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samedi 20 juin 2026

De « Charo » à « Prompter » : Ce que les nouveaux mots du dictionnaire 2027 disent de nous !

 


De « Charo » à « Prompter » : Ce que les nouveaux mots du dictionnaire 2027 disent de nous !

Comme chaque année, au mois de mai, on assiste au même rituel : les célèbres dictionnaires Larousse et Le Robert ouvrent les portes de leurs nouvelles éditions. Le millésime 2027 ne fait pas exception et accueille près de 150 nouveaux mots, sens et expressions. Loin d'être figée, notre langue respire, évolue et s'adapte au rythme de nos vies, de nos technologies et de notre jeunesse. Alors, simple effet de mode ou véritables révolutions lexicales ? Attachez vos ceintures, on fait le tour des nouveaux venus les plus marquants de l'année !

📚 Sélection de nouveaux mots phares (Édition 2027)

Voici un aperçu des entrées les plus commentées de cette année, classées par thématiques :

💻 L'ère du numérique et de l'IA

  • Prompter (v.) : Action d'envoyer un "prompt" (une instruction) à un algorithme d'intelligence artificielle générative pour obtenir une réponse ciblée.

  • Instavidéaste (n.) : Personne qui diffuse un flux vidéo en direct sur Internet, généralement en interaction avec sa communauté (le dictionnaire prend enfin acte des nouveaux métiers du streaming !).

  • Intelligence artificielle générale (IAG) (n.f.) : IA poussée, capable de rivaliser avec les capacités cognitives humaines.

👥 Phénomènes de société et pop-culture

  • Charo (n.m.) : Diminutif de "charognard", popularisé par le rap. Désigne familièrement un homme qui multiplie les conquêtes amoureuses, un séducteur invétéré.

  • Banger (n.m.) : Emprunté à l'anglais, qualifie une chanson, une œuvre ou un événement particulièrement réussi, marquant et de grande qualité.

  • Miskine (adj. / interj.) : Mot issu de l'arabe, utilisé pour désigner une personne qui inspire la pitié ou pour exprimer de la compassion ("Le pauvre !").

  • Manosphère (n.f.) : Ensemble des communautés virtuelles (forums, réseaux sociaux) prônant une forme de masculinisme, parfois de manière radicale.

🌍 Francophonie, terroirs et gastronomie

  • Bouiner (v.) : Ce régionalisme de l'ouest de la France entre enfin dans Le Robert ! Il signifie passer son temps à de vagues occupations, bricoler sans grande efficacité.

  • Faque (adv.) : La fameuse contraction québécoise ("fait que") qui signifie "doncs" ou "alors" fait son entrée officielle.

  • Onigiri (n.m.) : Témoin de l'amour des Français pour la cuisine japonaise, cette boulette de riz triangulaire entourée d'une algue nori a désormais sa définition.

🥗 Écologie, modes de vie et alimentation

  • Flexitarien, -enne (adj. / n.) : Bien que déjà utilisé, le dictionnaire précise et ancre son usage pour désigner une personne qui limite volontairement sa consommation de viande et de poisson, sans pour autant devenir végétarienne.

  • Batch cooking (n.m.) : Pratique culinaire qui consiste à préparer en une seule fois (généralement le week-end) tous les repas de la semaine à venir. Un vrai phénomène de société qui fait son entrée officielle.

  • Éco-anxiété (n.f.) : Forme d'anxiété ou de détresse psychologique liée aux bouleversements environnementaux et au changement climatique actuel.

💼 Monde du travail et nouvelles tendances

  • Slasheur, -euse (n.) : Personne qui cumule plusieurs activités professionnelles différentes (ex: graphiste / photographe / prof de yoga). Le terme vient du signe typographique slash (/).

  • Quiet quitting (n.m.) ou "Démission silencieuse" : Fait de faire le strict minimum au travail, sans s'investir au-delà de ses obligations contractuelles, pour préserver sa vie personnelle.

  • Infopreneur (n.m.) : Entrepreneur qui crée et vend des contenus d'information ou de formation sur Internet (e-books, cours en ligne, podcasts).

🧠 Psychologie et relations humaines

  • Gaslighting (n.m.) : Technique de manipulation psychologique consistant à faire douter la victime de sa propre mémoire, de sa perception de la réalité ou de sa santé mentale. (Parfois traduit par décervelage ou manipulation mentale).

  • Ghoster (v.) : Rompre soudainement tout contact avec quelqu'un (notamment sur les réseaux sociaux ou les applications de rencontre) sans donner la moindre explication, en devenant un "fantôme".

  • Red flag (n.m.) : Traduit littéralement par "drapeau rouge", ce terme désigne un signal d'alarme, un comportement suspect ou toxique qui doit alerter au début d'une relation.

🗣️ Expressions imagées et argot du quotidien

  • Avoir le seum (loc. v.) : Entrée très attendue ! Cette expression familière (issue de l'arabe sem, le venin) signifie être très en colère, dégoûté ou frustré face à une situation.

  • Cringe (adj.) : Emprunté à l'anglais, qualifie une situation, un comportement ou une personne si malaisante qu'elle met profondément mal à l'aise.

  • Crush (n.m.) : Désigne une personne pour qui l'on a un coup de cœur secret, un béguin passager ou une attirance amoureuse soudaine.

💡 Note explicative : Comment un mot gagne-t-il son ticket d'entrée ?

Il est toujours fascinant de comprendre les coulisses des dictionnaires. Un mot ne rentre pas dans le dictionnaire sur un simple coup de tête des lexicographes. Pour être adoubé par Larousse ou Le Robert, le terme doit répondre à trois critères stricts :

  1. La fréquence : Le mot doit être utilisé de manière massive.

  2. La diffusion : Il doit être présent dans des zones géographiques variées, dans différents types de médias (presse, réseaux sociaux, littérature) et chez des profils de locuteurs divers.

  3. La pérennité : Les linguistes observent le mot pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, pour s'assurer qu'il ne s'agit pas d'un effet de mode éphémère de quelques semaines.

Le saviez-vous ? Intégrer un mot, c'est aussi parfois lui ajouter un nouveau sens ! Cette année, le mot « Fresque » s'enrichit officiellement d'une nouvelle définition pour désigner les ateliers collaboratifs et citoyens (comme la Fresque du Climat ou la Fresque du Numérique).

En parcourant ce cru 2027, on réalise à quel point la langue française est vivante et poreuse au monde qui l'entoure. Qu’on se réjouisse de voir le parler de la jeunesse ou des terroirs ainsi légitimé, ou qu’on s’inquiète de l’omniprésence des anglicismes technologiques, une chose est sûre : le dictionnaire n'est pas un musée poussiéreux, c'est le miroir de notre quotidien. La langue ne nous appartient pas, nous la façonnons chaque jour.

mercredi 20 mai 2026

Les Mots 'Oiseaux' : Ces bijoux oubliés du dictionnaire

 


Les Mots 'Oiseaux' : Ces bijoux oubliés du dictionnaire

Introduction : Les perles de la langue

Imaginez un dictionnaire comme une immense volière. La plupart des mots sont des moineaux, familiers et quotidiens. Mais si l'on cherche bien, cachés dans les recoins les plus sombres, on trouve des oiseaux de paradis : des mots rares, magnifiques, dont la sonorité même est un enchantement. Ce sont les mots "oiseaux" : précieux, fragiles et trop souvent oubliés.

Une collection d'émerveillements

Voici quelques spécimens que vous pouvez exposer dans votre cabinet :

  • Vespéral : Qui appartient au soir, qui a la douceur du couchant.

  • Abscons : Difficile à comprendre, caché, ténébreux (un mot qui se cache lui-même !).

  • Obsidional : Relatif au siège d'une ville (une "fièvre obsidionale").

  • Amaranthe : D'une couleur rouge pourpre, ou une fleur qui ne se fane pas.

Un devoir de préservation

Dans notre quête de curiosités, redécouvrir ces mots est un acte de résistance. C’est refuser l’appauvrissement de la langue et choisir la nuance, la richesse et la beauté pure d’une sonorité. Ces mots sont comme des camées anciens : ils demandent de l’attention, mais offrent une élégance incomparable.

Le Défi du Jour : L'adoption

"Et vous, quel 'mot oiseau' choisiriez-vous d'adopter aujourd'hui pour l'empêcher de disparaître ? Un mot dont la simple prononciation vous fait voyager ?"

lundi 24 août 2020

Qu'est-ce qu'écrire ?

 

Qu'est-ce qu'écrire selon le Littré ?

écrire

(é-kri-r'), j'écris, nous écrivons ; j'écrivais ; j'écrivis ; j'écrirai ; j'écrirais ; écris, écrivons ; que j'écrive ; que j'écrivisse ; écrivant, écrit v. a.
  • 1Exprimer avec des lettres les sons de la parole et le sens du discours. J'ai écrit quelques mots sur ce papier. Écrire ses sentiments. Écrire ses idées. Écrire un calcul.Il [Dieu] écrit de sa propre main, sur deux tables qu'il donne à Moïse au haut du mont Sinaï, le fondement de cette loi, c'est-à-dire le décalogue ou les dix commandements, qui contiennent les premiers principes du culte de Dieu et de la société humaineBossuetHist. I, 4.Je crois qu'on fit des vers longtemps avant de les savoir écrire ; mais, l'alphabet une fois connu, sans doute on écrivit autre chose que des versCourierPréface d'Hérodote.

    On dit dans un sens analogue, en parlant de la musique, écrire un morceau, un air.

    De même, en parlant d'arithmétique ou d'algèbre, écrire une addition, une opération, une intégrale.

    Écrire une page, remplir une page de lettres et de mots. Cet enfant a écrit ses deux pages.

    Absolument. Savoir lire et écrire.Je voudrais, disiez-vous, ne savoir pas écrireRacineBrit. IV, 3.Il tira ensuite de sa poche une petite lame d'ivoire, écrivit sur cette lame avec une aiguille d'or, attacha la tablette d'ivoire à l'arc…VoltaireBabylone, 1.

    Voilà une bonne voix pour écrire, et une bonne main pour chanter, se dit de qualités qui ne conviennent aucunement à la chose dont il s'agit.

  • 2Inscrire.Ô mon Dieu ! … vous l'aviez écrit sur le livre éternelMassillonOr. fun. Louis XI.

    Fig. Dieu a écrit sa loi dans nos consciences.

  • 3Orthographier. Comment écrivez-vous votre nom ? Comment écrivez-vous tel mot ?
  • 4Adresser et envoyer une lettre à quelqu'un. Je vous ai écrit deux lettres, vous ne m'avez pas répondu.

    Écrire un volume, c'est-à-dire écrire une très longue lettre.Je me croirai la plus aimée, la mieux traitée, la plus tendrement ménagée, quand vous prendrez sur moi et que vous ôterez du nombre de vos fatigues le volume que vous m'écrivezSévigné395.

    Informer par lettre ou par correspondance. Je lui ai écrit la mort de son père.

    Absolument. Il m'écrivit qu'il fallait se hâter. Je vous écrirai, et je vous donnerai mon adresse.J'écrivis en Argos pour hâter ce voyageRacineIphig. I, 1.

    Ces deux personnes s'écrivent, elles ont entre elles un commerce de lettres.

    Écrire de bonne encre, de la bonne encre à quelqu'un, lui faire des remontrances sévères, lui intimer sérieusement un ordre.

  • 5Rédiger, composer un ouvrage. Écrire un traité, une histoire. Il a écrit ses mémoires.Un saint abbé dont la doctrine et la vie sont un ornement de notre siècle, ravi d'une conversion aussi admirable et aussi parfaite que celle de notre princesse, lui ordonna de l'écrire pour l'édification de l'ÉgliseBossuetAnne de Gonz.Quoi que vous écriviez, évitez la bassesse ; Le style le moins noble a pourtant sa noblesseBoileauArt p. I.

    Absolument. Écrire en prose, en vers. Cet auteur a beaucoup écrit. Ceux qui ont écrit sur cette matière.Il faut qu'un galant homme ait toujours grand empire Sur les démangeaisons qui nous prennent d'écrireMolièreMis. I, 2.Il se tue à rimer ; que n'écrit-il en prose ? BoileauSat. IX.Écrive qui voudra ; chacun à ce métier Peut perdre impunément de l'encre et du papierBoileauib. IX.Avant donc que d'écrire, apprenez à penserBoileauArt p. I.Mais dans l'art dangereux de rimer ou d'écrire, Il n'est point de degré du médiocre au pireBoileauib. IV.La plupart, comme ceux qui depuis ont écrit sur cette journée, ignoraient les souffrances physiques d'un chef qui…SégurHist. de Nap. IV, 6.

    On dit aussi : écrire d'une chose.Prétendre en écrivant de quelque art échapper à la critiqueLa BruyèreDisc. sur Théophr.

    Il se dit du genre de style. Cet homme parle bien, mais ne sait pas écrire.Donnons-lui donc [à Calvin], puisqu'il le veut tant, cette gloire d'avoir aussi bien écrit qu'homme de son siècle ; mettons-le même, si l'on veut, au-dessus de Luther…BossuetVariations, 9.Qui ne sait se borner ne sut jamais écrireBoileauArt p. I.Il faut exprimer le vrai pour écrire naturellement, fortement, délicatementLa BruyèreI.Un esprit médiocre croit écrire divinement, un bon esprit croit écrire raisonnablementLa Bruyèreib.Tout auteur qu'on est obligé de lire deux fois pour l'entendre écrit malSaint-FoixEss. Paris, t. IV, p. 221, dans POUGENS.[La Motte-Houdard] prouva que dans l'art d'écrire on peut encore être quelque chose au second rangVoltaireLouis XIV, 32.

    Écrire au courant de la plume, écrire rapidement, sans mettre beaucoup de réflexion.

    Avancer, exposer, enseigner. Aristote a écrit que les animaux…

    Il se dit aussi des compositions musicales. Écrire un opéra. Ce musicien a beaucoup écrit.

  • 6 Terme de pratique. Exposer ses moyens dans un mémoire, dans une requête. Ils furent appointés à écrire et produire.

    À mal exploiter bien écrire, se dit de celui qui, ayant fait des fautes et manqué aux formalités, y remédie par des écritures arrangées.

    Rédiger un procès-verbal, un interrogatoire, une déposition.Tiens, voilà ton paiement - Un soufflet ! écrivonsRacinePlaid. II, 4.…Vous riez ? Écrivez qu'elle a riRacineib. II, 6.

    S'engager par écrit. Il ne suffit pas de promesses, il faut écrire.Quiconque écrit s'engageTh. Corneillel'Amour à la mode, I, 2.

  • 7Marquer, indiquer.Son sang sur la poussière écrivait mon devoirCorneilleCid, II, 9.
  • 8S'écrire, v. réfl. Être écrit. Tout ce qui se dit ne s'écrit pas.Tout ce qui est bon à écrire, c'est une maxime de Vaugelas, est bon à dire ; mais tout ce qui peut se dire ne se doit pas écrireD'OlivetRem. sur Racine, § 94.

    Être orthographié. Ce mot ne s'écrit pas ainsi.

  • 9S'écrire chez quelqu'un, inscrire son nom chez quelqu'un à qui l'on fait visite.

    Se faire écrire chez quelqu'un, à la porte de quelqu'un, faire mettre son nom sur un papier chez le portier.Je n'avais pas changé [de conduite froide avec Villeroy] depuis, hors de me faire écrire aux occasions chez le maréchal, ce qui ne s'omet qu'en brouillerie ouverteSaint-Simon392, 59.On sait quand il faut se faire écrire, c'est-à-dire faire une visite qu'on ne fait pasRousseauHéloïse, II, 7.

REMARQUE

Racine a dit écrire en Argos, c'est-à-dire dans le pays d'Argos ; c'est une licence poétique, ou, si l'on veut, Racine a pris Argos dans le sens de pays d'Argos. Mais, dans la règle, en ou dans ne peut se dire qu'avec un pays : j'ai écrit dans ce pays-là ; mais j'ai écrit à Londres, à Berlin.

HISTORIQUE

XIe s.Il est escrit en la geste francorCh. de Rol. CX.

XIIe s.… Faites faire erraument [aussitôt] Vos chartres et vos briés [brefs] à clerz bien escrivanzSax. XX.Demain iront partout no brief qui sont escritib. XXIV.Davit li reis, qui out en sei saint esperit, Quant il out Salomun sun fil à rei escrit…Th. le mart. 27.Solunc [selon] ses paroles [il] escrit [écrivit] par tot son regne, e establi princes qui ço feissent faire par forceMachab. I, 1.

XIIIe s.Car bien estoit letrée et bien savoit escrireBerte, XI.Et des nombres [il] devoit escriprela Rose, 6720.Lesquiex enseignemens le roy escript [écrivit] de sa sainte mainJoinville300.

XIVe s.Comme l'en doit former ou escripre les livresOresmeEth. 67.Li dras [étoffe] qui fu escris de painture doréeBeaud. de Seb. II, 954.

XVe s.Ces deux [Philippe d'Artevelle et Piètre du Bois] se nommoient et escrisoient souverains capitaines de tousFroissartII, II, 160.Et escripst [écrivit] le pape au roi Charles, que il renvoyast sa sœur Isabelle en AngleterreFroissartI, I, 11.[Le duc d'Anjou] escripsit devers messire Jean d'Armignac que à ce besoin il ne lui voulsist faillirFroissartII, II, 1.Le duc d'Anjou qui se faisoit escrire roy de Cecile et de HierusalemFroissartliv. II, p. 160, dans LACURNE.

XVIe s.Xercès escrivit un cartel au mont AthosMontaigneI, 22.Escrit il en vers ou en prose ? MontaigneI, 142.Caton, qui luy assistoit à sa brigue, s'advisa que les tables où s'escrivoient les voix estoient toutes escrittes d'une mainMontaigneCat. d'Utiq. 62.Il est fort difficile d'escrire bien en nostre langue, si elle n'est enrichie autrement qu'elle n'est pour le present, de mots et de diverses manieres de parler ; ceux qui escrivent journellement en elle savent bien à quoi s'en tenir ; car c'est une extreme gene de se servir tousjours d'un motRonsard589.

ÉTYMOLOGIE

Wallon, skrîre ; provenç. escriure ; espagn. escribir ; portug. escrever ; ital. scrivere ; du latin scribere, le même que le grec γράφειν, (dont le thème est γραϐ), par la prosthèse d'une s. Comparez graver ; le goth. graban, creuser ; allem. graben. Le sens du radical grab ou scrib est creuser.

Source : https://www.littre.org/definition/%C3%A9crire


mardi 14 novembre 2017

L'Académie française fait le ménage


Dans sa 9ème édition du dictionnaire, l'Académie française a supprimé des dizaines de mots. Si un grand nombre de ces derniers me sont inconnus, il en est qui ont une place dans mon vocabulaire et j'ai bien de la peine à comprendre pourquoi ils sont écartés.

A

abuseur. n. m. Celui qui abuse. Un grand abuseur. Il est familier et peu usité. (XIVe s. ; Acad. 4e)
académiste. n. m. Anciennement, Membre de l’Académie française. (XVIIe s., d’abord au sens de « membre de l’Académie française » (correspondance de Chapelain, 1634) ; Les Académistes, comédie de Saint-Evremond ; supplanté dès 1635 par académicien ; puis au sens de « élève d’une académie », enregistré par Acad. 1ère : « Qui apprend à monter à cheval et autres exercices dans une académie ».)
accortise. n. f. Humeur accorte. Il a vieilli. (XVIe s. ; Acad. 1ère)
acenser. v. tr. Donner à ferme. Il est vieux. (XIIIe s. ; Acad. 1ère)
acerbité. n. f. Qualité de ce qui est acerbe. Ce fruit est d’une acerbité insupportable. Il est peu usité. (XIVe s. ; Acad. 5e)
acidule. adj. des deux genres. Qui est légèrement acide. Eaux minérales acidules. Liqueur acidule. (XVIIIe s. ; Acad. 4e)
affinerie. n. f. Lieu où l’on affine. Porter l’or ou l’argent à l’affinerie. (XVIe s. ; Acad. 4e)
aliénisme. n. m. Science qui étudie l’aliénation mentale. (XIXe s. ; seulement dans Acad. 8e)
amatelotage. n. m. T. de Marine. Action d’amateloter. Il a vieilli. (XIXe s. ; Acad. 6e)
amusoire. . f. Moyen d’amuser, de distraire. Cela n’est pas sérieux, ce n’est qu’une amusoire. Il est familier et très peu usité. (XVIe s. ; Acad. 2 e)
anastatique. adj. des deux genres. Qui reproduit les textes et les dessins imprimés, en parlant d’un procédé chimique. (XIXe s. ; Acad. 8e)
anguillade (XVIe s. ; Acad. 1ère)
antanaclase. n. f. T. de Rhétorique. Répétition d’un même mot pris dans un sens différent. (XVIIIe s. ; Acad. 4e)
apercevance. n. f. Faculté d’apercevoir. Apercevance fine, prompte. Il est peu usité. (XIIe s. ; encore bien attesté XVIe s. ; repris Acad. 5e --> peu usité dès 6e.)
archidiaconat. n. m. Dignité d’archidiacre. (XVIe s. ; Acad. 1ère)
architriclin. n. m. T. d’Antiquité romaine. Celui qui était chargé de l’ordonnance du festin. (XIIe s., puis XVe s. ; Acad. 4e)
arrêtiste. n. m. Compilateur ou commentateur d’arrêts des Cours souveraines, etc. (XVIIIe s. ; Acad. 4e ; attesté dans la plupart des dictionnaires généraux du XIXe et du XXe s.)
assoter. v. tr. Rendre sot. Vos discours finiront par m’assoter. Il se dit parfois pour Rendre sottement amoureux. Il s’est assoté d’une femme qui le ruinera. Dans les deux acceptions il est familier et vieux.(XIIIe s. ; déjà vieilli au XVIIe s. : au participe passé dans Acad. 1ère, le verbe étant réputé sorti de l’usage.)
atonique. adj. des deux genres. T. de Médecine. Qui a rapport à l’atonie. (XVIe s. ; Acad. 6e)
attiseur. n. m. Celui qui attise, qui aime à attiser. Il est peu usité. (XIIIe s. ; Acad. 5e ; attesté dans la plupart des dictionnaires généraux du XIXe s.)
avénage. n. m. Redevance en avoine. L’avénage de cette terre rendait plus de six cents livres. Il a vieilli. (XIIIe s. ; Acad. 5e)
avertin. . m. T. d’ancienne Médecine. Maladie d’esprit qui rend opiniâtre, emporté, furieux. Il se disait, par extension, de Ceux qui étaient tourmentés de cette maladie. Le peuple appelait saint Mathurin le patron des avertins.Il se dit aujourd’hui de la Maladie des moutons que l’on nomme ordinairement TOURNIS. (XIIIe s. ; Acad. 5e + principaux dictionnaires généraux xixe et xxe s.)


B

babillement. n. m. Action de babiller. (XVIe s. ; Acad. 6e ; surtout utilisé en médecine, selon la plupart des dictionnaires généraux du xixe s.)
bagues. n. f. pl. Bagages. Il ne s’emploie que dans cette phrase : Sortir vie et bagues sauves, Sortir d’une place de guerre avec permission d’emporter sur soi tout ce qu’on peut. Il a vieilli. Fig. et fam., Sortir, revenir bagues sauves, Sortir heureusement d’un danger. (XVe s. ; Acad. 6e)
baladinage. n. m. Plaisanterie bouffonne et de mauvais goût. (XVIIIe s. ; Acad. 5e)
baliverner. v. intr. S’occuper de balivernes. Ne faire que baliverner. Il est familier. (XVIe s. ; Acad. 4e)
bergerette. n. f. Jeune bergère. (XIIIe s., au sens donné par Acad. 8e, enregistré dès 6e ; XVIe s., au sens de « liqueur composé de vin et de miel », enregistré par Acad. 5e.)
besaigre. adj. des deux genres. Qui devient aigre, en parlant du vin. On l’emploie comme nom masculin. Ce vin tourne au besaigre. (XVIIe s. ; Acad. 4e)
biaiseur, -euse. n. Celui, celle qui a tendance à biaiser, qui use volontiers de faux-fuyants. (XIXe s. ; peu usité selon Larousse XIXe s., mais enregistré par Acad. 8e.)
boquillon. n. m. Bûcheron. Il est vieux. (XIIIe s. ; Acad. 4e ; supplanté par bûcheron au XVIIIe s., mais encore attesté en Picardie et en Flandre ; se rencontre chez La Fontaine.)
brandiller. v. tr. Mouvoir deçà et delà. Brandiller les jambes. Brandiller les bras. (XIIIe s., intransitivement ; XVIIe s., transitivement ; Acad. 1ère)
brétailler/brétailleur. v. intr. Tirer l’épée pour la moindre bagatelle. Il est familier. / n. m. Celui qui brétaille.(XVIIIe s. ; Acad. 4e)
brocardeur, -euse. n. Celui, celle qui dit des brocards. Il est peu usité. (XVIe s. ; Acad. 4e)


C

cacade. n. f. Décharge de ventre. Il est bas et ne se dit guère qu’au figuré. Faire une cacade, Manquer par lâcheté une entreprise où l’on s’était flatté de réussir. (fin XVIe s. ; Acad. 1ère, « plus ordinairement au figuré ».)
carrelure. n. f. Semelles neuves qu’on met à de vieux souliers, à de vieilles bottes. (XVe s. ; au sens de « bon repas », chez Rabelais, La Fontaine, enregistré par Acad. 1ère : « On dit figurément d’un homme affamé qui a fait un bon repas qu’Il s’est fait une quarreleure, une bonne quarreleure de ventre. »)
chancissure. n. f. Moisissure. Ôter la chancissure d’un pâté. (XVIe s. ; Acad. 1ère)
chapechute. n. f. Bonne aubaine due à une négligence d’autrui ou à un accident. (XIIe s. ; se rencontre chez La Fontaine ; Acad. 8e seulement)
chapeler. (Je chapelle; nous chapelons.) v. tr. Tailler en enlevant le dessus. Il se dit spécialement du pain qu’on taille en rognant la croûte. (XIIe s., au sens de « frapper rudement, tailler en pièces » ; XIVe s., au sens donné dans Acad. 8e, enregistré dès 1ère; XIXe s., au sens de « taillader ».)
charmoie. n. f. Lieu planté de charmes. Il a vieilli. (XIIIe s., comme toponyme ; puis XVIIe s. ; Acad. 4e)
charnure. n. f. La chair, les parties charnues, considérées selon les différentes qualités qu’elles peuvent avoir. Il ne se dit qu’en parlant des Personnes. Charnure ferme. Charnure molle. (XIIe s. ; Acad. 1ère ; emplois littéraires au XIXe et au XXe s. ex. : Georges Duhamel.)
chipotier, -ière. n. Celui, celle qui chipote. C’est un franc chipotier. (XVIIe s., chez Furetière ; Acad. 4e)
chômable. adj. des deux genres. Qu’on doit chômer, en parlant des jours de fêtes. (XVIe s., puis Acad. 1ère.)
chouanner. v. intr. Faire la guerre à la façon des chouans. (fin XVIIIe s., sous la Révolution ; se rencontre évidemment chez Balzac, Barbey d’Aurevilly, etc. ; chouan, chouannerie dans Acad. 7e, chouanner seulement dans 8e.)
clochement. n. m. Action de boiter. (XIVe s. ; Acad. 5e)
clubiste. n. m. Celui qui fréquentait les clubs politiques. (fin XVIIIe s. ; club et clubiste seulement dans Acad. 6e.)
colluder. v. intr. T. de Procédure. S’entendre dans un procès avec sa partie adverse au préjudice d’un tiers. Il a vieilli. (XVIe s. ; Acad. 1ère ; attesté dans la plupart des dictionnaires généraux du XIXe et du XXe s.)
collusoire. adj. des deux genres. Qui se fait par collusion. (XIVe s. ; idem.)
conjouir (se) (Xe s., transitivement, au sens de « recevoir avec courtoisie », puis, fin XIIe s., intransitivement ; XVe s., emploi pronominal --> déjà vieilli au XVIIe s., mais enregistré par Acad. 1ère.)
conspirant, -ante. adj. Qui concourt à produire un même effet. Des mouvements alternativement conspirants et contraires. En termes de Mécanique, Puissances conspirantes, celles qui, agissant suivant la même direction, concourent à produire le même effet. (XVIIIe s. ; Acad. 5e)
contre-police. n. f. Police qui surveille ou déjoue une autre police. Des contre-polices. ( fin XVIIIe s., sous la Révolution ; se rencontre chez Balzac ; Acad. 8e seulement)
convertissement (XIIIe s., au sens de « action de transformer une substance en une autre » ; XVIIe s., comme terme de finance, enregistré par Acad. 1ère.)
convoiteux, -euse. adj. Qui convoite. Être convoiteux de richesses, du bien d’autrui. (XIIe s. ; Acad. 1ère ; attesté dans les dictionnaires du XIXe s., mais réputé vieilli par Richelet ; se trouve chez La Fontaine.)
couchée. n. f. Lieu où on loge la nuit en faisant voyage. Il y a tant de lieues jusqu’à la couchée. Nous nous rencontrâmes à la couchée. Il se dit aussi du Souper et du logement des voyageurs dans l’hôtellerie. Il nous en coûta tant pour notre couchée. Il a vieilli dans ces deux acceptions. (XIIIe s., au sens de « action de se coucher (en parlant du soleil) » ; XVIIe s., au sens donné par Acad. 8e, enregistré dès 1ère.)
courte-botte. n. m. Petit homme. Il est populaire. Des courtes-bottes. (XVIIIe s., dans Acad. 4e )
crapoussin, -ine. n. Celui, celle qui est de taille petite et contrefaite. Ce n’est qu’un crapoussin, une crapoussine. Il est populaire. (XVIIIe s. ; Acad. 5e)
crosseur. n. m. Celui qui crosse, qui s’amuse à crosser. (XVIIe s., au sens de « personne qui joue à la crosse, qui chasse la balle avec une crosse » , enregistré par Acad. 1ère ; XIXe s., au sens de « querelleur ».)
curation. n. f. T. de Médecine. Traitement d’une maladie, d’une plaie. (XIIIe s.; dans la langue médicale du XVIIe s. --> repris par Molière ; Acad. 4e ; peu usité selon Larousse XIXe s. ; exclu des dictionnaires généraux du milieu du XXe s.)


D

délogement. n. m. Action de déloger. Il a vieilli. (fin XIVe s., en parlant d’une troupe qui lève le camp, quitte son casernement ou son cantonnement d’étape, puis XVIe s., au sens général donné par Acad. 8e et enregistré dès Acad. 1ère, avec la mention : « Il se dit plus ordinairement à l’égard des gens de guerre. »)
démeublement. n. m. Action de démeubler ou état de ce qui est démeublé. (XVIIe s. ; Acad. 4e)
dépopulariser. v. tr. Priver de la popularité. Ils cherchaient à le dépopulariser. Il se dépopularisait de jour en jour. (XVIIIe s. ; Acad. 6e)
dramatiste. n. m. Auteur dramatique. (fin XVIIIe s., comme dramaturge ; Acad. 5e)
duriuscule (XVIIe s., dans Le Malade imaginaire de Molière : « pouls duriuscule », par opposition à capricant ; Acad. 4e)


E

ébaudissement. n. m. Action de s’ébaudir, ou État de celui qui est ébaudi. Il est vieux. (XIIIe s. ; Acad. 4e)
écraseur, -euse. n. Celui, celle qui écrase. (XVIe s., comme adjectif, en parlant du tonnerre ; début XVIIe s., comme substantif, en parlant d’un mauvais cocher ; seulement dans Acad. 8e, au sens général de « celui qui écrase ».)
éraillement. n. m. Action d’érailler ou État de ce qui est éraillé. L’éraillement des étoffes. L’éraillement de la voix, des yeux. (XVIe s., en parlant des paupières (cf. ectropion) ; XIXe s., en parlant d’une étoffe et de la voix ; l’Acad. ne connaît que le premier sens, de la 4e à la 8e, qui mentionne le second.)
ergoterie. n. f. Argument reposant sur des vétilles ou Habitude de chicaner. (XVIe s., première attestation, puis XVIIIe s., dans Trévoux --> remplacé par ergotage ; Acad. 7e : renvoi à ergotage)
escroqueur, -euse. n. Celui, celle qui escroque. (XVIe s. ; Acad. 1ère)
ésopique. adj. des deux genres. Qui se rapporte à Ésope ou aux fables qui lui sont attribuées.(XVIe s. ; Acad. 8e)
euphuisme. n. m. Affectation de beau langage, du temps de la reine Élisabeth d’Angleterre. On l’emploie encore en parlant d’un Style affecté. (XIVe s. ; Acad. 8e ; cf. marinisme, gongorisme, etc.)
exacteur. n. m. Celui qui commet une exaction, des exactions. Il est vieux. (XIVe s. ; Acad. 1ère)


F

fanfan. n. m. Terme familier dont les mères et les nourrices se servent quelquefois en parlant aux enfants. Il est vieux. (début XVIe s. ; Acad. 4e)
finet, -ette. adj. Qui a une certaine finesse d’esprit. Il est familier et peu usité. (XVe s. ; Acad. 1ère ; peu usité selon Acad. 6e.)
friponneau. n. m. Jeune fripon malicieux. (XVIIe s., dans les Contes de La Fontaine ; Acad. 4e)
futurition. n. f. T. didactique. Caractère d’une chose future, en tant que future. (début XVIIIe s., chez Fénelon, au sens donné par Acad. 8e, enregistré dès 5e ; Acad. 4e : « Ce qui doit arriver. »)


G

gaminer. v. intr. Faire le gamin. (XIXe s. ; Acad. 8e)
gasconisme. n. m. Façon de parler et d’écrire empruntée du dialecte gascon et qui constitue une incorrection en français. Il y a de nombreux gasconismes dans les « Essai » de Montaigne. (XVIe s. ; Acad. 2e)
guenuche. n. f. Petite guenou. Une jolie, une gentille guenuche. Fig. et fam., C’est une guenuche coiffée, se dit d’un Femme laide et parée de façon ridicule. (XVIIe s. ; Acad. 2e)


H

havir. (H est aspirée.) v. tr. Il se dit en parlant de la Viande, lorsqu’on la fait rôtir à un grand feu, qui la dessèche et la brûle par-dessus, sans qu’elle soit cuite en dedans. Le trop grand feu havit la viande. La viande havit à un trop grand feu, ne fait que se havir. Il est peu usité.(début XIVe s., au sens figuré de « désirer ardemment, brûler de » ; XVIe s., au sens de « brûler, dessécher, hâler » ; XVIIe s., au sens donné par Acad. 8e, et seul enregistré par 1ère.)
hebdomadier, -ière. n. Celui, celle qui est de semaine, dans une maison religieuse. (XIIIe s. ; Acad. 2e)
hommagé, -ée/ hommager. adj. T. de Jurisprudence féodale. Qui est tenu en hommage. Terre hommagée. (XVIe s. ; Acad. 4e)


I

ichor. n. m. T. de Médecine. Sanie, sang aqueux mêlé de pus âcre, qui est le produit d’une inflammation de mauvaise nature.
ichoreux, -euse. adj. T. de Médecine. Qui tient de la nature de l’ichor. Plus ichoreux.(XVIe s. ; ichoreux, -euse, Acad. 4e, et ichor, 7e )
imbrisable. adj. des deux genres. Qui ne peut pas être brisé. Fig., La résistance de cette armée était imbrisable. (XIXe s. ; Acad. 8e)
immortification/immortifié, -ée. n. f. T. d’Ascétisme. État d’une personne qui n’est pas mortifiée. (début XVIIe s., chez saint François de Sales ; Acad. 2e)
impatroniser (s’) (XVIe s., au sens de « s’emparer, se rendre maître d’une ville, d’un pays » ; XVIIIe s., au sens donné dans Acad. 8e ; les deux sens figurent dans Acad. 1ère.)
imployable. adj. des deux genres. Qui ne peut pas être ployé (XVIe s., au propre et au figuré ; seulement Acad. 8e)
incorrigibilité. n. f. Défaut de celui qui est incorrigible. Son incorrigibilité, l’incorrigibilité de son caractère ne se conçoit pas. (début XVIe s. ; au XVIIe s., chez le cardinal de Retz ; Acad. 2e)
indévot , -ote. adj. Qui n’a point de dévotion, qui ne respecte pas les pratiques religieuses. Cet homme est indévot. Femme indévote.Il se dit, par extension, du ton, des manières, etc. Parler d’un ton indévot. Discours indévot. Il est vieux.
indévotion. n. f. Manque de dévotion, manque de respect pour les pratiques religieuses. Son indévotion scandalise tout le monde. Il se pique d’indévotion. (XVe s. ; indévot, substantif, XVIIe s. ; Acad. 1ère)
indulgencier. v. tr. Attacher une indulgence et une prière à un objet de piété. Indulgencier un chapelet. (XIXe s. ; Acad. 8e)

L

larmoyeur, -euse. n. Celui, celle qui larmoie. Cet enfant est un larmoyeur. (fin XVIIe s. ; Acad. 7e)
larroneau (XVe s. ; Acad. 1ère) n. m. Petit larron, qui ne dérobe que des choses de peu de valeur. Il est familier.


M

masticatoire. n. m. T. de Médecine. Sorte de médicament simple ou composé que l’on mâche pour exciter l’excrétion de la salive. Le pyrèthre, le bétel, le tabac sont des masticatoires. User de masticatoires. Adjectivement, Substance masticatoire.
mâtineau. n. m. Petit mâtin.
mensurer. v. tr. Soumettre à la mensuration. L’individu arrêté a été mensuré à son arrivée au Dépôt.
mésoffrir. v. intr. Offrir d’une marchandise moins qu’elle ne vaut. Il est vieux.
minon. m. Nom d’amitié que les enfants donnent aux chats. Viens, minon, mon petit minon. On dit aussi Minou. Ces deux mots sont familiers.
mireur, mireuse. n. Celui ou celle qui mire. Un mireur d’œufs.
mohatra. adj. m. Il ne s’emploie que dans cette locution, Contrat mohatra, Contrat ou marché usuraire, par lequel un marchand vend très cher, à crédit, ce qu’il rachète à très vil prix, mais argent comptant. Il est vieux.
monophylle. adj. m. T. de Botanique. Il se dit d'un Calice formé d'une seule pièce. Calice monophylle, à cinq divisions.
monseigneuriser. v. tr. Honorer quelqu’un du titre de monseigneur. Je l’ai monseigneurisé. Il ne s’emploie qu’ironiquement.
morfondure. n. f. T. d’Art vétérinaire. Sorte de catarrhe nasal qui vient aux chevaux lorsqu'ils ont été saisis du froid après avoir eu chaud. Ce cheval jette des naseaux, mais ce n’est qu’une morfondure.
Morphée. n. m. T. de Mythologie. Le dieu du sommeil. Ce nom s’emploie dans quelques locutions figurées et en manière de plaisanterie : Être dans les bras de Morphée, Être endormi ; Les pavots de Morphée, Le sommeil, etc.
mouille-bouche. n. f. Espèce de poire fondante qui mûrit dans les mois de juillet et d’août.
musico. n. m. Il s’est dit, dans les Pays-Bas, d'un Lieu où le bas peuple et les matelots allaient boire, fumer, entendre de la musique, etc.
musiquette. n. f. Petite musique. Il est familier.
myria. Préfixe emprunté du grec. Dix mille. Il sert à composer un certain nombre de termes scientifiques ou techniques dont nous ne citons ci-après que les principaux.
myriagramme. n. m. Mesure de poids qui vaut dix mille grammes.
myrtiforme. adj. des deux genres. T. d’Anatomie. Qui a la forme d’une feuille de myrte. Les caroncules myrtiformes.



N

narcotine. n. f. T. de Chimie. Alcaloïde que l’on tire de l’opium.
névroptère. n. m. T. d’Histoire naturelle. Nom générique des insectes dont les ailes sont transparentes et sont traversées de veines croisées en réseau. Les mouches d’or, les demoiselles, les termites sont des névroptères. Adjectivement, Les insectes névroptères.
némésis. n. f. T. d’Antiquité. Déesse de la vengeance. Il ne figure ici qu’en raison de son emploi comme nom commun dans le sens de Colère, vengeance divine. La Némésis antique est une personnification de la loi d’équilibre dans le monde.
Neptune. n. m. Dans la Mythologie, Dieu de la mer. Il s’emploie poétiquement pour désigner la Mer. Ce vaisseau brave les fureurs de Neptune.
neptunien, ienne. adj. T. de Géologie. Il se dit de Terrains formés par dépôt au fond de l’eau.
Théorie neptunienne, Théorie d’après laquelle la terre a été primitivement couverte par les eaux.
Nestor. n. m. Il se dit, par allusion à un personnage d’Homère, d’un Vieillard respectable par son âge et par la sagesse de ses conseils. On respecte en lui le Nestor de l’assemblée.)
neutralement. adv. T. de Grammaire. Comme neutre, en manière de neutre.
neutralisant, ante. adj. T. de Chimie. Qui est propre à neutraliser. Une substance neutralisante. Substantivement, Un neutralisant.
Nicodème. n. m. Homme simple et borné. C’est un grand nicodème. Il est très familier.
nigauder. v. intr. Faire des actions de nigaud, s’amuser à des choses de rien. Il est familier.
niguedouille. n. f. Voyez nique-douille.
non avenu, ue. adj. Qui n’est pas arrivé. Cet incident fut considéré comme nul et tenu pour non avenu. Nul et non avenu. Voyez avenu.


O

octo. Mot grec et mot latin qui signifient Huit et qui, en français, employés comme préfixes, servent à former un certain nombre de mots dont nous citons les principaux.
Œdipe. n. m. Homme qui trouve facilement le mot des énigmes ou la solution de questions obscures, par allusion au personnage de l’antiquité qui résolut les énigmes posées par le sphinx. Il faudrait être un Œdipe pour deviner ce que cela veut dire. Je ne suis pas un Œdipe. On dit par dérision L’Œdipe du Café du Commerce. Il est familier.
œillère. adj. f. Qui avoisine l’œil. Il n’est guère usité que dans cette expression, Dents œillères, Dents de la mâchoire supérieure, qui sont entre les incisives et les molaires : on les nomme plus exactement Dents canines. Substantivement, On lui a arraché une œillère.
oignonière. n. f. Terre semée d’oignons.
olinde. n. f. Sorte de lame d’épée, fabriquée autrefois au Brésil dans la ville d’Olinda.
onéraire. adj. des deux genres. T. de Jurisprudence. Qui exerce réellement une charge dont un autre a le titre. Il est opposé à Honoraire et ne s’emploie guère que dans ces qualifications, Tuteur onéraire, Syndic onéraire. Il vieillit.
ophite. n. m. Sorte de porphyre ainsi nommé parce qu’il rappelle, par son fond vert tacheté de blanc, la peau bigarrée des serpents. Par apposition, Marbre ophite.
opulemment. adv. Avec opulence. Vivre opulemment. Il est un peu usité.
Orion. n. m. T. d’Astronomie. Nom d’une constellation de l’hémisphère méridional. Le lever d’Orion.
ormin. n. m. T. de Botanique. Plante du genre des Sauges.
orphéoniste. n. des deux genres. Membre d’une société de chant choral.
ostéo. Particule formée du grec, qui signifie Os et qui entre comme préfixe dans la composition de nombreux mots médicaux, dont nous ne donnons ci-dessous que les plus usités.
ostéocope. adj. des deux genres. T. de Médecine. Il se dit de Douleurs osseuses profondes, aiguës.
ostéogénie. n. f. T. didactique. Science de la formation et du développement des os. L’ostéogénie est une branche de la physiologie et de l’anatomie comparée.
ostéographie. n. f. T. didactique. Étude, description des os.
ostéolithe. n. m. T. d’Histoire naturelle. Os pétrifié.
oxygone. adj. des deux genres. T. de Géométrie. Il n’est guère usité que dans cette expression, Triangle oxygone, Triangle dont tous les angles sont aigus. On dit aussi et plus souvent dans le même sens Triangle acutangle.


P

pairement. adv. T. d’Arithmétique. Il n’est guère usité que dans cette locution : Nombre pairement pair, Nombre pair, dont la moitié est aussi un nombre pair, ou, ce qui revient au même, Nombre divisible par quatre. Huit, douze sont des nombres pairement pairs.
palmite. n. m. Nom donné à la moelle des palmiers, qui est une substance blanche comme du lait caillé, fort tendre et d’une saveur douce et agréable.
papalin, ine. adj. Qui se rapporte au pape. Troupes papalines. Substantivement, Les papalins, Les partisans du pape. Il se dit généralement en mauvaise part.
paraboliquement. adv. En décrivant une parabole. Un corps qui se meut paraboliquement.
paraphraste. n. m. Auteur de paraphrases. Les paraphrastes chaldaïques.
patelineur, euse. n. Celui, celle qui tâche de faire venir les autres à ses fins par des manières patelines.
patentable. adj. des deux genres. Qui est sujet à patente.
patronnet. n. m. Garçon pâtissier.
pantière. n. f. T. de Chasse. Sorte de filet qu’on tend verticalement pour prendre certains oiseaux. Les braconniers se servent de la pantière pour prendre les compagnies de perdrix pendant la nuit.
perchlorure. n. m. T. de Chimie. Composé qui contient la plus grande quantité de chlore qu’il peut renfermer à l’état de combinaison. Le perchlorure de fer.
péricrâne. n. m. T. d’Anatomie. Périoste externe du crâne.
péripatétisme. n. m. Philosophie péripatéticienne.
péristole. n. f. T. de Physiologie. Le mouvement péristaltique.
péristystole. n. f. T. de Physiologie. Intervalle de temps qui est entre la systole et la diastole, entre la contraction et la dilatation du cœur et des artères. La périsystole est insensible dans l’état naturel et ne s’aperçoit que chez les moribonds. Il est peu usité.
persévéramment. adv. Avec persévérance. S’occuper persévéramment de son salut, de la recherche de la vérité.
pétrosilex. (L’S se prononce comme un C.) n. m. T. de Minéralogie. Pierre siliceuse de la nature du feldspath.
phalangite. n. m. T. d’Antiquité. Soldat de la phalange. Il est peu usité.
phéniqué, ée. adj. T. de Chimie. Qui contient du phénol. Eau phéniquée. Gaze phéniquée.
philatélisme. n. m. Goût de collectionner les timbres-poste.
philotechnique. adj. des deux genres. Qui a pour objet l’amour, la culture des lettres et des arts. Société philotechnique.
phlegmoneux, euse. adj. T. de Médecine. Qui est de la nature du phlegmon. Inflammation phlegmoneuse. Érésipèle phlegmoneux.
phrénologique. adj. des deux genres. Qui appartient à la phrénologie. Le système phrénologique.
picoreur. n. m. Celui qui picore.
pigne. n. f. T. de Métallurgie. La masse d’or ou d’argent qui reste après l’évaporation du mercure qu’on avait amalgamé avec le minerai, pour en dégager le métal qu’il contenait.
pignochage. n. m. Manière de peindre de celui qui pignoche.
pinchina. n. m. Étoffe de laine, sorte de gros drap. Un habit de pinchina.
pionner. v. intr. T. des Échecs et du jeu de Dames. Il se dit d’un Joueur qui s’attache à prendre beaucoup de pions, qui se trouve obligé de prendre trop souvent des pions.
pissement. n. m. Il n’est guère usité qu’en Médecine et dans les expressions suivantes : Pissement involontaire, Écoulement d’urine qui n’est sollicité par aucune sensation irritante; Pissement de sang, de pus, Évacuation de sang, de pus par le canal de l’urètre.
pleige. n. m. T. d’ancienne Jurisprudence. Celui qui sert de caution. Il s’est offert pour pleige et caution dans cette affaire.
pleuropneumonie. n. f. T. de Médecine. Maladie dans laquelle la plèvre et les poumons sont simultanément enflammés.
plicatile. adj. des deux genres. T. de Botanique. Qui se plisse. La corolle du liseron est plicatile.
pneumonique. adj. des deux genres. T. de Médecine. Qui est relatif aux maladies du poumon, à la pneumonie. Des remèdes pneumoniques.
pnyx. n. m. T. d’Antiquité. Place publique d’Athènes, où se tenait ordinairement l’assemblée générale du peuple. La colline du pnyx d’Athènes. La tribune du pnyx.
poché. n. m. Sorte d’encre de Chine. Poché pur. Poché clair.
poétereau. n. m. Poète médiocre, mauvais poète. Ce n’est qu’un poétereau. Il est familier.
polymathie. n. f. Instruction multiple, variée, étendue.
polymathique. adj. des deux genres. Qui a rapport à la polymathie. École polymathique, École où l’on enseigne beaucoup de sciences.
polypeux, euse. adj. T. de Médecine. Qui a rapport au polype, qui est de la nature lu polype. Tumeur polypeuse.
populéum. (UM se prononce OME) n. m. T. de Pharmacie. Pommade calmante, dans la composition de laquelle entrent des germes de peuplier noir et d’autres substances. Par apposition, Onguent populéum.
porte-hache. n. m. Étui d’une hache de sapeur. Des porte-hache.
porte-vis. n. m. T. d’Arquebusier. Pièce de métal sur laquelle porte la tête des vis qui servent à fixer la platine d’un fusil, d’un pistolet, etc. On dit aussi Contre-platine.
prétermission. n. f. Synonyme, moins usité, de prétérition.
processionnellement. adv. En procession. Toutes les paroisses allèrent processionnellement à Notre-Dame
protocarbure. n. m. T. de Chimie. Premier degré de combinaison d’un corps simple avec le carbone.
protochlorure. n. m. T. de Chimie. Premier degré de combinaison d’un corps simple avec le chlore.
psora ou psore. n. f. T. de Médecine emprunté du grec. Nom de différentes maladies de la peau, caractérisées par des vésicules et des pustules.
Il se dit aussi quelquefois de la Gale.
psorique. adj. des deux genres. T. de Médecine. Qui est de la nature des maladies pustuleuses et particulièrement de la gale. Virus psorique.
Il se dit aussi des Remèdes qu’on emploie contre la gale. Remèdes psoriques.
ptomaine. n. f. T. de Chimie organique. Alcaloïde provenant de la décomposition des matières animales.
pucelle. n. f. Poisson qui ressemble à l’alose, mais qui est moins estimé.
puine. n. m. T. d’Eaux et Forêts. Il se dit des Arbrisseaux qui sont censés mort-bois. Voyez mort-bois.


Q

quadratrice. n. f. T. de Géométrie. Courbe inventée chez les anciens Grecs pour parvenir à la quadrature approchée du cercle. La quadratrice de Dinostrate.
quadrinôme. n. m. T. d’Algèbre. Expression algébrique composée de quatre termes.

mardi 19 mai 2015

Les nouveaux mots du dictionnaire - version 2016


Tout comme le mois de novembre apporte le beaujolais nouveau, le mois de mai apporte les nouveaux mots qui seront intégrés dans les dictionnaires de l'année prochaine. La livraison de 2016 dans Le Petit Robert et Le Larousse comptera plus de 150  entrées nouvelles.

Chaque entrée respecte l'un de deux critères : être populaire et souvent repris dans les médias ou être en rapport avec l'actualité sans risquer de disparaître rapidement.


Quelques uns des nominés dans les tendances culinaire, morale, environnementale, technologique et dans le registre familier

amarrer : séduire quelqu'un à La Réunion
anthropocène : période géologique marquée par l'impact environnemental des activités humaines
attaque verbale
arty : qui s'apparente à l'avant-garde artistique
avoir le melon
baltringue : personne incapable, personne peureuse, lâche
beuh : majijuana
bidou : argent au Québec
big data : mégadonnées
binouze : bière
biryani : plat indien
bistronomie : cuisine raffinée de type gastronomique servie dans un restaurant simple, non étoilé
bitcoin : monnaie électronique
bolos : personne naïve ou peu courageuse, ou complètement ridicule, voire stupide
bretonnisme : fait de langue propre au français parlé en Bretagne
captcha
cari : plat créole
chneuquer : fouiner en Suisse
chouiner : se plaindre
climatosceptique
clivant
community manager
connecté : se dit d'un équipement ayant une connexion à Internet ou relié à un téléphone intelligent dont il utilise les capacités
covoiturer
crudivore : pratique alimentaire consistant à ne consommer que des aliments crus
cuisine  moléculaire
décroissant : qui milite pour la décroissance
dédiabolisation : action de dédiaboliser, de faire cesser la diabolisation de quelque chose, de quelqu’un
désimlocker : débloquer un téléphone mobile verrouillé par un opérateur afin de pouvoir l'utiliser sur le réseau d'un autre opérateur
durabilité
écoconduite
économie circulaire : système économique fondé sur la frugalité, la limitation de la consommation, le recyclage des matériaux ou des services
écopastoralisme
écopâturage
égoportrait : selfie québécois
électrosensibilité : ensemble des troubles physiques dus, selon la description des personnes atteintes, à une sensibilité excessive aux ondes et aux champs électromagnétiques ambiants
entomophagie : le fait de se nourrir d'insectes
envoyer des scuds : critiquer quelqu'un, en plaisantant ou non, sans faire dans la demi-mesure
être fiu : être fatigué, être blasé, en avoir assez
faucheur volontaire", qui détruit les parcelles de maïs transgéniques
financement participatif : mise en commun d'apports financiers (dons, prêts, investissements) individuels ou associatifs, dans le but de financer des projets entrepreneuriaux, culturels ou environnementaux, généralement via Internet
fiu : grande lassitude
génériquable : médicament dont le brevet du principe actif et tombé dans le domaine public et qui peut être reproduit librement, sans versement de droits
glamouriser
goji : baie rouge comestible riche en vitamine C
guar
identifiant : information permettant de se connecter à un système informatique (nom d’utilisateur, mot de passe, numéro de téléphone, etc…)".
lose
maquillée comme un camion volé
mème : image, vidéo ou texte humoristique se diffusant largement sur Internet ou idée, représentation mentale ou élément culturel qui se propage d'un individu à l'autre, par imitation, dans une même société
mémériser : donner une allure de mémère à une femme, la vieillir
MOOC : cours en ligne
open data : données numériques accessibles par tous
particule fine : polluante et suspendue dans l'air, d'un diamètre inférieur à 2,5 micromètres
partir en cacahuète : perdre son sang-froid ou, dans le cas d'une situation, dégénérer
prendre cher : ne pas être ménagé
responsable : celui qui se porte garant, celui qui pèse les conséquences de ses actes et respecter les valeurs de développement durable.
rétropédaler : pédaler dans le sens inverse au sens habituel
sape : art de s’habiller avec élégance et à la dernière mode, qui témoigne souvent d’un souci de paraître
scud : missile tactique sol-sol conçu par l'Union soviétique
selfie : autoportrait photographique, généralement réalisé avec un téléphone intelligent et destiné à être publié sur les réseaux sociaux
recyclerie
se la raconter
siester  : faire la sieste en Afrique
tendu comme un string : être très angoissé, à cran
tomate cœur-de-bœuf
transition énergétique
tutos : guide d’apprentissage, sur support papier ou sur Internet, constitué d’instructions visuelles (photos, vidéos) montrant comment réaliser une tâche
vegan relatif aux adeptes du veganisme, principe selon lequel les animaux ne sont pas la propriété des humains et ne peuvent donc pas légitimement être utilisés
VTC
Yuzu : agrume de l'est de l'Asie
zadiste : Militant qui occupe une Zad - qui s'oppose à un projet d'aménagement qui porterait préjudice à l'environnement
zénifiant : qui calme, apaise


Côté noms propres, parmi les nominés :

Banksy - artiste - roi du street art
BHL - Bernard-Henri Lévy - philosophe
Cabu - dessinateur à Charlie Hebdo mort assassiné
Michael Caine - acteur
Charb - dessinateur à Charlie Hebdo mort assassiné
Marc Ferro - historien et résistant
Pierre Hermé - pâtissier
Anne Hidalgo - maire de Paris
Michel Jonasz : chanteur
Paul Krugman, prix Nobel d'économie 2008
Renaud Lavillenie : sportif
Lynda Lemay - chanteuse québécoise
Benjamin Millepied - chorégraphe
Pixar - les studios
Pierre Rabhi - pionnier de l'agroécologie
Pierre Richard : acteur
Rosetta - la sonde
Malala Yousafsai : prix Nobel

mardi 19 août 2014

L'orthographe


L'orthographe est une science qui consiste à écrire les mots d'après l’œil et non d'après l'oreille. (Ambrose Bierce)

Définition du dictionnaire Larousse :

Ensemble de règles et d'usages définis comme norme pour écrire les mots d'une langue donnée. (On distingue l'orthographe d'accord, fondée sur les règles de la grammaire, et l'orthographe d'usage, qui n'obéit pas à des règles précises.)
Maîtrise, connaissance de ces règles et de ces usages : Avoir une orthographe désastreuse.
Manière d'écrire les mots : Orthographe phonétique.
Graphie correcte d'un mot : Il y a deux orthographes possibles pour ce mot.


L’orthographe (des racines grecques ὀρθός / orthὀs, « droit, correct », et γραφή / graphḗ, « écriture ») désigne l'ensemble des normes qui règlent la façon d'écrire dans une langue.

Les normes en français ne sont pas coulées en force de loi. Elles évoluent au fil des siècles. L'avis de l'Académie française et du Conseil de la Langue française sont néanmoins les garants de la langue française au travers de l'Organisation internationale de la francophonie. Certains territoires à majorité francophone possèdent des institutions propres régissant l'usage de la langue et donc les normes orthographiques: l'Office québécois de la langue française (Québec - Canada) ou le Conseil Supérieur de la langue français et de la politique linguistique (Wallonie-Bruxelles - Belgique).


L'orthographe est généralement divisée en deux catégories :

L’orthographe lexicale (orthographe d’usage) qui définit la façon d'écrire les mots du lexique telle qu'on peut la trouver dans le dictionnaire et ce indépendamment de l'usage dans la phrase ou le texte. Chaque mot possède donc une orthographe définie. Le stade oral de la langue précédant toujours le stade écrit, l'orthographe d'usage devrait logiquement représenter en signes linguistiques la prononciation des mots, selon une correspondance lettre-phonème régulière. Hélas ! l'évolution graphique suivant rarement l'évolution phonétique de la langue et l'orthographe d'usage a perdu parfois sa logique.

L’orthographe grammaticale qui définit l'ensemble des accords et des règles concernant la structure des phrases, des groupes et des verbes. Cela concerne, entre autres, les marques du pluriel et la conjugaison des verbes. L'écriture des mots dépend ainsi souvent d'autres éléments de la phrase.


Pour bien écrire, il faut donc toujours avoir à portée de main un dictionnaire de langue et être capable de s'en servir et surtout faire attention. Les fautes d'inattention sont les plus stupides. Relisez-vous toujours.

Apprenez à bien prononcer les mots. N'hésitez pas à aller voir la transcription selon l'alphabet phonétique international.