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vendredi 10 juin 2016

@cro.com - théâtre à l'Eden (Charleroi)


Chouette soirée théâtrale à l'Eden de Charleroi en compagnie de quelques amies ce mercredi soir pour encourager le groupe théâtre action de l'asbl Némésis Charleroi et la compagnie du campus dans leur pièce : @cro.com !!!


Sur scène quelques personnages hauts en couleur - Suzette qui "communique" avec ses filles par texto 


Charlotte qui "garde" son gamin "branché" sur les réseaux sociaux


et Sandrine "connectée" avec le monde


aux dépens de son fils, Hercule, contraint de manger des plats surgelés...


Mais dans ce voisinage dispersé, l’élu du Parti Progressiste a un programme révolutionnaire: recréer du lien social…


C’est alors qu’entrent en jeu Eugénie et ses légumes, l’élégant Arthur


et la pétillante Marguerite pour l’organisation d’un match de foot!


Dans notre société qui s’applique à nous "relier" en permanence les uns aux autres, une question s’est rapidement posée: les gens sont-ils vraiment ensemble quand ils sont penchés sur leur smartphone pour partager sur les réseaux sociaux ce qu’ils "vivent" au moment présent?


Mais aussi, quelle est la part d’isolement et de collectif?


Qui sont ces amis Facebook qu’on ne voit jamais?


Pourquoi "wifi gratuit" est-il le nouveau critère de sélection pour un restaurant?


C’est au travers d’improvisations sur ces questions que les apprentis comédiens ont élaboré un spectacle mettant en relation une galerie de personnages qui surfent tantôt sur la vague du virtuel, tantôt sur la vague du réel…


On ne s'ennuie pas un instant


On rit (beaucoup)


Et on s'interroge.


Quelle place dans la vie et dans ma vie que ce moyen tout à la fois génial et horrible qu'est Internet?


Un spectacle joué avec le cœur.


Merci pour cet excellent moment.

mardi 3 février 2015

La colocataire perdue de vue



Huitième exercice du livre 642 things to write about traduit en français. Sur un tiers de page.
Vous pouvez faire vous aussi l'exercice et m'envoyer votre texte ou bien encore le mettre en message. Bonne création :)

La colocataire perdue de vue

Si le thème avait été une colocataire retrouvée, j''aurais pu écrire sur Nadine ma colocataire retrouvée grâce à Facebook. Elle traversa ma route après 30 ans de séparation. Oh pas une grande balade, juste un petit bonjour, un message, savoir ce que nous devenions et un désir virtuel de se revoir... un jour.

Après ces retrouvailles, j'ai donc cherché sur Internet quelqu'un de la même époque, de la même adresse mais pas du même milieu. Quelqu'un qui n'a sans doute jamais su qu'elle avait illuminé ma vie par sa gentillesse, sa façon d'être, son talent. Dans une vie, on rencontre des milliers de gens et il en est qui vous marquent à jamais. elle, ce fut un petit pied, tout petit pied sur le sable de mon cœur.

Janvier 80, je l'ai applaudie dans Les Trois Sœurs de Tchekhov. Je l'ai revue en mai 81 dans Au Perroquet Vert de Schnitzler et en octobre 82 dans L'Eveil du Printemps de Wedekind et puis la vie... mangeuse de temps, mangeuse de relations. Chacune nous avons poursuivi notre chemin moi ici, elle à Paris comme comédienne, actrice, directrice de théâtre et aujourd'hui conseillère professionnelle. Merci Internet de nous aider à retrouver la trace de ceux qu'on a perdus - enfin pas toujours car, et ceci n'a rien à voir avec cela, je suis toujours à la recherche d'une Agnès Bureau, élève à l'école moyenne pour filles de Marchienne-au-Pont. Fin de la parenthèse.

Je ne sais pas si je reverrai un jour ma colocataire perdue. Seules les montagnes ne se rencontrent pas et puis qui sait si je ne lui enverrai pas un  mail pour son anniversaire en septembre, histoire de lui dire que je ne l'ai pas oubliée.

samedi 20 septembre 2014

Soirée d'ouverture au PBA


Ce vendredi, la foule des amateurs de spectacles, tous genres confondus, était conviée au Palais des Beaux-Arts de Charleroi pour la soirée d'ouverture de la saison 2014-2015.

Près de la moitié de ceux qui avaient répondu à l'appel étaient habillés en noir et blanc - dress code de l'événement placé sous le thème de la "zébritude".


Cette soirée voulait rencontrer le public du PBA, présenter les coups de cœur de son président et de la chargée de communication, entendre ceux des spectateurs qui avaient participé à l'enquête, donner des explications sur certains spectacles, en faire découvrir d'autres passés à travers le filet de l'envie ou du goût, prendre un verre et partager les impressions sur la saison passée et celle à venir...


20.15 dans la grande salle , confortablement installés nous assistons à la présentation - longue présentation - trop longue présentation - de la saison 2014-2015. Les textes manquent de spontanéité. Le passage du témoin entre les deux présentateurs est parfois laborieux. Je m'ennuie. Je me sens perdue dans le flot de paroles, de rires convenus, d'extraits de spectacles. Entre les auteurs, les acteurs, les metteurs en scène "les plus connus" je me sens larguée dans mes connaissances musicales et théâtrales. Une question me taraude : Cette présentation, ces spectacles seraient-ils pour des gens Avertis et seulement pour eux ? Finalement, je me suis cramponnée aux accoudoirs de mon siège et je suis arrivée à la fin. Que dire ? Que la programmation ne m'a pas convaincue et que c'est tout juste si 4 spectacles - LE nombre nécessaire pour débuter un abonnement - m'attirent. Je pensais retrouver l'ami de ma jeunesse, le compagnon de mes plus beaux souvenirs de spectacles mais je n'ai pas reconnu MON Palais des Beaux-Arts.


21.50 : Les gens se pressent pour prendre le verre de l’amitié dans la Salle de Congrès. Le mousseux coule à flot. L'eau et le jus de fruit se font par contre extrêmement discrets. L'excellent son du Brussels Swing Boulevard est fort. Il est impossible de s'entendre. Nous repartons sans attendre l'arrivée du DJ Dawoonder.


Merci à Brigitte et Maryline pour cette sortie. Qui sait, nous nous reverrons peut-être lors d'un spectacle !

samedi 12 juillet 2014

Les fées

Les Fées de Brian - Froud, Alan Lee
Le nom fée vient du mot latin fata qui se disait originairement pour Parque (fatum signifiant destin). Les fées du moyen-âge appartiennent à un genre de divinités secondaires païennes qui ont survécu au paganisme et que le peuple a mêlées aux croyances du christianisme. On y rencontre à la fois des survivances de la mythologie latine, celtique et germanique. Au fatum des Romains, qui s'était morcelé en un grand nombre de personnes divines, Tria Fata, les trois Moires ou Parques des Grecs, qu'on retrouve au IVème siècle dans Ausone et au VIème siècle dans Procope, ont emprunté l'influence qu'elles avaient sur la destinée de l'homme et les dons bons ou mauvais qu'elles lui imposaient dès le berceau. Aux matres ou matronae, divinités qui apparaissent si souvent dans les inscriptions gallo-romaines, elles doivent le caractère, généralement bienveillant pour les hommes, qu'elles ont au moins chez les populations qui ont été longtemps en contact avec les Romains. Elles devinrent dures et méchantes lorsqu'elles s'allièrent aux n'ornes, ces lugubres parentes des Parques, chez les peuples germaniques et scandinaves, qui importèrent tout un panthéon de nains : trolls, gnomes, kobolds et aussi d'elfes, nixes, ondines, pixies, etc.

Sirènes et ondines - Edouard Brasey
Les gaulois eurent les saynettes qui habitaient l'île de Sayne, sur la côte des Osismiens, auxquelles on attribuait le pouvoir d'exciter les tempêtes et de guérir les maladies ; on les connut en Ecosse et en Irlande sous le nom de fairies, de water-elven ou de daonie-see ; en Angleterre, on les appelera Klabbers ou tylwith teg ; en Allemagne, alfen, kobold ou stille-volk ; les Arabes et les Persans avaient des fées nommées féris, dives et djinors. En Flandre, on connut les withe-wroukin (dames blanches), fées malfaisantes qui épiaient les voyageurs pour les entraîner dans leurs demeures souterraines ; en Danemark, les fées sont les nokka, musiciennes nocturnes des forêts et des eaux ; en Russie, les duegar. Il faut remarquer que ces produits de l'imagination humaine sont malins et méchants dans tous les pays où la nature est avare de ses dons : pays froid, de montagnes, de nuages, comme la Scandinavie, l'Irlande, l'Ecosse ; au contraire, ils sont doux et bienfaisants dans les pays méridionaux, où la nature est riante et la vie relativement facile.


Le grand livre des esprits de la nature - 
Fées, elfes, lutins, faunes, sirènes, pixies, dryades 
et autres créatures des forêts, montagnes, rivières, océans et jardins
Richard Ely , Fréderique Devos 

Les littérateurs prolongèrent le règne des fées en les introduisant dans leurs récits. Au moyen âge, dans les romans d'Arthur et de la Table ronde, de Charlemagne et de ses paladins, d'Ogier le Danois, Viviane, Morgane, Mélusine, sont appréciées des poètes. Quelques grandes familles adoptèrent certaines d'entre elles comme protectrices. En se rapprochant des hommes, elles en ont pris les passions, et il n'était pas rare qu'elles s'éprissent d'un beau chevalier, voire d'un simple manant. La renaissance n'eut garde de les mettre en oubli ; elles revivent dans le Roland amoureux, de Boiardo, dans le Roland furieux, de l'Arioste, dans la Reine des fées, de Spencer, dans le Songe d'une nuit d'été, de Shakespeare, dans la Jérusalem délivrée, de Tasse, etc. En France, les fées n'ont jamais été délaissées ; elles apparaissent, jusqu'au grand siècle, pimpantes, piquantes, réalisant des prodiges d'un coup de leur baguette magique, parées à la française dans les Contes de Perrault.


En musique, le mot fée a servi de titre à de nombreux opéras ou opérettes. Parmi les meilleurs œuvres, nous citerons la Fée Urgèle, opéra-comique en quatre actes, paroles de Favart, musique de Duni, représentée à la Comédie-Italienne, le 4 décembre 1765 ; la Fée aux roses, opéra-comique en trois actes, paroles de Scribe et de saint-Georges, musique d'Halévy, représenté à l'Opéra-Comique le 1er octobre 1849 ; la fée Carabosse, opéra-comique en trois actes, paroles de Cogniard, musique de V. Massé, représenté au Théâtre-Lyrique, le 28 février 1859 ; les Fées, opéra, paroles et musique de Richard Wagner, représenté après la mort de l'auteur, le 29 juin 1888, sur le Théâtre Royal de Munich ; la fée aux chèvres, opérette féerique en trois actes et quatre tableaux, paroles de Paul Ferrier et Albert Vanloo, musique de Louis Varney, représenté à la Gaîté, le 18 décembre 1890.

La fée Urgèle - Favart & Duni
En psychologie, les contes de fées sont les archétypes de notre inconscient collectif. Les mythes appris dès la prime enfance nous hante durant l'âge adulte avec quelquefois des résultats surprenants. Il y a en chacun de nous un personnage de conte de fées. Le connaître aide à rendre le quotidien bien moins banal.

Les personnages de contes de fées en nous
Dr Daniel Bordeleau