samedi 30 avril 2016
Comment bien ranger son dressing ?
On rêve toute d'un dressing à la Carrie Bradshaw ou à l' Amélia Thermopolis et puis on se retrouve devant des armoires débordantes de vêtements qui donnent l'impression de n'avoir rien à se mettre.
Puisqu'il fait un temps à ne pas mettre le nez dehors, je vais m'atteler à la tâche et rendre ma garde-robes, point de dressing en la demeure, digne d'une maison bien rangée.
1. Porter une tenue facile à enlever - idéale pour essayer ce qui doit l'être.
2. Prendre de grands sacs de recyclage et un sac poubelle. Ce n'est pas parce que cela ne vous va plus, que le vêtement a terminé sa course.
3. Vider l'armoire (ou la partie à trier)
4. Faire des tas : A garder - A jeter (sac poubelle) - A donner (ou à vendre) (les vêtements doivent être propres, en bon état et les paires de chaussures attachées)
5. Ranger les vêtements par genres : pantalons, jupes, pulls...
6. Former des piles avec ce qui peut l'être ; mettre sur cintres ce qui doit l'être. Si vous êtes en manque de place dans vos armoires, vous pouvez trier vos vêtements par saison printemps*été / automne*hiver et es ranger dans des caisses que vous entreposerez dans un endroit sec.
7. Passez au sous-vêtements et accessoires. L'idéal est de les disposer dans des boites de rangement différentes.
Reste à voir combien de temps cela durera :)
Si vous avez des conseils, je suis preneuse... un petit mot ci-dessous. MERCI
vendredi 29 avril 2016
Un voyage en chemin de fer peu bavard - exercice d'écriture
Exercice d'écriture : un voyage en chemin de fer de deux personnages préalablement définis qui font le trajet sans se parler. Que pensent-ils ? Contrainte supplémentaire : ajouter les 6 titres de film choisis.
A Pas de chance. J'avais espéré un bel homme pour faire le trajet et je me retrouve en face d'une petite marcheuse. Quelle idée de porter des chaussures de marche. Et puis, c'est quoi e sac à dos informe et ce look d'aventurière ? Elle va tourner le remake d'Amélie Poulain ?
B. Woah ! Quel look ! Aubergine/mauve/violet. On dirait la Purple Reine. Je sais, ce n'est pas drôle depuis que Prince est mort. On verra si Madame Violette va me parler d'ici l'arrivée du train.
A. J'ai faim. J'entends et je sens mon estomac qui gargouille. Dès que j'arrive à L'Auberge espagnole, je commande un plat de Beignets de tomates vertes. Oh flûte ! Ce n'est pas la saison... Pas grave, je m'empiffrerai de chocolat et regardant pour le vingtième fois Autant en emporte le vent.
B. Elle en fait du bruit Madame Violette. Elle n'a pas mangé ce matin ? Je lui donnerais volontiers quelques biscuits Barry Lindon mais sans lui parler, ça ferait étrange. Je fendrais d'être muette et je parlerais avec les mains Mais non. Je ne peux pas. Ce serait tricher. Le but du jeu c'est que ce soit elle qui me parle... pour... pour... pour que L'homme qui murmure à l'oreille des chevaux m'attende sur le quai de la gare.
A. J'ai un peu froid. Elle a de la chance ma voisine d'en face dans son bon gilet de laine. Je devrais toujours emporter un châle lorsque je voyage. Les années passent ; la température de mon corps aussi surtout qu'il n'y a plus personne pour le réchauffer. Si je pouvais rencontrer un gars genre Robert Redford... Si je vois une vache toute blanche dans un champ d'ici à mon arrivée, il y aura un Robert qui m'attendra sur le quai de la gare.
B. Silence. Quel silence. Je vais allumer mon Ipod, histoire de passer le temps. Si Madame Violette regarde par la fenêtre pendant le reste du trajet, c'est mal barre.
A. Pas une vache à l'horizon. C'est un pays de moutons ou quoi ? Je n'ai aucune envie de terminer ma vie toute seule.
B. Tu parles ou tu ne parles pas ? Houhou... Je suis là, moi ! J'existe. Je pourrais te raconter des tonnes de choses. Je te parlerais de mes voyages, de mes rencontres... Oh mais je suis vraiment idiote avec mes paris stupides.
A. Ah voilà des vaches... C'est drôle, plutôt que ce soit les vaches qui regardent passer le train, je joue au train qui regarde passer les vaches.
B. On arrive. Je range mon Ipod et je cherche le bus qui va m'emmener à l'auberge de jeunesse.
A. Je rassemble mes bagages et je file prendre un taxi. Mais qu'est-ce qu'il se passe sur le quai ? Robert Redford en tournage. Oh c'est nul ! je n'ai même pas vu de vache blanche.
B Woah ! Robert Redford... en personne... et la muette en face de moi qui n'a pas pipé mot. C'est décidé, j'arrête les paris stupides.
A Robert Redford c'est bien joli mais je serai quand même seule ce soir dans mon lit.
Et elles descendent les marches du wagon, l'une précédant l'autre, chacune allant vers son destin.
A Pas de chance. J'avais espéré un bel homme pour faire le trajet et je me retrouve en face d'une petite marcheuse. Quelle idée de porter des chaussures de marche. Et puis, c'est quoi e sac à dos informe et ce look d'aventurière ? Elle va tourner le remake d'Amélie Poulain ?
B. Woah ! Quel look ! Aubergine/mauve/violet. On dirait la Purple Reine. Je sais, ce n'est pas drôle depuis que Prince est mort. On verra si Madame Violette va me parler d'ici l'arrivée du train.
A. J'ai faim. J'entends et je sens mon estomac qui gargouille. Dès que j'arrive à L'Auberge espagnole, je commande un plat de Beignets de tomates vertes. Oh flûte ! Ce n'est pas la saison... Pas grave, je m'empiffrerai de chocolat et regardant pour le vingtième fois Autant en emporte le vent.
B. Elle en fait du bruit Madame Violette. Elle n'a pas mangé ce matin ? Je lui donnerais volontiers quelques biscuits Barry Lindon mais sans lui parler, ça ferait étrange. Je fendrais d'être muette et je parlerais avec les mains Mais non. Je ne peux pas. Ce serait tricher. Le but du jeu c'est que ce soit elle qui me parle... pour... pour... pour que L'homme qui murmure à l'oreille des chevaux m'attende sur le quai de la gare.
A. J'ai un peu froid. Elle a de la chance ma voisine d'en face dans son bon gilet de laine. Je devrais toujours emporter un châle lorsque je voyage. Les années passent ; la température de mon corps aussi surtout qu'il n'y a plus personne pour le réchauffer. Si je pouvais rencontrer un gars genre Robert Redford... Si je vois une vache toute blanche dans un champ d'ici à mon arrivée, il y aura un Robert qui m'attendra sur le quai de la gare.
B. Silence. Quel silence. Je vais allumer mon Ipod, histoire de passer le temps. Si Madame Violette regarde par la fenêtre pendant le reste du trajet, c'est mal barre.
A. Pas une vache à l'horizon. C'est un pays de moutons ou quoi ? Je n'ai aucune envie de terminer ma vie toute seule.
B. Tu parles ou tu ne parles pas ? Houhou... Je suis là, moi ! J'existe. Je pourrais te raconter des tonnes de choses. Je te parlerais de mes voyages, de mes rencontres... Oh mais je suis vraiment idiote avec mes paris stupides.
A. Ah voilà des vaches... C'est drôle, plutôt que ce soit les vaches qui regardent passer le train, je joue au train qui regarde passer les vaches.
Attention Mesdames et Messieurs, le train entre en gare.
Veillez à ne rien laisser dans le train
B. On arrive. Je range mon Ipod et je cherche le bus qui va m'emmener à l'auberge de jeunesse.
A. Je rassemble mes bagages et je file prendre un taxi. Mais qu'est-ce qu'il se passe sur le quai ? Robert Redford en tournage. Oh c'est nul ! je n'ai même pas vu de vache blanche.
B Woah ! Robert Redford... en personne... et la muette en face de moi qui n'a pas pipé mot. C'est décidé, j'arrête les paris stupides.
A Robert Redford c'est bien joli mais je serai quand même seule ce soir dans mon lit.
Et elles descendent les marches du wagon, l'une précédant l'autre, chacune allant vers son destin.
jeudi 28 avril 2016
En la forêt de longue vie - Marie-Claire Desmette
J'ai reçu hier dans ma boite au lettre le dernier livre de mon amie Marie-Claire Desmette dont j'ai déjà parlé dans ces pages.
Marie-Claire est née à Soignies (Belgique) le 15 juillet 1930. Elle est membre de Parole Active, asbl, association de conteurs de la la région de Liège et éditrice responsable du mensuel “Mensuel d’Informations sur l’Oralité, les Conteurs et les Raconteurs”, mensuel qui se trouve en ligne à cette adresse. Elle est conteuse, écrivaine et poétesse.
En la forêt de Longue vie est paru chez Acrodacrolivres. Il compte 24 poèmes et se vend 10 euros.
Un livre de poésies, cela ne se raconte pas. Un livre de poésie, cela se lit et cela se vit.
Dans certaines de ses créations, Marie-Claire se donne un peu. D'hier à aujourd'hui, elle a eu une belle et longue vie entourée d'enfants, d'amis, d'amour. J'ai eu la chance de croiser son chemin il y a bien des années. Et, même si nous nous voyons peu, chacune de nos retrouvailles est une fête.
Je ne saurais trop vous conseiller d'acheter ce livre et de prendre le temps de vous perdre "Entre les arbres" près de l"Amblève" dans la "Lueur grise du petit matin".
mercredi 27 avril 2016
Je tu il nous vous ils - poésies minute
Un galet dans la main, écrire des poèmes avec les pronoms personnels
Je ramasse un galet
Tu dis qu'il ne faut pas
Il le jette dans la mer
Nous regardons les vagues
Vous voguez sans contraintes
Ils parlent d'érosion
Je suis un galet
Tu le ramasse sur la plage
Il crie que tu ne peux pas
Nous faisons corps ensemble
Vous tenterez de nous séparer
Ils gagnent toujours
Même exercice sur base d'une peinture - jeune fille accroupie sur des cailloux devant la mer
Je regarde la mer
Tu regardes la terre
Il regarde sa mère
Nous regardons le Père
Vous regardez l'hiver
Ils regardent la mer
Je me mouille
Tu farfouilles
Il écrase
Nous montons Pégase
Vous voyez Poséidon
Ils prennent du plancton
Je ramasse un galet
Tu dis qu'il ne faut pas
Il le jette dans la mer
Nous regardons les vagues
Vous voguez sans contraintes
Ils parlent d'érosion
Je suis un galet
Tu es un galet
Il est un galet
Nous sommes un galet
Vous êtes un galet
Ils sont un galet
Je galet roulé
Tu galet coulé
Il galet mouillé
Nous galet jeté
Vous galet ramassé
Ils galet interdit
Je suis un galet
Tu le ramasse sur la plage
Il crie que tu ne peux pas
Nous faisons corps ensemble
Vous tenterez de nous séparer
Ils gagnent toujours
Je caresse un galet
Tu le jalouses un peu
Il est doux au toucher
Nous on est enlacés
Vous nous enviez
Ils ne s'aiment plus
Même exercice sur base d'une peinture - jeune fille accroupie sur des cailloux devant la mer
Je regarde la mer
Tu regardes la terre
Il regarde sa mère
Nous regardons le Père
Vous regardez l'hiver
Ils regardent la mer
Je suis l'onde marine
Tu te frottes les narines
Il marche sur le sable
Nous partons à la hâte
Vous n'êtes pas d'ici
Ils reviendront mardi
Je regarde la mer
Tu n'es pas dans la vague
Il restera sur terre
Nous irons à la nage
Vous serez en colère
Ils prendront le large
Je me mouille
Tu farfouilles
Il écrase
Nous montons Pégase
Vous voyez Poséidon
Ils prennent du plancton
J'hallucine
Tu dessines
Il voyage
Nous on nage
Vous partez
Ils voient la fin de l'été
Je vague
Tu vagues
Il vague
Nous vaguons
Vous vaguez
Ils vaguent
mardi 26 avril 2016
L'Art des mets, restaurant gastronomique à Mons
C'est au cœur du centre historique de Mons, à la rue des Clercs, à deux pas de la Grand-Place, que nos pas nous ont conduits en cette soirée de fête de la bière. Nous avions à cœur de découvrir le restaurant "L’art des mets" où officie Daniel Baudson, le chef du regretté L'aile ou la Cuisse.
L'Art des Mets est un établissement situé dans une ancienne maison de ville aux petites pièces décorées avec goût qui nous font nous sentir comme chez nous.
L'ambiance musicale ne m'a pas dérangée mais j'ai entendu quelques critiques... Sans doute serait-il bon de revoir la playlist... mais on ne peut pas plaire à tout le monde !
Joli montage de fleurs sur les tables. D'accord ça ne nourrit pas son homme mais c'est mieux qu'une fleur artificielle.
Champagne en apéritif. Certains se plaignent dans leurs commentaires que la champagne ne pétille pas... c'est au garçon qu'il faut le dire et se faire servir quelque chose qui correspond à ses attentes. Mais visiblement, celui-là pétillait.
Cappucino de homard - Escavèche de bar - Boulette à la liégeoise et ses fines frites - Croquette de ris de veau - Mousse de saint Jacques, gel pamplemousse.
Petits appétits s'abstenir. Rien que les cinq mises en bouches valent une entrée à elles seules. Mieux vaut le savoir pour la suite.
Première entrée :
Vitello Tonnato, foie gras poêlé, câpres au sirop d’érable, chips de légumes. A noter l'étonnante et délicieuse chips de parmesan à l'encre de seiche.
Aumônière de homard et tombée de poireaux sur lit de fèves d'eau et d'asperges vertes
Ris de veau, pistaches, jus de grenade et mandarine, croustillant céleri truffes
Joue de bœuf; purée de carottes, tombée de poireaux et purée à la Baudson
Guimauves, glace à la violette, quenelle de chocolat, premières fraises belge et craquant au chocolat.
Je pense que les photographies parlent d'elles-mêmes. Ce dîner était tout simplement magique. Tout était parfait : service souriant, attente entre les plats juste ce qu'il faut, vins en accompagnements de qualité mais surtout fraîcheur des produits, originalité des plats, explosion des saveurs déclinées dans des températures, des textures, des couleurs différentes. Les assiettes sont agréables à regarder, savoureuses et copieuses. La prochaine fois, nous nous contenterons d'une entrée et d'un plat... à moins qu'on ne prenne que du dessert :)
Merci pour ce merveilleux moment.
L'Art des Mets
Rue des Clercs 9,
7000 Mons
32 (0)65 88 51 00
http://www.artdesmets.net/
info@artdesmets.net
lundi 25 avril 2016
L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes - Karine Lambert
Poche: 216 pages
Editeur : Le Livre de Poche (10 juin 2015)
Collection : Littérature et Documents
Langue : Français
KARINE LAMBERT, photographe à l'affût des vérités essentielles que peut révéler un cliché, s'est prise – aussi – au jeu de l'écriture. L'Immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes est son premier roman. Karine est belge et habite Bruxelles.
Quatrième de couverture (Le livre de Poche)
Cinq femmes d’âges et d’univers différents cohabitent dans un immeuble parisien. Elles ne veulent plus entendre parler d’amour et ont inventé une autre manière de vivre. L’arrivée d’une nouvelle locataire va bousculer leur équilibre. Juliette est séduite par l’atmosphère chaleureuse de cette ruche, à un détail près : l’entrée est interdite aux hommes. Va-t-elle faire vaciller les certitudes de ses voisines ou renoncer, elle aussi ? Ce roman vif et tendre oscille entre humour et gravité pour nous parler de la difficulté d’aimer, des choix existentiels, des fêlures des êtres humains et de leur soif de bonheur. On s’y sent bien.
Un roman féminin en diable et joliment désenchanté qui permet de comprendre les filles d’aujourd’hui… un peu. Figaro Madame
Un hymne à la vie. Femme actuelle
Prix Saga Café 2014 - Meilleur premier roman belge.
Je dois bien l'avouer, j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire et j'ai failli renoncer à de multiples reprises. Cinq jours pour un livre de 216 pages, c'est du jamais vu. L'idée de départ pourtant était excellente : un immeuble habité seulement par des femmes, qui ont renoncé aux hommes chacune pour une raison différente en fonction de leur personnalité et de leur histoire - SAUF que cette renonciation est un leurre : les hommes sont partout et la fin tellement prévisible. Ce n'est pas une grande page de littérature ni dans le fond, ni dans la forme. A lire dans un train, quand il n'y a vraiment rien d'autre à faire !
Editeur : Le Livre de Poche (10 juin 2015)
Collection : Littérature et Documents
Langue : Français
KARINE LAMBERT, photographe à l'affût des vérités essentielles que peut révéler un cliché, s'est prise – aussi – au jeu de l'écriture. L'Immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes est son premier roman. Karine est belge et habite Bruxelles.
Quatrième de couverture (Le livre de Poche)
Cinq femmes d’âges et d’univers différents cohabitent dans un immeuble parisien. Elles ne veulent plus entendre parler d’amour et ont inventé une autre manière de vivre. L’arrivée d’une nouvelle locataire va bousculer leur équilibre. Juliette est séduite par l’atmosphère chaleureuse de cette ruche, à un détail près : l’entrée est interdite aux hommes. Va-t-elle faire vaciller les certitudes de ses voisines ou renoncer, elle aussi ? Ce roman vif et tendre oscille entre humour et gravité pour nous parler de la difficulté d’aimer, des choix existentiels, des fêlures des êtres humains et de leur soif de bonheur. On s’y sent bien.
Un roman féminin en diable et joliment désenchanté qui permet de comprendre les filles d’aujourd’hui… un peu. Figaro Madame
Un hymne à la vie. Femme actuelle
Prix Saga Café 2014 - Meilleur premier roman belge.
Je dois bien l'avouer, j'ai eu du mal à entrer dans l'histoire et j'ai failli renoncer à de multiples reprises. Cinq jours pour un livre de 216 pages, c'est du jamais vu. L'idée de départ pourtant était excellente : un immeuble habité seulement par des femmes, qui ont renoncé aux hommes chacune pour une raison différente en fonction de leur personnalité et de leur histoire - SAUF que cette renonciation est un leurre : les hommes sont partout et la fin tellement prévisible. Ce n'est pas une grande page de littérature ni dans le fond, ni dans la forme. A lire dans un train, quand il n'y a vraiment rien d'autre à faire !
dimanche 24 avril 2016
RENAISSANCE
RENAISSANCE
Poème
écrit avec des anagrammes du mot renaissance.
Parti
passer un scanner
Un
pompier peu sincère
Se
trouva enraciné
Avec
un ongle incarné
Il
cria tant qu'il encrassa
Un
chariot plein d'arnica
Et
l'infirmière tout en aisance
Lui
donna une seconde naissance
Viens
ici mon canari
Je
te montrerai mon sari
Résultat
de ton scanner
Tu
es bon pour mon insert.
samedi 23 avril 2016
Les pensées de la Joconde en voyant les visiteurs au Louvre
Les pensées de la Joconde en voyant
les visiteurs au Louvre en incluant une phrase tirée au sort.
Vivement
ce soir qu'on se couche
Je
sais que je n'ai pas une bonne réputation, qu'on dit que je suis une
râleuse... mais qui ne le serait pas en voyant la troupe de jaunes,
de noirs, de blancs qui défile chaque jour devant moi. « Elle
rit », « Elle ne rit pas », « C'est une
riche », « Elle ne l'est pas », « C'est une
femme », « Elle ne l'est pas »... Mais qu'ils
aillent tous se faire pendre dans la salle d'à côté. Moi, j'ai
envie de calme... J'ai envie de
Tout
envoyer promener, changer de vie, d'idées, de métier... Renaissance
pour les uns, angoisse pour les autres... »
Moi
ça ne m'angoisserait pas du tout de me retrouver dans un bureau, une
salle à manger, un salon d'une gentille famille plutôt que d'être
scrutée, observée, inspectée, examinée et surtout d'entendre toutes
les âneries débitées dans toutes les langues.
Oh !
Mais qu'entends-je ? Un enturbanné rêve de m'enfermer dans un
coffre... Passe donc ton chemin face de chameau. Une petite fille me
trouve jolie... mais moins que sa grand-mère. Que c'est chiant les
enfants !
Monsieur
le gardien, vous ne voulez pas dire à tous ces hurluberlus que je
suis contagieuse...
Le
flot de visiteurs se tarit. Le musée ferme enfin. J'enfile mes
vêtements de nuit. C'est qu'il s'en passe des choses la nuit au
musée...
vendredi 22 avril 2016
La création d'Adam - Michel Ange
Imaginer la légende de l'oeuvre d'art
La
création d'Adam
Michel Ange
Ce matin, Michel est particulièrement
inspiré. En regardant un bouquet de fleurs déposé sur la table de
la cuisine, il a senti une bouffée de foi qui a envahi chaque
cellule de sa grande carcasse. Merci ! Mon Dieu ! Il sait à cet
instant précis quoi faire et comment le faire. Lorsque le pape a dit
« Je veux vois la création du monde, Débrouille-toi comme tu
veux » il ne voyait rien. Michel ne se voyait pas en train de
peindre un œuf sur point d'éclore. Il lui fallait autre chose et
là, il tenait l'idée de sa vie. Il n'allait pas être déçu !
Il allait peindre Dieu en train de
tendre la main vers Adam. Juste un petit coup de doigt, pour une
grande illumination.
Tends ton bras Adam. Tu y es presque.
Maintenant relève ton doigt. Encore un peu. Applique toi, bon sang.
Tu ne vas jamais y arriver. Il ne manque que quelques millimètres
pour que le contact se fasse ; quelques millimètres pour que tu
deviennes un homme.
Après Dieu le sait déjà, Adam ira
courir les femmes, fera de la compote, le décevra... Mais
qu'importe ! Pour le moment, il doit seulement tendre le doigt
et il n'y arrive pas.
Allez mon grand ! Encore un
effort...
Contact.
Partez !!!
jeudi 21 avril 2016
C'est un jardin extraordinaire
« L'inspiration ne vient pas du ciel !
S'il fallait attendre d'être Jeanne d'Arc pour tourner
Tourne,
tourne papillon. Vulcain en son palais rendait visite à Dame Citron
- Belle Citronnade m'accompagneriez-vous dans mon tour du clos ? Votre compagnie m'est toujours si agréable,
- Oh ! Vulcain, vous me flattez mais je suis dans un tel état que je risquerais de contaminer toutes les fleurs du parterre. J'ai un rhume,
- Un quoi ?
- Rhume : tempête sous narine (Léo Campion) Impossible de mettre le nez dehors... mais voletez dans les allées ; rendez visite aux bougainvilliers, aux hémérocalles, aux jacinthes et autres joyeusetés embaumeresses. Atchoum !
Vulcain
est projeté dans un plan de bruyère
- Ah ! Les femmes ! Elles vous jettent à terre d'un seul souffle.
mercredi 20 avril 2016
Ce soir-là, ils ont dansé... Corinne JEAN - Exercice d'écriture
L'exercice consistait - en une dizaine de minutes - à donner une suite à la fin du livre de Corinne JEAN - Ce soir-là, ils ont dansé...
« Je suis allée retirer au tribunal une copie de mon jugement de divorce, le soleil était au rendez-vous. Me promener sur les boulevards de cette ville a été un instant délicieux, Enfin, j'ai trouvé un emploi grâce au soutien de Gabriel, un collègue de la bibliothèque. Je suis engagée comme employée d'administration. Pendant une période de six ans, moi et mes enfants nous allons connaître une sécurité, oubliée depuis longtemps.
Dans cette région, désormais, je suis chez moi. »
« Ce soir-là, ils ont dansé – Corinne JEAN (Le Livre en Papier) pages 166 et 167
Vivre en étranger dans son propre pays, dans sa propre région, c'était tellement injuste. Il aura fallu que j'apprenne à dire « non » pour que s'ouvre enfin à moi une foule de possibles. Possibles pour moi mais aussi pour mon fils et ma fille.
Jusqu'à présent, mon chemin a été pavé de verres brisés qui m'entaillaient les pieds. De sables mouvants qui m'engloutissaient. De troncs d'arbres qui freinaient ma course. Avec un « non », tout cela a disparu et je me sens légère comme une plume. Je suis consciente qu'il y aura encore des moment difficiles mais rien ne sera plus jamais comme avant. Jour après jour, je vais progresser sur le chemin de ma reconstruction, de ma renaissance. Ce sera d'abord pour moi, ensuite pour eux que j'aime et enfin pour ceux que je vais aimer. Ah ! Liberté ! Liberté chérie ! J'écris ton nom. J'écris en ton nom.
mardi 19 avril 2016
Nijmegen
Nijmegen - Nimègue en français et Nimwegen en allemand est une ville de 171 000 habitants, située dans l'est des Pays-Bas, près de la frontière allemande, au sud-est de la province de Gueldre. Nimègue est une des plus anciennes villes des Pays-Bas et était à l'origine un camp romain.
La Grande Église ou église Saint-Étienne - Stevenskerk - est l'église la plus ancienne de Nimègue. L'église est construite sur une petite colline, le Hundisburg.
La Waal
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