexique et témoignent de l’histoire vivante de la langue.

Conclusion : La langue, une entité vivante

Alors, combien de mots utilisons-nous vraiment ? Les dictionnaires donnent un ordre de grandeur : environ 60 000 mots pour certains ouvrages classiques, jusqu’à 100 000 pour les plus complets. Et si l’on inclut les vocabulaires techniques et spécialisés, le nombre total dépasse largement le million.

Mais cette accumulation de mots ne dit pas tout. La véritable richesse linguistique ne réside pas uniquement dans la quantité de termes que nous connaissons. Elle se mesure surtout à notre capacité à les combiner, à les adapter, à leur donner du sens.

Parler, ce n’est pas réciter un stock de mots. C’est créer du lien, transmettre une idée, raconter une expérience. En ce sens, la langue est moins un inventaire qu’un outil vivant — en perpétuelle évolution, façonné par ceux qui la parlent chaque jour.

vendredi 30 janvier 2026

Écrin de mots : Voyage au cœur de quelques trésors cachés de la langue française

 


Introduction : L'Écrin des mots

« La langue française n’est pas seulement un outil de communication ; c’est un jardin luxuriant, une estampe aux courbes complexes où chaque mot cache parfois un secret, une rime orpheline ou une géométrie insoupçonnée. À la manière d’un artisan d’art qui cisèle le métal ou le verre, notre langue s’est façonnée au fil des siècles, accumulant des curiosités qui font tout son charme et sa noblesse.

Je vous invite à une flânerie à travers quelques-uns de ces trésors linguistiques : des mots qui se lisent à l’envers, des genres qui s'inversent et des pensées qui, en quelques lettres, capturent toute la complexité de l'âme humaine. Bienvenue dans ce cabinet de curiosités de la francophonie. »

Quelques trésors de la langue française

Voici quelques petits bijoux de notre langue que vous ne connaissiez peut-être pas…

  • Le palindrome : Le plus long mot palindromique est « ressasser ». Il se lit dans les deux sens, sans jamais perdre le Nord.

  • Le lipogramme : « Institutionnalisation » est le plus long mot ne comportant aucun « e ». Une prouesse pour la lettre la plus fréquente de l'alphabet !

  • L'anagramme : « Guérison » est l'anagramme de « soigneur ». Quant à « endolori », il est l'anagramme de son propre antonyme, « indolore ». Paradoxal, n'est-ce pas ?

  • L'exception : « Squelette » est l'un des très rares noms masculins qui se finissent en « ette ». On peut aussi citer un trompette (le musicien), un casse-noisette ou encore un porte-serviette.

  • Le solitaire : « Où » est le seul mot contenant un « u » avec un accent grave. Il a même une touche de clavier dédiée !

  • L'orphelin : Le mot « simple » ne rime avec aucun autre. Il partage cette solitude avec « triomphe », « quatorze », « belge » ou encore « goinfre ».

  • Le genre voyageur : « Délice », « amour » et « orgue » sont masculins au singulier, mais deviennent féminins au pluriel. (Toutefois, rares sont ceux qui acceptent l'amour au pluriel ! mais il est vrai que nous sommes alors dans un usage poétique ou littéraire)

  • Le prodige : « Oiseau » est le plus petit mot contenant toutes les voyelles. Son pluriel, « oiseaux », a la particularité qu'aucune des lettres n'est prononcée avec sa valeur individuelle habituelle [o-i-s-e-a-u-x]. 


L'Art de l'Apophtegme

Un apophtegme (prononcez « apoftègme ») est un précepte, une sentence ou une parole mémorable ayant valeur de maxime. Si le mot est difficile à écrire, il devient un pur plaisir quand on le lit.

Florilège :

  • « L'homme descend du songe. » (Georges Moustaki)

  • « Passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est une volupté de fin gourmet. » (G. Courteline)

  • « La tolérance, c'est quand on connaît des cons et qu'on ne dit pas les noms. » (Michel Audiard)

  • « Un cocu est un entier qui perd sa moitié pour un tiers. » (Jean Carmet)

  • « L’expérience est l’addition de nos erreurs. »

  • « La chute n’est pas un échec. L’échec, c’est de rester là où on est tombé. » (Socrate)

  • « On peut donner le bonheur sans l’avoir... c’est d’ailleurs comme cela qu’on l’acquiert. » (Voltaire)

  • Elle était belle comme la femme d'un autre. (Paul Morand)

  • L'enfant est un fruit qu'on fit. (Leo Campion)

  • Dis moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu hais. (Francis Blanche)

  • Quand il y a une catastrophe, si on évacue les femmes et les enfants d'abord, c'est juste pour pouvoir réfléchir à une solution en silence. (Winston Churchill)

  • Tout le monde pense ; seuls les intellectuels s’en vantent. (Philippe Bouvard)

  • Le jour où Microsoft vendra quelque chose qui ne se plante pas, je parie que ce sera un clou.

  • Elle est tellement vieille qu'elle a un exemplaire dédicacé de la Bible.

  • Quand Rothschild achète un Picasso, on dit qu'il a du goût. Quand Bernard Tapie achète un tableau, on demande où il a trouvé les ronds.

  • Si la Gauche en avait, on l'appellerait la Droite. (Reiser)

  • Si on ne faisait les choses qu’après y avoir mûrement réfléchi, on ne coucherait jamais avec personne. (Ray Bradbury)

  • "Parlement"… mot étrange formé de "parler" et "mentir". (Pierre Desproges)

  • Quand un couple se surveille, on peut parler de "communauté réduite aux aguets".

  • Lorsque un minable attaque un autre minable, il faut s’attendre à "une guerre interminable".

  • Il y a trois sortes de personnes : Celles qui savent compter et celles qui ne savent pas.

  • Un trou noir c’est troublant.

  • Il faisait tellement froid que j’ai vu un socialiste avec les mains dans ses propres poches.

  • Mieux vaut être une vraie croyante qu’une fausse sceptique.

  • Mieux vaut être un papa au rhum qu’un gâteux sec.

  • N'attendez pas la solution de vos problèmes des hommes politiques puisque ce sont eux qui en sont la cause (Alain Madelin)

  • Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. (J-B. Bossuet)

  • Pardonner, c’est refuser de rester une victime.

Conclusion : La Musique du sens

« En refermant cet écrin, on réalise que la beauté du français réside autant dans sa rigueur que dans ses délicieuses excentricités. Qu’il s’agisse d’une prouesse de l’alphabet ou d’un trait d’esprit lancé comme un défi à la logique, ces trésors nous rappellent que les mots sont vivants. Ils ne servent pas seulement à dire, ils servent à briller, à surprendre et, parfois, à nous faire sourire de notre propre condition.

Et vous, quel est le "bijou" de la langue française qui vous émerveille ou vous amuse le plus ? N'oublions jamais que cultiver notre langue, c'est avant tout entretenir l'éclat d'un héritage qui nous appartient à tous. »

lundi 7 février 2022

Les vœux étaient en retard

 

La citation de la semaine est une citation de Panpan dans le merveilleux film de Disney, Bambi. Petite réflexion après que mes vœux d'anniversaire soient arrivés en retard.



Une amie (pas une BFF même si, pour moi, elle l'a été à un moment donné) avait son anniversaire il y a quelques jours. Le lendemain dudit jour, je vois sur Facebook une tonne de messages "Joyeux anniversaire" et je me dis zut, j'ai oublié et je fonce dans mon dossier "Anniversaire" où je garde de jolies illustrations puis je poste sur son mur :

"Nous te souhaitons un très joyeux anniversaire et une superbe année. Profite de cette journée

🎂🥂🍾💐🎉🎁🎈"

On est à moins de 24 heures du début du grand jour et à l'instant où je le fais elle est au restaurant en train de fêter.

Sa réponse : "C etait hier mais c est très bien 🤣"

Ben moi, ça me peine. Bien sûr j'ai oublié mais j'ai posté mes vœux de bon cœur. Et, si ça ne lui convenait pas, soit elle enlevait mon post, soit elle ne disait rien. Je ne comprends pas pourquoi il faut toujours appuyer là où ça fait mal. Oh vous me direz que pour elle c'était de l'humour et que je ne dois pas en avoir pour être touchée. Vous avez sans doute raison mais je préfère me taire que de risquer de blesser quelqu'un.

En 2022, j'essaye de n'être ni hypocrite, ni offensante. Je me tais plus souvent qu'à mon tour et je m'éloigne sans faire de bruit. Je ne changerai pas le monde. Je ne le peux ni ne le veut. J'essaye de garder mon chemin même si je fais la route en solitaire.

Et vous ? Vous faites quoi quand quelqu'un vous fait de la peine ? 

lundi 24 janvier 2022

Citation de la semaine 4

 


“L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité, seule la lumière le peut. La haine ne peut pas chasser la haine, seul l’amour le peut.” Martin Luther King

lundi 17 janvier 2022

Citation de la semaine 3

 


L'échec est l'épice qui donne sa saveur au succès. Truman Capote

lundi 10 janvier 2022

Citation de la semaine 2

 


Il faut savoir prendre son temps, ralentir, suivre ses instincts et goûter la sensualité au quotidien. C'est l'essence même de la vérité. Clavin Klein

lundi 3 janvier 2022

mercredi 26 août 2020

Pourquoi écrire ?

 


Il y a des millions de bonnes raisons pour écrire. Il y en a aussi de mauvaises mais nous les laisserons de côté car écrire est avant tout un acte positif pour nous et pour les autres.

On écrit parce qu'on aime les mots, parce qu'on veut partager, parce qu'on veut se libérer, parce qu'on veut se soulager, parce qu'on veut se confesser, parce qu'on veut transmettre, parce qu'on veut apprendre, parce qu'on cherche à s'ouvrir aux autres, parce qu'on veut témoigner, parce qu'on veut dénoncer, parce qu'on se cherche, parce qu'on se trouve, parce qu'on a du temps, parce que...

Un million de bonnes raisons mais parfois aussi la peur, peur de se dévoiler, peur de la page blanche, peur de n'être pas à la hauteur, peur de soi, peur de l'autre.

Nous avons tous en nous cette étincelle créative qui ne demande qu'à jaillir. Il suffit d'oser ouvrir la porte de ce monde magique pour découvrir un univers peuplé de lettres, de mots, et de phrases. 

Comme pour la peinture, certains ont un don inné; une page, un crayon et les voilà au sommet de leur art tels un Hugo, un Balzac et quelques autres alors que la plupart des gens  auront besoin d'un signe, d'une poussée pour oser écrire. Tout le monde ne deviendra pas ou ne veut devenir un génie de la littérature tout comme nous ne sommes pas tous des Bocuse en cuisine. Cultivons nos différences, nos envies, nos motivations ans qu'aucun dogme ne vienne entraver notre désir, notre capacité, notre envie, notre besoin d'écrire.

Donnons-nous le droit de profiter de tout ce que l'écriture nous offre.

jeudi 6 septembre 2018

Pourquoi les chiens vivent moins longtemps que les gens ?




Belle réflexion reçue d'une amie ❤️

Pourquoi les chiens vivent moins longtemps que les gens ?

Voici la réponse (selon un enfant de 6 ans) :

En tant que vétérinaire, on m'a appelé pour examiner un chien irlandais de 13 ans appelé Belker.
La famille du chien, Ron, sa femme Lisa et leur fils Shane, étaient très proches de Belker et attendaient un miracle.
J'ai examiné Belker et j'ai découvert qu'il mourait d'un cancer. J'ai dit à la famille que je ne pouvais rien faire pour Belker, et j'ai proposé de faire la procédure d'euthanasie chez elle.
Le lendemain, j'ai ressenti leurs sentiments de plein fouet quand Belker a été entouré par sa famille. Shane semblait si calme, caressant le chien pour la dernière fois, et je me demandais s’il comprenait ce qui se passait. Au bout de quelques minutes, Belker tomba paisiblement en dormant pour ne jamais se réveiller.

L'enfant semblait accepter la transition de Belker sans difficulté. Nous nous sommes assis un moment pour nous demander pourquoi le malheur fait que la vie des chiens est plus courte que celle des êtres humains.
Shane, qui avait écouté attentivement, a dit : " je sais pourquoi ''

Ce qu'il a dit ensuite m'a surpris : je n'ai jamais entendu une explication plus réconfortante que celle-ci. Ce moment a changé ma façon de voir la vie.
Il a dit : " les gens viennent au monde pour apprendre à vivre une belle vie, comme aimer les autres tout le temps et être quelqu'un de bien, hein ? ''

" Et bien, comme les chiens sont déjà nés en sachant comment faire tout ça, ils n'ont pas à rester aussi longtemps que nous. ''

La morale de l'histoire est :

Si un chien était ton professeur, il t’apprendrait des choses comme :

* Quand vos proches arrivent à la maison, il faut toujours aller dire bonjour ;

* Ne laissez jamais passer une occasion d'aller se promener ;

* Faites l'expérience de l'air frais et du vent ;

* Courez, sautez et jouez tous les jours ;

* Améliorez votre attention et laissez les gens vous toucher ;

* Évitez de " mordre " lorsque seul un " grognement " serait suffisant ;

* Dans les jours chauds, allongez-vous sur l'herbe.

Et N'oubliez jamais : " quand quelqu'un aura eu une mauvaise journée, restez silencieux, asseyez-vous près de lui et doucement faites-lui sentir que vous êtes là...

C'est le secret du bonheur que les chiens nous apprennent tous les jours.

mardi 3 avril 2018

L'arbre à soucis



Un jour, j'ai retenu les services d'un menuisier pour m'aider à restaurer ma vieille grange. Après avoir terminé une dure journée au cours de laquelle une crevaison lui avait fait perdre une heure de travail, sa scie électrique avait rendu l'âme, et pour finir, au moment de rentrer chez lui, son vieux pick-up refusait de démarrer.

Je le reconduisis chez lui et il demeura froid et silencieux tout au long du trajet. Arrivé chez lui, il m'invita à rencontrer sa famille. Comme nous marchions le long de l'allée qui conduisait à la maison, il s'arrêta brièvement à un petit arbre, touchant le bout des branches de celui-ci de ses mains.

Lorsqu'il ouvrit la porte pour entrer chez lui, une étonnante transformation se produisit. Son visage devint rayonnant, il caressa ses deux enfants et embrassa sa femme.

Lorsqu'il me raccompagna à ma voiture, en passant près de l'arbre, la curiosité s'empara de moi et je lui demandai pourquoi il avait touché le bout des branches de cet arbre un peu plus tôt.

"C'est mon arbre à soucis," me répondit-il. "Je sais que je ne peux éviter les problèmes, les soucis et les embûches qui traversent mes journées, mais il y a une chose dont je suis certain, ceux-ci n'ont aucune place dans la maison avec ma femme et mes enfants. Alors, je les accroche à mon arbre à soucis tous les soirs lorsque je rentre à la maison. Et puis, je les reprends le matin".

"Ce qu'il y a de plus drôle", il sourit, "c'est que lorsque je sors de la maison le matin pour les reprendre, il y en a beaucoup moins que la veille lorsque je les avais accrochés.

vendredi 30 mars 2018

Texte qui fait réfléchir sur la vie




Jongler avec la vie


Imaginez la vie comme un jeu dans lequel vous jonglez avec cinq balles. Vous pouvez les appeler : Travail - Famille - Santé - Amis - Esprit . Vous jonglez avec ces balles. Vous comprendrez vite que le travail est une balle en caoutchouc ; si vous la laissez tomber, elle rebondit. Mais les quatre autres balles, Santé - Famille - Amis - Esprit, sont en verre. Si vous en laissez tomber une elle va, à coup sûr, rester par terre, à vos pieds, se fendre, s'abîmer ou même être brisée, fracassée, détruite. Elle ne sera plus jamais la même.

Vous devez comprendre cela et être vigilant pour maintenir un équilibre entre chaque domaine de votre vie.

Comment ?

Ne sous-estimez pas votre valeur en vous comparant aux autres. C'est parce que nous sommes tous différents que chacun de nous est spécial.

N'établissez pas vos buts en fonction de ce que les autres jugent important. Il n'y a que vous qui sachiez ce qui est important pour vous.

Ne considérez pas comme acquise les choses les plus proches de votre coeur. Accrochez vous à elles, comme si votre vie en dépendait. Sans elles votre vie n'a pas de sens.

Ne laissez pas votre vie vous glisser entre les doigts, en vivant dans le passé ou le futur. En vivant une journée à la fois, vous vivez TOUS les jours de votre vie.

N'abandonnez pas quand vous avez encore quelque chose à donner. Rien n'est jamais perdu tant que vous essayez.

N'ayez pas peur d'admettre que vous n'êtes pas parfait. c'est le fil fragile de notre imperfection qui nous relie les uns aux autres.

N'ayez pas peur de prendre des risques. C'est en prenant des risques qu'on apprend à être courageux.

Ne fermer pas votre vie à l'amour en disant que c'est imposible à trouver. Donner est la façon la plus rapide de recevoir l'amour. Le moyen le plus rapide de perdre l'amour, c'est de le retenir trop fort et le meilleur moyen de garder l'amour, c'est de lui donner des ailes.

Ne traversez pas la vie en courant si vite que vous en oubliez, non seulement d'où vous venez, mais aussi où vous allez.

N'oubliez pas que le plus grand besoin émotionnel d'une personne est de se sentir apprécié.

N'ayez pas peur d'apprendre. Le savoir n'a pas de poids, c'est un trésor que vous pouvez emmener partout avec vous.

Faites attention à ne gaspiller ni le temps ni les mots. Ni l'un ni l'autre ne peuvent êtres récupérés.

La vie n'est pas une course mais un voyage à savourer pas à pas.

Hier c'est de l'histoire.

Demain est un mystère.

Aujourd'hui est un cadeau.

C'est pour cela qu'on l'appelle le présent ".

Ce texte a été écrit par Brian DYON, PDG de la firme Coca Cola, et présenté lors d'un discours à l'occasion de la remise de diplômes dans une université américaine, le 6 septembre 1991.

jeudi 29 mars 2018

20 citations du Dalaï Lama



 1. Je crois que toute souffrance est causée par l’ignorance. Des gens provoquent la douleur d’autres dans la poursuite égoïste de leur bonheur ou de leur satisfaction. Pourtant, le vrai bonheur vient d’un sentiment de paix intérieure et du contentement, qui à son tour doit être atteint grâce à la culture de l’altruisme , à l’amour, la compassion et à l’élimination de l’ignorance, de l’égoïsme et de la cupidité

2. Notre but principal dans la vie est d’aider les autres. Et si vous ne pouvez pas les aider, essayez au moins ne pas les blesser.

3. Le bonheur n’est pas quelque chose d’acquis. Il vient par nos propres actions.

4. C’est ma religion, elle est simple. Il n’y a pas besoin de temples, pas besoin de philosophie compliquée. Notre propre cerveau, notre propre cœur est notre temple, la philosophie est la bonté.

5. L’Amour et la compassion sont des nécessités, pas un luxe . Sans eux, l’humanité ne peut pas survivre.

6. Les vieux amis s’en vont, de nouveaux amis apparaissent. C’est juste comme les jours. Un vieux jour passe, un nouveau jour arrive. L’important est de le rendre significatif : un véritable ami ou un jour qui ait du sens.

7. Si vous voulez que les autres soient heureux, pratiquez la compassion. Si vous voulez être heureux, pratiquez la compassion.

8. Je trouve de l’espoir dans le plus sombre des jours, et me concentre sur le plus brillant. Je ne juge pas l’univers.

9. Si vous avez une foi ou une religion particulière, c’est une bonne chose. Mais vous pouvez survivre sans elle.

10. Le but de notre vie est d’être heureux.

11. Parfois, on crée une impression dynamique en disant quelque chose, et parfois on en crée une aussi importante en gardant le silence.

12. Aujourd’hui, plus que jamais, la vie doit être caractérisée par un sens de la responsabilité universel, non seulement de nation à nation et d’homme à homme, mais aussi d’humain à d’autres formes de vie.

13. La meilleure façon de résoudre n’importe quel problème dans le monde humain est de faire s’asseoir toutes les parties et de parler.

14. Partagez votre savoir. C’est une façon d’accéder à l’immortalité.

15. Le sommeil est la meilleure méditation.

16. Regardez les situations sous tous les angles, et vous deviendrez plus ouverts.

17. Le Monde appartient à l’humanité, non pas un chef , que ce soit un roi, un prince ou un chef religieux. Le Monde appartient à l’humanité.

18. L’important pour les hommes est d’avoir un but dans la vie. Ce but devrait être quelque chose d’utile, quelque chose de bon.

19. L’apparence est quelque chose d’absolu, mais la réalité n’est pas comme ça – tout est interdépendant, pas absolu.

20. J’ai toujours eu ce point de vue sur le système d’éducation moderne: nous prêtons attention au développement du cerveau, mais prenons le développement de la bonté pour acquis.

jeudi 22 mars 2018

Le club des grands-mères


Sauf si une cigogne un peu ivre se trompait de porte, je ne devrais pas être grand-mère. 
C'est une position qui ne m'a jamais attirée et cela ne m'attriste vraiment pas. Je respecte le choix de ma fille mais elle ne m'a rien demandé. Je plains mon fils qui voit ses rêves paternels s'envoler. La vie est ainsi faite. On ne peut pas toujours avoir ce que l'on veut. 

Le propos ici n'est pas de raconter ma vie, inintéressante et banale mais plutôt de me pencher sur un bien étrange phénomène, celui que j'appellerai le club des grand-mères

Inconnu à mes yeux il y a encore quelques années, je l'ai découvert au fur et à mesure que les enfants de mes amies devenaient parents. Et, tout comme il y a une crise d'adolescence, je peux vous assurer qu'il existe bel et bien une crise grand-maternelle.

La première manifestation visible de cette pathologie est la perte de la notion du temps. Plus de temps pour les autres, il faut le garder au cas où l'enfant aurait besoin d'aide. Adieu donc coups de téléphone, activités, amies, et tout le toutim, c'est concentration maximale sur le petit en devenir ou déjà devenu.

La seconde manifestation est la violence. Violence verbale de celle qui va devenir ou est déjà grand-mère face à la  non initiée. Vade retro profane ! Ton avis est systématiquement nié parce que tu ne sais pas. Tu n'as pas la connaissance. Quelque part tu es devenue une sous-humaine. Sois et puis tu pourras parler. Les mots sont durs, tranchants comme une feuille de papier. Ils font mal. Ils blessent.

La troisième manifestation, c'est la distance. Tu deviens peu à peu persona non grata. Tu disparais de la surface amicale peu importe la place que tu as pu y tenir par le passé. Terminé le petit message juste pour te dire bonjour. Il n'y a plus aucun intérêt pour ta vie. Le passé est nettoyé d'un coup de Monsieur Propre. Mais c'est  normal, il y a tellement mieux ailleurs et ailleurs, c'est sans toi.

Affection transitoire chez certaines, elle devient tristement permanente chez d'autres. Le fil est rompu. Le vide s'installe. Alors oui, la grand-maternité affecte la vie de tous. Je suis en train d'en faire l'amère expérience et je la trouve particulièrement difficile et malheureuse. E la nave va...

lundi 13 novembre 2017

Réussir sa vie - Ralph Waldo Emerson



« Rire souvent et sans restriction ;

S’attirer le respect des gens intelligents et l’affection des enfants ;

Tirer profit des critiques de bonne foi et supporter les trahisons des amis supposés ;

Apprécier la beauté ;

Voir chez les autres ce qu’ils ont de meilleur ;

Laisser derrière soi quelque chose de bon, un enfant en bonne santé, un coin de jardin ou une société en progrès ;

Savoir qu’un être au moins respire mieux parce que vous êtes passé en ce monde ;

Voilà ce que j’appelle réussir sa vie. »


Ralph Waldo Emerson (1803-1882) essayiste, poète et philosophe américain.

vendredi 10 novembre 2017

Les huit clefs de la Sagesse - Anonyme



Le Maître, s’adressant un jour à son Disciple :
Depuis combien de temps me suis-tu ?

Le Disciple : Depuis 33 ans

Le Maître : Qu’est ce que tu as appris durant toutes ces années ?

Le Disciple : Je n’ai appris et retenu que huit leçons !

Le Maître : Dieu m’en soit témoin ! J’ai perdu ma vie à t’enseigner, et tu n’as retenu que huit leçons !

Le Disciple : Oui Maître, je ne peux pas vous mentir, j’ai retenu seulement huit leçons.

Le Maître : Hélas ! Mais dis moi quand même en quoi consiste ces huit leçons.

Le Disciple : J’ai observé ce monde et je me suis aperçu que chacun est amoureux de quelqu’un ou de quelque chose, et qu’il s’y accroche sa vie durant ; or, à son enterrement, l’objet aimé le quitte. Je me suis alors efforcé de n’avoir pour amour que celui de faire le Bien, pour qu’à mon enterrement, mon bien aimé soit enterré avec moi.

Le Maître : Excellent, et la deuxième ?

Le Disciple : J’ai longtemps médité sur les paroles de Dieu : " Celui qui craint Dieu, et qui s’empêche de faire le mal, sa récompense est le Paradis " J’ai compris alors que les paroles divines sont la Vérité. Je me suis alors consacré à ne faire que le Bien, jusqu’à ce que je me sente fondu tout entier dans cette vérité.

Le Maître : Et la troisième ?

Le Disciple : J’ai vu que toute personne qui possède un bien ou un objet précieux le cache et le protège avec avidité, alors je me suis souvenu des paroles de Dieu : " Ce que vous possédez finit, mais ce qui est chez Dieu ne finit jamais ". Alors, chaque fois qu’un bien précieux me tombe entre les mains, je l’offre à Dieu, pour qu’il me le garde.

Le Maître : Et la quatrième ?

Le Disciple : J’ai vu que dans ce bas-monde les gens se vantent entre eux, qui de richesse, qui de descendance noble, qui de progéniture ou d’alliance. J’ai médité, et trouvé que tout cela n’est rien, et suis revenu aux paroles de Dieu : " Le meilleur d’entre vous est le plus pieux ". Je me suis efforcé de l’être, pour mériter d’être accepté dans le Royaume de Dieu et être considéré parmi les meilleurs.

Le Maître : Et la cinquième ?

Le Disciple : J’ai vu des gens s’insulter, se maudire, s’entre-déchirer par envie, et je me suis souvenu des paroles de Dieu : " Nous leur avons partagé leurs biens dans ce monde ". Aussi j’ai soustrait toute envie, délaissé les gens et compris que le partage des biens terrestres provient de Dieu, donc je me suis gardé de ne pas me faire d’ennemis.

Le Maître : Et la sixième ?

Le Disciple : J’ai vu que les gens s’attaquent les uns les autres, s’entre-tuent, se déchirent mutuellement par les actes et par la parole, sans aucune raison valable, alors je me suis souvenu des paroles de Dieu : " Satan est votre ennemi, prenez-le pour votre ennemi. De ce fait, je me suis épargné de faire de mes semblables mes ennemis.

Le Maître : Et la septième ?

J’ai vu que les gens utilisent tous les moyens, même vils, pour parvenir à obtenir le pain quotidien, et je me suis souvenu des paroles de Dieu : " Il n’y a pas de créature sur Terre à laquelle je n’aie réservé sa nourriture. " J’ai constaté alors que j’étais l’une de ces créatures !

Le Maître : Et la huitième ?

Le Disciple : J’ai constaté que chaque créature compte sur une autre créature, qui sur une ferme, qui sur un commerce, qui sur un métier, qui sur sa force corporelle, et chacune compte sur l’autre, alors je suis revenu aux paroles divines : " Qui compte sur Dieu, Dieu lui vient en aide " J’ai compté alors sur Dieu, Il est mon seul Appui et mon Seul Soutien !

Le Maître, après avoir médité un long moment : Que Dieu te vienne en aide et éclaire ton chemin, j’ai étudié la Torah (l’Ancien Testament) l’Evangile, le Zabour (les Psaumes de David) et le Fourquan (le Coran), j’ai trouvé que la vie du mystique s’articule autour de ces huit clefs aussi bien sur la terre que dans le ciel, et tous ceux qui parviennent à les trouver et à en déchiffrer les mystères, sont les élus de Dieu pour accomplir Son œuvre, et tous les biens de ce monde et ceux de l’au-delà tournent autour de ces huit leçons. Quant à celui qui les applique, c’est comme s’il avait suivi les préceptes des Quatre Livres. Et ceux qui parviennent à comprendre le sens profond et mystique de ces clefs sont les sages qui se sont adonnés à l’étude des mystères de l’au-delà, mais point ceux qui gaspillent leur vie à la recherche des biens éphémères de la vie terrestre !

mardi 7 novembre 2017

Une main tendue - Abbé Pierre



C'est beau une main tendue vers...
 Non pour prendre...juste donner
 Une main caresse sur un front fatigué
 Une main fraîcheur sur un coeur brûlé
Une main douceur sur un corps brisé
 C'est chaud une main ouverte
Aux armes qui s'y déposent
 Aux larmes qui s'y reposent
Aux cris qui s'y posent
C'est cadeau une main offerte !
On n'est jamais heureux
que dans le bonheur qu'on donne.
Donner c'est recevoir.

Abbé Pierre

dimanche 5 novembre 2017

Le porteur d’eau et les deux jarres



Reçu d'une amie

Un porteur d’eau indien avait deux grandes jarres, suspendues aux deux extrémités d’une pièce de bois qui épousait la forme de ses épaules.

L’une des jarres avait un éclat, et, alors que l’autre jarre conservait parfaitement toute son eau de source jusqu’à la maison du maître, l’autre jarre perdait presque la moitié de sa précieuse cargaison en cours de route.
Cela dura deux ans, pendant lesquels, chaque jour, le porteur d’eau ne livrait qu’une jarre et demi d’eau à chacun de ses voyages.
Bien sûr, la jarre parfaite était fière d’elle, puisqu’elle parvenait à remplir sa fonction du début à la fin sans faille.
Mais la jarre abîmée avait honte de son imperfection et se sentait déprimée parce qu’elle ne parvenait à accomplir que la moitié de ce dont elle était censée être capable.
Au bout de deux ans de ce qu’elle considérait comme un échec permanent, la jarre endommagée s’adressa au porteur d’eau, au moment où celui-ci la remplissait à la source.
« Je me sens coupable, et je te prie de m’excuser. »
« Pourquoi ? » Demanda le porteur d’eau. « De quoi as-tu honte ? »
« Je n’ai réussi qu’à porter la moitié de ma cargaison d’eau à notre maître, pendant ces 2 ans, à cause de cet éclat qui fait fuir l’eau. Par ma faute, tu fais tous ces efforts, et, à la fin, tu ne livres à notre maître que la moitié de l’eau. Tu n’obtiens pas la reconnaissance complète de tes efforts », lui dit la jarre abîmée.
Le porteur d’eau fut touché par cette confession, et, plein de compassion, répondit: « Pendant que nous retournons à la maison du maître, je veux que tu regardes les fleurs magnifiques qu’il y a au bord du chemin ».
Au fur et à mesure de leur montée sur le chemin, au long de la colline, la vieille jarre vit de magnifiques fleurs baignées de soleil sur les bords du chemin, et cela lui mit du baume au coeur. Mais à la fin du parcours, elle se sentait toujours aussi mal parce qu’elle avait encore perdu la moitié de son eau.
Le porteur d’eau dit à la jarre « T’es-tu rendu compte qu’il n’y avait de belles fleurs que de TON côté, et presque aucune du côté de la jarre parfaite?
C’est parce que j’ai toujours su que tu perdais de l’eau, et j’en ai tiré parti. J’ai planté des semences de fleurs de ton coté du chemin, et, chaque jour, tu les as arrosées tout au long du chemin. Pendant deux ans, j’ai pu grâce à toi cueillir de magnifiques fleurs qui ont décoré la table du maître. Sans toi, jamais je n’aurais pu trouver des fleurs aussi fraîches et gracieuses.  »

mardi 10 janvier 2017

L'amour est le moteur de toute la vie



Alors que depuis quelques jours je ne me sentais pas très en forme suite à une déception amicale, j'ai eu la surprise de lire le commentaire d'une grande dame (j'ai même écrit d'une grande d'âme) sous une vidéo postée par un de mes amis Facebook. Dans sa réflexion fort pertinente, une phrase à tout particulièrement attiré mon attention "L'amour est le moteur de toute la vie". C'était comme un éclair dans un ciel d'orage, un volet que l'on relève, une lumière qu'on allume. Je m'étais perdue en chemin et en 9 mots, Chantalle a réussi à me remettre en selle sans même le savoir. Grâce à elle, j'ai repris le chemin de LA vie.

La vie a pour moteur l'amour qui est énergie créatrice. Il maintient, soutient, contient, fortifie, anime, rend possible tout ce qui est. Il est l'énergie de l'énergie, abondant, disponible, adapté et offert à tous et à tout afin d'entretenir des quantités infinies de consciences aimantes, intelligentes, éveillées et vivantes qui créent davantage d'énergie abondante, disponible et adaptée. L'amour est le tout du tout. Il circule partout et en tout. Sans lui, il n'y a rien. L'amour est en chacun de nous et nous pouvons le partager et l'apprécier.

Hélas, comme les talents, certains choisissent de ne pas exploiter l'amour, de ne pas aimer ou d'aimer mal. D'autres ne sont pas conscients de l'amour qu'ils portent en eux ou préfèrent le détruire par action ou pas omission.

Inutile de pleurer sur ceux qui ont choisi d'autres valeurs, d'autres routes. Inutile de continuer la route avec ceux qui ne peuvent, ne veulent pas aimer. Le vie est si courte et si précieuse que je n'ai plus une seule seconde à perdre ; j'ai tant de choses, de gens à aimer.


mercredi 26 octobre 2016

La méthode Coué



« Dites-vous bien maintenant que toutes les paroles que je vais prononcer vont se fixer dans votre cerveau, s’y imprimer, s’y graver, s’y incruster, qu’il faut qu’elles y restent toujours fixées, imprimées, incrustées, et que, sans que vous le vouliez, sans que vous le sachiez, d’une façon tout à fait inconsciente de votre part, votre organisme et vous-même devrez y obéir.

Je vous dis d’abord que, tous les jours, trois fois par jour, le matin, à midi, le soir, à l’heure des repas, vous aurez faim, c’est-à-dire que vous éprouverez cette sensation agréable qui fait penser et dire : ‘Oh ! que je mangerais donc avec plaisir !’ Vous mangerez en effet avec plaisir et grand plaisir sans toutefois trop manger. Mais vous aurez soin de mastiquer longtemps vos aliments de façon à les transformer en une espèce de pâte molle que vous avalerez.

Dans ces conditions, vous digérerez bien et vous ne ressentirez, ni dans l’estomac, ni dans l’intestin, aucune gêne, aucun malaise, aucune douleur, de quelque nature que ce soit. L’assimilation se fera bien, et votre organisme profitera de tous vos aliments pour en faire du sang, du muscle, de la force, de l’énergie, de la vie, en un mot.

Puisque vous aurez bien digéré, la fonction intestinale s’accomplira normalement et tous les matins, en vous levant, vous éprouverez le besoin d’évacuer et, sans avoir jamais besoin d’employer aucun médicament, de recourir à un artifice quel qu’il soit, vous obtiendrez un résultat normal et satisfaisant.

De plus, toutes les nuits, à partir du moment où vous désirerez vous endormir jusqu’au moment où vous désirerez vous éveiller le lendemain matin, vous dormirez d’un sommeil profond, calme, tranquille, pendant lequel vous n’aurez pas de cauchemars, et au sortir duquel vous serez tout à fait bien portant, tout à fait dispos.

D’un autre côté, s’il vous arrive quelquefois d’être triste, d’être sombre, de vous faire de l’ennui, de broyer du noir, à partir de maintenant il n’en sera plus ainsi, et au lieu d’être triste, sombre, au lieu de vous faire du chagrin, de broyer du noir, vous serez gai, bien gai, gai sans raison, c’est possible, mais gai tout de même, comme il pouvait vous arriver d’être triste sans raison .

Je dirai plus : même si vous avez des raisons vraies, des raisons réelles de vous faire de l’ennui et du chagrin, vous ne vous en ferez pas.

S’il vous arrive parfois d’avoir des mouvements d’impatience ou de colère, ces mouvements, vous ne les aurez plus ; vous serez, au contraire, toujours patient, toujours maître de vous-même, et les choses qui vous ennuyaient, vous agaçaient, vous irritaient, vous laisseront dorénavant absolument indifférent et calme, très calme.

Si quelquefois vous êtes assailli, poursuivi, hanté par des idées mauvaises et malsaines pour vous, par des craintes, des frayeurs, des phobies, des tentations, des rancunes, j’entends que tout cela s’éloigne peu à peu des yeux de votre imagination et semble se fondre, se perdre comme dans un nuage lointain où tout doit finir par disparaître complètement. Comme un songe s’évanouit au réveil, ainsi disparaîtront toutes ces vaines images.

J’ajoute que tous vos organes fonctionnent bien ; le cœur bat normalement et la circulation du sang s’effectue comme elle doit s’effectuer ; les poumons fonctionnent bien ; l’estomac, l’intestin, le foie, la vésicule biliaire, les reins, la vessie, remplissent normalement leurs fonctions. Si l’un d’entre eux fonctionne actuellement d’une façon anormale, cette anomalie disparaît un peu chaque jour, de telle sorte que, dans un temps peu éloigné, elle aura disparu complètement, et cet organe aura repris sa fonction normale.

De plus, s’il existe quelques lésions dans l’un d’eux, ses lésions se cicatrisent de jour en jour, et elles seront rapidement guéries.

J’ajoute encore ceci, et c’est une chose extrêmement importante : si, jusqu’à présent, vous avez éprouvé vis-à-vis de vous-même une certaine défiance, je vous dis que cette défiance disparaît peu à peu pour faire place, au contraire, à de la confiance en vous-même, fondée sur cette force d’une puissance incalculable qui est en chacun de nous. Et cette confiance est une chose absolument indispensable à tout être humain.

Sans confiance en soi, on n’arrive jamais à rien, avec de la confiance en soi, on peut arriver à tout (dans le domaine des choses raisonnables, bien entendu). Vous prenez donc confiance en vous, et la confiance vous donne la certitude que vous êtes capable de faire non seulement bien, mais même très bien toutes les choses que vous désirez faire, à la condition qu’elles soient raisonnables, toutes les choses aussi qu’il est en votre devoir de faire.

Donc, lorsque vous désirerez faire quelque chose de raisonnable, lorsque vous aurez à faire une chose qu’il est de votre devoir de faire, pensez toujours que cette chose est facile. Que les mots : difficile, impossible, je ne peux pas ; c’est plus fort que moi, je ne peux pas m’empêcher de… disparaissent de votre vocabulaire, ils ne sont pas français. Ce qui est français, c’est : c’est facile et je peux.

Si vous considérez la chose comme facile, elle le devient pour vous alors qu’elle semblerait difficile aux autres, et cette chose, vous la faites vite, vous la faites bien, vous la faites aussi sans fatigue, parce que vous l’aurez faite sans effort. Tandis que si vous l’aviez considérée comme difficile ou impossible, elle le serait devenue pour vous, tout simplement parce que vous l’auriez considérée comme telle. (Ici Coué suggérait que le suggestionneur introduise les suggestions spécifiques du cas qu’il a à traiter.)

En somme, j’entends qu’à tous points de vue, tant au point de vue physique qu’au point de vue moral, vous jouissiez d’une excellente santé, d’une santé meilleure que celle dont vous avez pu jouir jusqu’à présent. Maintenant, je vais compter jusqu’à ‘trois’ et quand je dirai ‘trois’, vous ouvrirez les yeux et sortirez de l’état où vous êtes, et vous en sortirez bien tranquillement ; en en sortant, vous ne serez pas engourdi, pas fatigué le moins du monde, tout au contraire, vous vous sentirez fort, vigoureux, alerte, dispos, plein de vie ; de plus, vous serez gai, bien gai et bien portant sous tous rapports. Un, deux, trois. »

mercredi 7 septembre 2016

Au revoir Guy !


Le voilier 
Je suis debout au bord de la plage. 
Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l'océan. 
Il est la beauté, il est la vie. 
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon. 
Quelqu'un à mon côté dit : 
"Il est parti !" 
Parti ? Vers où ? 
Parti de mon regard, c'est tout... 
Son mât est toujours aussi haut, 
sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine. 
Sa disparition totale de ma vue est en moi, 
pas en lui. 
Et juste au moment où quelqu'un près de moi dit : "Il est parti !", 
il en est d'autres qui, le voyant poindre à l'horizon et venir vers eux, 
s'exclament avec joie : 
"Le voilà !"... 
C'est cela la mort.
William Blake




Où s'en vont ? Où s'en vont ? 
Tous ces potes qu'on aime, ces certaines affections. 
Qu'on est long, qu'on est long 
A dire les je t'aime qu'on pense quand ils s'en vont. 

Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh 
Vont les gens qu'on aime quand ils s'en vont. 
Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh 
C'est pas vrai qu'ça s'arrête, ce s'rait trop con. 

Les copines, les tontons 
Tous ces anges à nous, nos divines affections. 
Qu'on est long, qu'on est long 
A dire les je t'aime qu'on pense quand ils s'en vont. 

Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh 
Vont les gens qu'on aime quand ils s'en vont. 
Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh 
C'est pas vrai qu'ça s'arrête, ce s'rait trop con. 

Où s'en vont ? Où s'en vont ? 
Tous ces potes qu'on aime, ces certaines affections. 
Qu'on est long, qu'on est long 
A dire les je t'aime qu'on pense quand ils s'en vont. 

Oooooaaaaah 

Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh 
Vont les gens qu'on aime quand ils s'en vont. 
Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh 
C'est pas vrai qu'ça s'arrête, ce s'rait trop con. 
Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh 
Vont les gens qu'on aime quand ils s'en vont. 
Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh
C'est pas vrai qu'ça s'arrête, ce s'rait trop con. 
Ooooh oooh ooooh ooh ooh oooh


Entre les chansons et les poésies, les textes et les thèses, il y a une mort. Une mort injuste, cruelle et inutile, une mort béance, absence et silence. Un silence si grand, si pesant si assourdissant que rien ne peut le combler. Le temps semble comme suspendu mais les aiguilles tournent. Dehors la vie continue et de la nuit naît un jour nouveau plein de promesses. Dedans, c'est toute la tristesse du monde en concentré dans un cœur qui bat par habitude, des torrents de larmes qu'on refoule et un point dans la poitrine qui pèse plus que de raison. 
Ce matin, Guy s'en va. Il laisse son Isabelle désemparée et désespérée mais digne et forte pour ceux qu'elle aime. Son chagrin, elle y fera face plus tard, lorsque les enfants auront été consolés. Mère courage dans la maladie et la douleur, elle se veut phare dans la tempête de la vie. Elle sent que les assauts du vent ne l'épargneront pas mais elle fera face avec amour et abnégation car elle aime au-delà de tout, elle aime comme elle été aimée. 
Ce matin, Guy s'en va et partent avec lui les projets, les espoirs et les rêves qu'ils ont faits à deux. Leur vie d'amour a changé de forme mais elle vivra pour toujours car la mort n'est pas plus forte que l'amour.
Repose en paix Guy et continue de veiller sur ceux que tu as aimé.
Un jour, nous nous retrouverons peut-être... mais tu auras laissé une trace dans ma vie et jamais plus je ne regarderai un plateau de fruits de mer sans penser à toi.