
A
Anarchisme : Courant politique et philosophique caractérisé par le refus de tout pouvoir institutionnel ou de toute autorité coercitive. La valeur suprême réside dans l'individu et sa liberté d'autodétermination.
Absolutisme : Régime politique ou doctrine affirmant que le pouvoir souverain du dirigeant (ou de l'État) n'est limité par aucune institution, constitution ou opposition extérieure.
B
Béhaviorisme : Méthode psychologique fondée sur l'observation objective. Pour les béhavioristes, la psychologie étudie le comportement extérieur observable plutôt que l'intériorité (pensées, sentiments). Fondé à la fin du 19e siècle à la suite des travaux de Thorndike (L'Intelligence Animale, 1898), Watson aux États-Unis et Bechterev en Russie.
C
Communisme : Doctrine sociale préconisant la mise en commun des moyens de production et l'abolition de la propriété privée. Elle vise la libération de l'homme, l'extinction des classes sociales et le dépérissement de l'État.
Contractualisme : Théorie politique selon laquelle la société et l'État reposent sur un contrat social où les individus quittent l'état de nature pour s'associer (versant démocratique chez Locke, Rousseau ou Kant ; versant absolutiste chez Hobbes).
Cynisme : Doctrine morale de la Grèce antique prônant le rejet des conventions sociales, du luxe et des artifices au profit d'une vie très ascétique et conforme à la nature.
D
Déterminisme : Doctrine philosophique selon laquelle chaque événement (y compris les actions humaines) est strictly déterminé par la chaîne des causes et des événements antérieurs.
Dogmatisme : Attitude ou doctrine affirmant la possibilité d'atteindre des vérités absolues sans les remettre en question ni admettre la possibilité du doute.
E
Empirisme : Doctrine selon laquelle toute connaissance découle exclusivement de l'expérience sensible et de l'observation.
Épicurisme : Philosophie visant l'atteinte du bonheur (ataraxie) par la satisfaction des seuls désirs « naturels et nécessaires ». Doctrine matérialiste et atomiste que l'on qualifie d'hédonisme raisonné ou d'eudémonisme.
Épistémologie : Étude critique des sciences et de leurs méthodes, destinée à déterminer leur origine logique, leur valeur, leur portée et les conditions de la connaissance.
Esthétisme : Courant ou attitude plaçant la recherche de la beauté et de l'art au-dessus de toute autre valeur morale ou utilitaire.
Éthique : Réflexion philosophique sur la morale, les mœurs et les principes qui guident la conduite humaine.
Existentialisme : Philosophie de l'existence humaine qui affirme que « l'existence précède l'essence ». L'homme n'a pas de nature prédéfinie : il se définit par ses actes dans une liberté totale et responsable, au sein d'un univers sans Dieu.
F
Fatalisme : Doctrine ou attitude selon laquelle le cours des événements est inéluctablement fixé par le destin, rendant la volonté humaine impuissante à le modifier.
Féminisme : Courant philosophique, éthique et politique visant l'émancipation totale des femmes et l'égalité des droits entre les genres sur les plans social, juridique et politique.
H
Hédonisme : Doctrine morale qui fait de la recherche du plaisir et de l'évitement de la souffrance le principe fondamental de l'action.
Humanisme : Courant de pensée qui place l'être humain, sa dignité et l'épanouissement de ses facultés au centre de toutes les valeurs.
I
Idéalisme : Position philosophique affirmant que le monde extérieur est indissociable de la conscience ou de la subjectivité qui le pense.
Instrumentalisme : Forme de pragmatisme (notamment développée par John Dewey) selon laquelle les théories scientifiques et les idées ne sont pas des vérités absolues, mais des instruments utiles pour agir sur le monde.
L
Libéralisme : Philosophie prônant la primauté de l'individu. Sur le plan politique, l'État doit garantir les libertés individuelles ; sur le plan économique, il préconise la libre concurrence et le retrait de l'État au profit du marché.
Libertarianisme : Version radicale du libéralisme qui prône la réduction maximale (ou l'abolition) de l'État coercitif au profit de la coopération contractuelle libre entre individus.
M
Matérialisme : Doctrine ontologique affirmant qu'il n'existe pas d'autre réalité ou substance que la matière. Elle rejette la métaphysique spirituelle, la conscience n'étant qu'un produit de la matière organisée.
Métaphysique : Branche de la philosophie qui étudie les causes premières, les principes fondamentaux de la réalité et l'être en tant qu'être (Dieu, l'âme, le monde).
Millénarisme : Doctrine religieuse ou croyance en la survenue d'un règne terrestre idéal ou messianique d'un millier d'années avant le Jugement dernier.
N
Nihilisme : Idéologie ou posture philosophique qui rejette toute croyance, nie l'existence de valeurs morales objectives, de vérités absolues ou de sens ultime à l'existence.
Nominalisme : Doctrine médiévale affirmant que les concepts généraux ou universels ne sont que des mots ou des signes linguistiques sans réalité propre en dehors de l'esprit.
O
Ontologie : Branche centrale de la philosophie (partie de la métaphysique) qui étudie l'être en tant qu'être, c'est-à-dire les propriétés fondamentales de tout ce qui existe.
P
Panthéisme : Doctrine philosophique selon laquelle Dieu et l'univers ne font qu'un (« Tout est Dieu »).
Phénoménologie : Méthode d'analyse philosophique fondée sur le retour aux choses mêmes, en étudiant les phénomènes tels qu'ils se manifestent directement à la conscience.
Positivisme : Courant fondé par Auguste Comte qui limite la connaissance aux seuls faits établis par l'expérience et aux lois scientifiques objectives, en rejetant la métaphysique.
Pragmatisme : Philosophie selon laquelle la vérité d'une idée se mesure à ses conséquences pratiques, à son efficacité et à son utilité concrète dans la réalité.
R
Rationalisme : Théorie philosophique soutenant que la raison humaine est la source principale ou exclusive de la connaissance, indépendamment de l'expérience sensible.
Réalisme : Position philosophique affirmant l'existence d'une réalité extérieure objective indépendante de la conscience qui la perçoit.
Réductionnisme : Démarche ou méthode consistant à expliquer un phénomène complexe en le réduisant à la somme de ses éléments composants les plus simples.
Relativisme : Doctrine affirmant que les vérités, valeurs morales ou connaissances ne sont pas absolues, mais dépendent de contextes culturels, historiques ou individuels.
Romantisme : Mouvement culturel et philosophique valorisant la sensibilité, les sentiments, l'individualité, la passion et l'exaltation de la nature face au rationalisme strict.
S
Scepticisme : Position philosophique fondée sur le doute systématique et la suspension du jugement (épochè), contestant la possibilité d'atteindre une certitude absolue.
Scolastique : Philosophie et théologie enseignées au Moyen Âge dans les universités européennes, cherchant à concilier la révélation chrétienne et la raison (notamment via Aristote).
Socialisme : Ensembles des doctrines préconisant la prévalence de l'intérêt général sur les intérêts particuliers, la transformation sociale et la réorganisation économique. Chez Marx, c'est l'étape intermédiaire fondée sur la dictature du prolétariat avant le communisme.
Solipsisme : Position philosophique selon laquelle la seule réalité dont on puisse être certain est sa propre conscience (le "Moi").
Stoïcisme : Philosophie antique unissant une vision du cosmos et une éthique rigoureuse, préconisant le contrôle des passions, l'acceptation du destin et la maîtrise de soi.
Structuralisme : Courant des sciences humaines et philosophiques qui explique les faits sociaux, linguistiques ou culturels non par des individus ou des histoires isolées, mais par des systèmes de structures relationnelles sous-jacentes.
U
Utilitarisme : Doctrine éthique formulée notamment par Bentham et Mill, selon laquelle une action est bonne si elle maximise la somme du bonheur et du plaisir pour le plus grand nombre d'individus.
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