mardi 25 août 2015

Visite éclair à Spa


Tant qu'à être dans le coin, nous avons profité du temps et du beau temps pour visiter la voisine de Francorchamps, j'ai nommé la ville de Spa, célèbre pour son casino, le plus ancien du monde, son thermalisme, son eau, ses francofolies, son circuit et... ses vieux qui promènent leur chien, ses magasins fermés un samedi après-midi veille de grand prix et sa léthargie sous le soleil du mois d'août. On a coutume de dire "Spa la douce", je n'ai vu que "Spa la déprimante". Et, si les photos ne reflètent pas mon ressenti, ce n'est qu'une affaire de météo. Je n'ose imaginer la même visite un jour de pluie. Parcours éclair en 30 minutes chrono.


C'est un peu compliqué d'accéder au parking bondé où chacun se gare comme il veut sans tenir compte de son voisin. Qu'importe, nous avons trouvé une petite place sur la  place et en plus, sans gêner personne.


Galerie Leopold II et Pavillon des petits jeux





Le Funiculaire relie le centre de la ville à la colline "Annette et Lubin" où se trouve les nouveaux thermes ultramodernes.



 Le parc des 7 heures.



Le casino


Petit train touristique



Pouhon Pierre le Grand - À l'intérieur de l'édifice, jaillit la fontaine appelée la "Fontaine aux dauphins intérieure" la plus importante et la plus connue à Spa.



L'église Notre-Dame et Saint-Remacle est en granit et de style néo-roman rhénan (Ecole de Beuron) est située au centre de la ville, proche du casino et des thermes. Elle ne date que de 1885, mais son style donne l'impression d'une plus grande ancienneté.










Le maître-autel, les autels latéraux et la chaire de vérité ont été réalisés par le sculpteur Pierre PEETERS d'Anvers, selon les dessins de l'architecte SONNEVILLE. Ils sont en marbre de Botticino; les statues en albâtre de Benglich.



Saint Remacle



Nouvelles orgues de la manufacture d'orgues Andre Thomas de Ster-Francorchamps : un grand «huit pieds en Montre» de deux claviers manuels et pédalier de 26 jeux avec 1642 tuyaux de toutes tailles. du plus petit (1 cm) au plus grand (5,28 m.) dans un buffet en chêne pour se fondre harmonieusement avec le mobilier intérieur de l'église. Cet orgue s'inspire de l'oeuvre de Gottfried Silbermann (notamment de son orgue de Rotha en Saxe - 1721), en ce qui concerne la composition, l'esthétique sonore et les principes de la construction. L'instrument est particulièrement adapte a l'exécution des œuvres de J.S. Bach et de ses contemporains.



Passage par l'aérodrome de Spa pour prendre l'hélicoptère et aller voir ailleurs si ce n'est pas mieux.

lundi 24 août 2015

Les Gauff' al Mohone à Francorchamps


C'est sous le soleil de Francorchamps et dans le vrombissement lointain des moteurs que la SA Davin et le Max25 invitaient les clients, les membres et leurs amis pour un walking diner et un concert des Gauff al Mohone (je devrais dire de "Les Gauff" mais ce ne serait pas très heureux).


Après des tours et des détours - merci à l'efficacité de la Police qui nous a permis de visiter des lieux que nous n'aurions jamais imaginés - nous sommes finalement arrivés à bon port, au parking 58.


Partout où le regard se porte, il y a des voitures, des tentes, des caravanes. Spa, Francorchamps et les alentours sont envahis par des dizaines de milliers de spectateurs. Il n'y a d'ailleurs plus guère de chambres à louer. Booking m'en proposait une à 3600 euros la nuit... De quoi rester éveillée!


La réception battait déjà son plein lorsque nous sommes arrivés une demi heure à l'avance. Champagne pour tous avec la cuvée principauté de Liège en attendant le walking diner préparé par le traiteur Laurent Piront : potage, barquette de pâtes, morceaux de pizza, frites mayonnaise ou ketchup, mini hamburger et mini hot-dog. Agréable moment de convivialité en compagnie de personnes bien sympathiques.


Côté attractions, outre des démonstrations et des essais de Segway, il y avait le défilé de beaux châssis sur la grand'route. Francorchamps une veille de grand-prix c'est un peu comme les promenades en calèches au bois "pour se faire voir". La quantité de Porsche capotées, décapotées ont fait qu'elles sont devenues communes tout comme leurs consœurs BMW et même Ferrari. Nous, on voulait du rare et du beau et on l'a eu : Maserati, Bentley, Aston Martin, Lamborghini... bien évidemment immatriculées à l'étranger.


Et puis, le moment tant attendu est arrivé ; l'entrée en scène des Gauff et le discours de bienvenue de Christian Kinot, l'hôte de la soirée.


Les Gauff' qui s'appelaient par le passé Les Gauff' au Suc' est un groupe de la région liégeoise fondé en 1993 qui allie l'humour gras et parfois scatologique et le rock 'n' roll. Leurs marques de fabrique sont l'autodérision constante, l'accent liégeois pur et dur et le souci permanent de se moquer de leurs compatriotes et des habitudes des Wallons.


Affublés de déguisements et de chapeaux ridicules, leurs concerts sont drôles et énergiques. On aime... ou on n'aime pas et je dois avouer que j'ai adoré. Derrière leurs pitreries, il y a de vrais musiciens et d'excellents chanteurs. Dans notre course au "Made in" on oublie trop souvent tout le talent qui se cache en Belgique.


Si vous ne les connaissez pas, je vous engage à les voir sur scène ou à découvrir leur dernier album sorti après une "pause" de 12 années. Le CD se compose de 14 titres aux plages évocatrices de chemins sur lesquels d'autres ne s'aventurent pas : pas simple d'être petit (T’habites Denain), les plaisirs solitaires (Ah quel bonheur) une chanson pour la Belgique (Tout petit pays), des messages personnels, déclarations d’amour à la sauce Gauff' (Toi ma Baby), des choses bièsses (Chanson à poil) et d'autres qui en ont l'air mais qui ne le sont pas.


Et pour les amoureux des mots, bienvenue dans l'univers des Gauff' entre liaisons hasardeuses («ce s’rait zun paradis»), jeux de mots foireux (T’habitais Mol, maintenant t’habites Bouge), et la maîtrise des langues (français, anglais, néerlandais, wallon). C'est rap, rock, slows avec solos de guitare. Du pur bonheur!  Les Gauff’, «Gauff’qui peut!», Viva Disc.







dimanche 23 août 2015

L'abbaye de Bonne-Espérance à Vellereille-les-Brayeux


L'abbaye de Bonne-Espérance se situe dans la commune d'Estinnes, à Vellereille-les-Brayeux dans le Hainaut. Elle a été fondée en 1130 et destinée initialement à l'établissement d'une communauté de chanoines prémontrés.



L’abbaye de Bonne-Espérance est la seule abbaye du Hainaut dont les bâtiments ont survécu aux révoltes et aux destructions de la Révolution française. Cet ensemble architectural classé, inscrit sur la liste du "Patrimoine immobilier exceptionnel de la Région wallonne", abrite depuis le 4 mai 1830 un établissement d'enseignement primaire et secondaire, le collège Notre-Dame de Bonne-Espérance.










Cloître aile Sud
Le cloître est de style gothique et date de la seconde moitié du XIIIème. C'est le plus ancien vestige des bâtiments de l'abbaye. Il entoure aujourd'hui un jardin intérieur. Chaque aile du cloître compte neuf travées. Chacune des travées est couverte de croisées d'ogives quadripartites, aux nervures retombant sur des culs-de-lampes en pierre blanche d'Avesnes ou, plus tardifs, en pierre bleue d'Écaussinnes. L'ensemble a conservé son aspect gothique, et s'il est resté ouvert sur le jardin intérieur jusqu'en 1715, par la suite, des murs de briques et pierres, percés de fenêtres en plein cintre, sont venues remplacer les arcades ouvertes sur le jardin.


L'actuelle abbatiale est de style néoclassique. C'est la troisième érigée sur ce site. On la doit à Laurent-Benoît Dewez, un célèbre architecte des Pays-Bas autrichiens. On n'a gardé aucune trace de la première abbatiale construite en 1132. Une tour y est ajoutée en 1212. Lors de la construction de la seconde église entre 1266 et 1274, elle est conservée mais s'écroule en 1277. Le second édifice, de style gothique, s'étendait sur 64 mètres de longueur. Entre 1473 et 1495, on lui a ajouté une tour gothique qu'on peut encore admirer aujourd'hui. Hélas ! l'abbatiale fut la proie des flammes en 1568, et restaurée au début du XVIIème siècle. Elle est finalement démolie et remplacée par l'actuelle abbatiale, construite entre 1770 et 1776. En 1957, une lettre apostolique du pape Pie XII élève l'abbatiale Notre-Dame de Bonne-Espérance au rang de basilique mineure.











L'orgue de chœur de type romantique fut construit en 1900 par Pierre Schyven. Il a été "baroquisé" par A. Thunus vers 1950. L'orgue possède 2 claviers, pédalier et 15 jeux. Sa transmission est pneumatique tubulaire. Il ne possède pour façade que les volets d'expression. Il se trouve dans un état moyen.


L'abbaye se visite du dimanche 7 avril au deuxième dimanche d'octobre à 15 heures 30.
Rendez-vous devant l'entrée du moulin
En dehors de ces heures, sur rendez-vous :
Maurice Servais
Tél.:  071/59 17 32
Mail : servais.maurice@skynet.be
Et puis ce week-end des 21, 22 et 23 août, c'est la fête de la Moisson. Une belle occasion de découvrir l'endroit.