jeudi 31 août 2017

Bibiche le hamster - Offert par Paloma © Janvier 2002


Tigrette et Noireau pleuraient du matin jusqu’au soir car dans leur maison il n’y avait pas de bébé à bercer, à câliner, à aimer.

Un jour Noireau dit à Tigrette :
-Ca ne peut plus continuer comme ça …Il doit bien avoir sur cette terre un bébé sans père n’y mère .
-Allons Tigrette sèche tes larmes. Il nous attend ce bébé… !!!

Voilà que les deux chats partent sur les routes de campagne à la recherche de leur futur bébé.
En route ils rencontrent un ourson .
-Dit petit voudrais-tu devenir notre bébé ?
-Je regrette. Je suis quatre fois plus gros que vous et j’ai déjà des parents...
Noireau et Tigrette traversèrent une ferme et ils rencontrèrent un chiot :.
-Petit, voudrais-tu devenir notre bébé ?
- J’ai déjà un papa et une maman !

Tigrette se remit à pleurer « Je n’aurais jamais de bébé a moi » disait-elle
Courageusement ils traversèrent des champs de maïs. Parmi les rangs, il découvrirent
en pleurs un bébé hamster .
- J’ai faim, j’ai soif, j’ai peur, je suis tout seul... Je n’ai plus personne.
Tigrette s’approcha de Bibiche, (c’est le nom qu’elle lui donna). Elle le cajola, le prit par la peau du cou et tous les trois rentrèrent a la maison.
Bibiche reçut un bon bain, un délicieux repas composé d’épis de blé doré et un bon lit bien douillet.
Tigrette et Noireau sont maintenant heureux ils ont leur bébé a eux …

mercredi 30 août 2017

CHEF - Offert par Paloma © Janvier 2002



C’était une fois dans un petit village où coule une rivière avec un château et un pont de pierre lové dans un écrin de verdure .
Quatre vingt âmes se souviennent encore du passage des oies.
Elles étaient arrivées un samedi au petit matin. Chef , les villageois l’avaient surnommée ainsi, car ce fut lui qui arriva en tête de l’escadron..
Un beau jars gris qui aussitôt devins la mascotte du pays.
Chouchouté , il retenait toute l’attention et faisait qu’il devenait le centre d’attraction.
On venait de loin pour les regarder .
Elles s’envolaient et revenaient.
Puis un jour on ne les revit pas de deux jours.
Panique dans le village Chef n’était pas de retour ,on organisa des recherches sans oublier de soupçonner le restaurateur .
« Alors c’est toi qui l’a cuite ? Il y a de l’oie au menu ? »
Il avait beau se défendre, on continuait a douter de lui …
Comment prouver son innocence ?
Un après-midi Paper le garde chasse qui se promenait dans la forêt vis une chose curieuse
Il trouva l’oie perdue, celle-ci n’était pas parti bien loin .
Elle était même en charmante compagnie, une belle et jeune femelle, tous les deux bien occupés a fabriquer un nid .
Ils s’étaient réfugies sous le petit pont de pierre au dessus de la rivière … .

mardi 29 août 2017

La soupe de Picoline Offert par Paloma © Octobre 2001



Il était une fois une sorcière qui habitait dans un pays très lointain.

A l’école des sorcières , elle était toujours la dernière.
« De mémoire de sorcières, je n’ai jamais connu de sorcière aussi maladroite » , disait son professeur. Les années passèrent, il n’y eût rien à faire .. ;

Cette année, Picoline veut se préparer une bonne soupe de sorcière…
Elle va au jardin chercher une citrouille bien orange, bien parcellée.
« En voilà une qui fera l’affaire » se dit-elle .
Elle la prends, la met dans sa brouette, la transporte jusqu'à sa cuisine et la pose sur la table …
Elle l’essuie et commence à vouloir la découper.
Au moment ou elle pointe le couteau dans la coutre, …
-Aie… !!!
-Qui à crié ?
Pas de réponse.
Elle refait une autre tentative .
-Aie… !!!
-C’est toi qui a crié ? elle demande en s’adressant a la citrouille.
-Ben , oui ! Ne vois-tu pas que tu me fais mal.. !!
-Ho ! désolée , mais comment vais-je faire , si je ne peux pas te découper... pour extraire ta chair … !
-Tu fais comme tu veux ! Ne compte pas sur moi pour me laisser faire. .. !
-Mais c’est bientôt Halloween , et je dois faire ma soupe de sorcière… !
-Tu ,'as qu’à aller en chercher une autre dans ton jardin… !
Picoline s’en va au jardin rechercher une autre citrouille.

Aucune autre d’aussi rouge et belle elle ne trouve.
Elle prend la première qu’elle voit …
Elle l’essuie, commence à vouloir la découper …

-Aie… !
-Quoi, toi aussi ... ?
- Quoi moi aussi ?
- Tu ne veux pas que je te découpe ?
- Non. Tu me fais mal ...

Et ainsi elle remplit sa cuisine de citrouilles...
Il y en a 10, 20, 30,1000…

Découragée elle retourne au jardin.
Et elle prends la plus petite, la plus pâle, la plus décolorée.

Comme par magie, celle-ci ne dit rien…
Picoline la découpe délicatement en extrait la bonne chair orangée..
Et elle prépare la bonne soupe a la sorcière…

Grâce à cette petite et chétive citrouille et gagne le concours de la meilleure soupe a la sorcière , et elle deviens très célèbre…

lundi 28 août 2017

Le réparateur de soleil - Offert par Paloma



Il était une fois, loin de son domaine quotidien un enfant s’engageait sur un chemin enchanteur.
Un jour qu’il allait mal son refuge fût l’écriture de poèmes.
Il découvrit qu’il aimait écouter le silence , s’imprégnait de cette solitude , il cherchait a se dissoudre dans la terre .
Ses poèmes saluaient la belle nature; nature qui trop oublié et victime des hommes au cœur dur.
Ses mots étaient destinés a la mer , aux océans a la lune mais surtout au soleil.
Cet astre que les poètes oublient , ils trouvent la lune plus romantique.
L’enfant aimait le soleil , et quand celui-ci se faisait rare qu’il restait caché dans ses nuages pendant plusieurs jours en hiver .
Lui petit poète lui écrivait des poèmes .
En voici un :

Soleil mon ami
Astre parmi les astres
Oublié des poètes
Maltraité par les hommes

Toi qui réchauffe
Des pays plus que d’autres
Tes rayons rectilignes
Sont pour moi des signes

Ton moral se sombre
Au passage de l’hombre
Au passage de la pluie
L’arc-en-ciel te réjouit
Soleil mon ami

Astre parmi les astres
Voici un petit hommage
Pour réparer les dommages
Petit poète ….

dimanche 27 août 2017

La vie de cette famille Offert par Paloma



Maman à un drôle de comportement en ce moment, Je le sens bien. Je ne sais pas ce qu’elle nous cache, mais il se passe quelque chose. Dès qu'elle est avec papa, c’est la dispute.

- Tu ne trouves pas que maman est bizarre en ce moment ?
- Pourquoi en ce moment ?
- Soit elle rit comme une folle, soit elle se traîne comme si elle n’avait pas dormi depuis des jours !
- Ah, tu crois ?
Ma sœur ne fait attention à rien , quand à mon petit frère, lui est trop petit pour comprendre, du moment qu’il joue rien ne l’intéresse dans la vie.
- J’ai surpris maman qui se cachait pour téléphoner, et qui parlait tout bas à …..Véronique !ai-je repris.
C’est une amie de maman .Elles sont toujours ensemble à se raconter des bêtises, ou à se plaindre des hommes.
- Si ! tu as raison l’autre jour, elle téléphonait , elle disait : « je vais lui dire il faut en finir ». Je lui ai demandé, où elle voulait aller, elle m’a répondu en riant de ne pas m’inquiéter…
Si nous partions ! elle m’a dit –ça ne sera pas très loin…
- Tu crois qu’elle nous cache une surprise ?
- C’est fois , c’est sérieux , il se passe bien quelque chose .Il s’agit de savoir quoi ? Ma vie est suffisamment compliquée pour qu’on n’en rajoute pas en me cachant les principaux événements. Puis nos parents ont divorcé, la nouvelle est tombé comme un coup de tonnerre. Je savais bien qu’ils ne s’entendaient plus, mais de là à se séparer… J’ai eu un mal fou à m’en remettre. Après, quand Stéphane à commencé à tourner au tour de maman, je m' en suis tout de suite aperçue !

;;;;;;;;;;;

Maman est toute gay, le jour où elle a pris son ton sérieux et s’est raclée la gorge. Ce qu’elle s’apprêtait à nous annoncer qu’il fallait un homme à la maison. Qu’elle avait besoin d’une présence masculine, bref qu’elle aimait Stéphane, qu’il fallait qu’on l’accueille avec gentillesse, etc., etc. Ça n’a pas loupé.

Au mot près, elle à débité le même discours. Mais la surprise c’est que Stéphane a déboulé dans notre appartement et notre vie avec ses deux filles, des jumelles ! Il fallait bien accepter, au début c’est drôle. Maintenant nous vivons tous les six comme une vraie famille...

Un soir, Stéphane nous à demandé de l’aider à préparer une belle table, et il à préparé un repas de fête, pendant que maman était au travail. La table était plus belle encore , que pour mon anniversaire. Je finissais de plier les serviettes en éventail quand maman est arrivée, avec sa tête des beaux jours…

- Enfin ! à la maison…. !  
- Oh ! quelle belle table !
Puisque c’est la fête je vais en profiter, pour vous annoncer une grande nouvelle…

Je l’ai regardée d’un air narquois : Je savais qu’ils allaient nous annoncer leur mariage.. Mais non ! la surprise était de taille…
- Stéphane est moi allons …. Avoir un bébé...
-Vous allez avoir un petit frère ou une petite sœur… !

J’ai cru que le ciel me tombait sur la tête. Le mariage passe encore , mais un bébé à ça non !!! Déjà que les deux intruses , c’était trop… Cette fois-ci, je filais dans ma chambre. J’ai collé un panneau à la porte. « Entrée interdite à toute personne » Ma sœur est venue dans ma chambre, elle seule pouvait entrer.

- Dis tu n’as pas l’air de te réjouir d’apprendre que nous allons avoir un bébé… ?
- Tu ne voudrais pas que je saute au plafond ?
- D’abord ce n’est pas nous qui allons avoir un bébé, c’est eux qui vont l’avoir !
- Les bébés ça pleure, ça boit, ça dort et ça joue pas au début…!

Les vacances arrivent , ouf !… je pars en colonie …. !
En colo , j’ai rencontré Noémie qui habite Paris… Nous couchons dans la même chambre , et nous sommes devenues très vite des amies. L’autre jour Noémie était effondrée.
- Mais qu'est-ce que tu as ? lui demandais-je.
- Je viens d’apprendre que mes parents vont divorcer. Ils n’arrêtaient pas de se disputer de là à se séparer .Ils m’ont envoyé en colo pour se débarrasser de moi !
- Tu sais le divorce , c’est peut-être la moins pire des solutions.
- Le pire c’est les faux frères et sœurs, qui vont avec !
- Pourquoi ils vivent chez toi les enfants de ton beau-père ?
- On à pas le choix, mets-toi ça dans la tête.
De toute façon, tes parents n’en feront qu’a leur guise. Ils te diront qu’ils t’aiment, que ce n’est pas ta faute …patati patata…..
- Ah ! bon ?
- Oui ils agissent toujours comme ça !
- C’est affreux !
- Le pire c’est qu’il faudra que je choisisse avec qui je dois vivre. Je ne veux pas choisir ! Je n’ai personne, je suis fille unique. Je préfère mourir que de choisir !
- Est-ce que ta mère à un amant ? ou ton père ?
Noémie fût choqué, de ma question .Mais elle réfléchissait.
-Je n’en sais rien, je ne crois pas !
- Tu sais pour moi, le pire c’est que maman va avoir un bébé de Stéphane.
- Et alors ?
- Alors ! nous serons 7 à la maison !
- L’horreur !
- Tu l’as dit !
- Tu as de la chance quand même Morjo ! Un bébé c’est bien, j’aurais aimé avoir une petite sœur ou un petit frère

Ça y est ! le bébé est né ; c’est une fille. Je suis contente, ce bébé à un sourire qui me fait craquer et puis quand elle tend ses petits bras et que maman me la confie, en me disant tiens ma grande « tu ferais une très belle maman »
-Viens Colas mon petit frère ….
Petit bébé, viens très vite tu auras du lolo….
Maman à sourit en écoutant ma chanson.
J’ai ressenti un picotement de plaisir. Et je me dis que la vie de (7) cette famille commence bien ….

fin
2000

samedi 26 août 2017

bpnewbould.co.uk - un site chinois d'arnaques


On dit qu'il faut être pris, pour être appris...
Et comme je n'aimerais pas qu'une pareille mésaventure vous arrive, je vous invite à lire ce qui suit attentivement .

Le 11 août dernier, mon mari voit sur Internet une paire de chaussures de marque Base London qui lui plaît. En Madame "je peux le trouver moins cher ailleurs", je me mets en chasse et je découvre le site "anglais" Bpnewbould qui vend le produit moins cher que sur le site officiel de Base London. Anglais pour anglais, nous passons la commande de chaussures "Men Base London Vine Waxy Black"



Le week-end passe, pas de confirmation de commande
Les jours de la semaine passent, toujours rien.
Le 18 août, mon mari envoie un message directement depuis le site (il n'y a pas d'adresse e-mail officielle) menaçant de dénoncer la vente s'il n’obtenait pas de confirmation de commande.
Aucun retour mais après des recherches, nous nous sommes aperçus que ce site n'était pas anglais mais bien chinois.
Nous désespérions de voir un jour la couleur de la commande quand ce matin, le facteur est arrivé avec un colis sous emballage plastique



qui contenait une paire de chaussures - sans taille ni marque indiquées - en pur "cuir asiatique" qui pue, semelles plastiques et qui n'est évidemment pas la paire de chaussures commandée


Quel recours avons-nous ? Tenter de faire annuler la vente auprès de Master Card pour livraison non conforme car des contacts avec les chinois nous n'en aurons sans doute jamais

En conclusions : Ne commandez que sur des sites que vous connaissez et sur lesquels vous pouvez vérifier toutes les mentions et surtout fuyez bpnewbould.co.uk

A bon entendeur !!!


jeudi 24 août 2017

30 ans déjà - 30 ans seulement


Aujourd'hui 30 ans que tu t'en es allé.
30 ans que tu m'as laissée.
30 ans que je pense à toi chaque jour.
30 ans c'est long et court à la fois.
30 ans que tu me manques.




Lolita la loutre ! Offert par Paloma



Il y a bien longtemps, dans un village , vivait deux sorcières : Chocolatine et Ronchonette. Elles étaient cousines, Chocolatine était charmante et toujours de bonne humeur. Très gourmande, elle préparait de délicieux gâteux qui embaument toute la ville.
Ronchonette, au contraire n’arrêtait pas de rouspéter du matin au soir et passait son temps à s’en prendre à Lolita la loutre ! Lolita la loutre était l’animal de compagnie de Ronchonette , même si elle était le souffre douleur de celle–ci.

Un jour que Chocolatine préparait un tarte aux abricots et que Ronchonette était absente pour la journée. Une petite tête apparut à la fenêtre :
« Bonjour, Chocolatine », dit Paula « Mmm ça sent bon ici !»
« Entre et viens goûter à ma tarte ».
En un clin d’œil elle posa la tarte doré sur la table .Et en un clin d’œil le plat fut presque vidé, il restait un tout petit bout …
Chocolatine dit alors , de sa voix de canard enrhumé ;
« Tu n’as plus faim ? Elle n’est pas bonne… ? Il faut la finir. »
Paula donna le petit bout a Lolita la loutre. Celle-ci mangeât le bout de tarte d’un air dégoûté…
«Dis-donc j’ai copié la recette dans le grand livre des méchantes sorcières. Vous ne trouverez pas mieux !»

Cette nuit –là Lolita la loutre dormi très mal, elle n’avait pas l’habitude que l’on lui donne à manger des friandises, qu’on soit gentille avec elle. Le lendemain, Chocolatine alla cueillir quelques fraises dans le jardin.

« Au secours ! Venez m’aider vite !»
Chocolatine se précipita au milieu des orties , elle y trouva Ronchonette qui se débattait dans les orties. Ses mains étaient toute rouges et gonflés :
« Ca brûle ! sors–moi de là ! Stupide Chocolatine !»
« Je t’aiderai quand tu seras plus aimable ! »
« Pourquoi tu es là ? »
« C’est bizarre » dit Chocolatine « Où est donc Lolita la loutre ?»
« Je suis ici ! » répondit une petite voix, derrière elle se tenait une petite fille rousse qui riait !

Chocolatine compris de suite ce qui s’était passé . Elle se souvint du gâteau, il avait rompu le sort jeté par Ronchonette sur cette pauvre Lolita. Et la loutre pour punir de ses méchancetés jeta terrible Ronchonette dans les orties pendant son sommeil.
« S’il te plait, gentille Lolita ! murmura Ronchonette . Sortez-moi de là !»

A la maison Chocolatine mit de la pommade sur les mains de Ronchonette a fin de calmer ses brûlures.

Depuis ce jour , Ronchonette est très gentille et fait de bons gâteaux. Elle ne jette plus de mauvais sorts, ne ronchonne plus. Et toutes les trois vivent en paix dans ce village.

Et quand vous passez dans ce village, allez donc goûter les gâteaux des deux sorcières et de Lolita la loutre.

    Fin

28 Mai 2001

mercredi 23 août 2017

Cola, le koala Offert par Paloma



C'était par une très belle nuit qui recouvre l’île immense d’Australie.
Sur leur grand arbre aux feuilles d’eucalyptus qu’une famille Koala se réveille.
Ils ont passé la journée à dormir, accrochés à une branche car c’est là qu’ils passent le plus grand temps, mangeant exclusivement des feuilles et des bourgeons, choisissant les arbres en fonction de la saison.
Il y a le père la mère et deux petits Colas et Than.

- J'ai faim ! Tu viens ?
Colas on va grignoter quelques feuilles !
- Oh ! Non, laisse-moi dormir, je n’ai pas faim !
- Tapis pour toi j’y vais tout seul !
Au bout d’un moment Than revient au près de son frère, il n’a pas bougé.
- Maman vient voir Colas ne veux pas venir avec moi !
Maman koala ne comprend pas.
- As-tu mal au ventre ? lui dit-elle.
- N’as-tu pas faim ?
- Aurais-tu de la fièvre ?
- Serait-il malade ?
- Laissons-le, se reposer un moment nous verrons dans un moment !

Than est inquiet, il va trouver son ami l’opossum, qui est accroché par la queue à la branche d’un autre arbre.
- Viens voir mon frère est malade !
- Ah bon je vais le voir !
- Qui a t-il Colas, paraît-il que tu serais malade ?
Colas ne répond pas, il se contente de secouer la tête pour dire non.
Opossum ne comprend pas pourquoi Colas dit qu’il n’est pas malade, alors qu’il ne parle pas et ne mange pas.
Il doit être atteint d’une maladie rare !
Opossum s’en va chercher la marmosa(grosse souris).
Une fois qu’elle a été mise au courant de la maladie de Colas, elle comprend tout de suite de quelle maladie souffre le koala.
Elle n’est pas du tout inquiète car elle connaît parfaitement les symptômes de cette maladie. De toute manière elle sait que Colas est un petit très robuste. Et de toute manière un travail l’attend cette nuit ?

- Je sais pourquoi Colas, est différent aujourd’hui !
- Je vais le voir tout de suite et après ça ira mieux !
- Colas, écoute, dit la marmosa.
- « Quoi » réponds colas ?
C’est en ouvrant grand la bouche qu’on voit le secret du koala.
Aujourd’hui il a perdu sa première dent.
Il se trouve honteux de se voir ainsi.
Mais la marmosa explique que c’est normal de perdre les dents…..
Qu’ensuite a la place poussent les nouvelles plus belles est plus solides pour manger les pousses plus grosses des eucalyptus…

Fin

Histoire écrite pour mon petit fils NICOLAS en1999

mardi 22 août 2017

Les microbes n'aiment pas le savon Offert par Paloma



Les microbes n’aiment pas le savon. Alors, pour éviter d’en attraper, avant chaque repas lave-toi les mains et tu ne risqueras pas de les avaler en touchant le pain ou les fruits par exemple !
Les microbes cherchent un lieu pour passer leurs vacances ! Ils déambulent sur la moquette, dans le décor immense d’une chambre d’enfant. Sur les mains sales !

Il était deux microbes qui voulaient passer des vacances de rêve dans un organisme :

-On va pouvoir s’amuser comme des fous, se multiplier et créer un tas de chouettes maladies !
-Si on choisit bien notre victime, ce sont des mois de fêtes ininterrompues !
-Caramba !

Soudain ils s’arrêtent, émerveillés, devant eux trois êtres humains immenses : un garçon et deux filles.

- Hé ! Admire le petit humain !
- Il y a de quoi faire ! (s’exclame Hémofix )
- Il m’a l’air parfait : L’âge idéal environs 4, 7 ans ! il est encore trop jeune pour avoir fabrique toutes ses défenses…
- Un vrai camp de vacances pour microbes et virus !
- Oui mais comment entrer ? (s’inquiète Hémofix)
- Facile ! Par la bouche ! Il y a d’innombrables occasions pour s’introduire ! T’as vus les mains sales ?
- On va pouvoir s’amuser et avoir des tas de distractions comme le mal de gorge, le mal aux oreilles, ou encore le nez qui coule ! Le mal au ventre !
- Extra !

Les deux microbes se rapprochent de leur future résidence.

- Magnifique ! J’imagine déjà les super maladies qu’on pourra provoquer avec les autres copains microbes qui nous rejoindront.
- Comme dans un rêve !
- Chut ! Laisse–moi écouter ce que dit la mère.
- Vous devez vous laver les mains avant de passer à table , car les microbes n’aiment pas le savon !
- Moi, je les ais déjà lavés ce matin !
- Pourquoi se laver les mains a chaque fois ?
- C’est pour ne pas être malade !

A ces mots , Streptus a une réaction immédiate.

-Je crains que , nous ayons affaire au programme « 1/10/3 » Le redoutable !

Alors Streptus raconte à sa jeune amie Hémofix , ce qui est arrivé à son grand–père. Comme chaque hiver, il essayait de trouver un abri. Il décida alors d’aller dans la gorge d’une petite fille. Comme d’habitude, il commença par sa grande spécialité l’attaque des amygdales ! Tout à coup ! Un groupe de petits hommes avec des mains en forme de crochets l’attrapèrent le serrant très fort , et l’emmenèrent...

-Tu te rends compte, Hémofix , le grand Streptamax avait disparu !

Les deux microbes contemplèrent les petits humains se laver les mains.

-Tss !Quel dommage ! Cela aurait été bien pour nous, quelles belles vacances nous aurions eu !

Malgré tout, les deux microbes surveillent encore quelques jours ! Et décidèrent de partir voir plus loin.

- Et si nous allions dans un chien ?…
- Ou une souris ?… Ça ne prends pas de médicaments et ça ne se lavent pas les mains !….

lundi 21 août 2017

Charmante, la vache qui n'était pas folle



Charmante, la vache qui n'était pas folle

Histoire inédite écrite par des enfants de 5 a 12 ans dans un atelier d'écriture
Offert par Paloma

C’était il y à bien longtemps dans un village de montagne.
Un jour de foire une fermière voulait acheter une vache . Elle alla au marché mais il y en avait beaucoup, des brunes, des blondes, des rousses. Aucune ne lui plaisait.

Au moment ou elle décida de partir, elle vit un vieil homme qui tenait une vache grise un petit peu maigre, mais elle avait des yeux ! …Humm… ! Comment dire, un regard charmant.
- Dites-moi, Monsieur. Vous me vendez votre vache ? Je la trouve plutôt charmante !
- Comment savez vous son nom ? demanda le vieil homme.
- Ah !elle s’appelle Charmante, ce nom lui va très bien.
- Bien puisque vous la voulez, je vous la donne. Je vous demanderais une seule chose, promettez-moi de toujours lui donner que de bonnes choses a manger, du bon foin, et de la bonne herbe. C’est tout, et elle vous donnera le meilleur lait de la région.
- Je ne veux pas que vous me la donniez ! Je veux vous payer ! Combien en voulez-vous ?
- Et bien ! Soit ! donnez-moi un écu.

-Les jours passèrent Charmante était vraiment formidable , son lait était délicieux, le vieil homme n’avait pas menti.
Mais brusquement un jour, la vache cessa de manger, elle refusait toute nourriture. Les fermiers firent venir le vétérinaire , qui ne trouva rien n’anormal a cette bête.
-Elle doit s’ennuyer ! dit-t-il
La fermière décida alors de retourner au marcher pour acheter une autre vache , comme ça ils auraient plus de lait et Charmante ne serait plus seule .
Mais comme ce n’était pas un jour de foire elle n’en trouva point , par contre elle put acheter un cochon ,a la ferme d’a coté.

Tout de suite la vache se remis a manger et tous les deux firent bon ménage comme on dit !

-Tiens ! dit le fermier à son épouse .
-Il y a un cirque qui va fermer pour cause de départ a la retraite du propriétaire et ils cherchent a vendre quelques animaux, nous devrions aller voir !

Ils achetèrent , une girafe, et une autruche. Avec tous ces animaux, ils allaient faire visiter la ferme aux enfants de la ville.

Et c’est ainsi que « la ferme zoo » devint très renommée. Beaucoup d’écoles venaient la visiter pendant les voyages scolaires.

Mais un soir d’orage, alors que le vent soufflait très fort .

Ra Lissa la sorcière rentrant d’un voyage d’Angleterre et traversant la France, survolant Maclas, prise dans une rafale, le vent la fit pivoter sur elle même la déséquilibrant… elle perdit l’équilibre se retrouvant à l’envers sous son balai !Elle tomba à pic sur le pré de « la ferme zoo »

Elle était vexée , sa robe noire était sale, et ses souliers pointus violets étaient éparpillées .
Son visage rouge au menton d’ou était planté une grosse verrue , montrait qu’elle était réellement en colère, très en colère… De sa bouche sortaient des mots accompagnées de crapauds.
-« Bave de crapauds, saleté de bestioles, jus de litchis poilus, Abracadabri , abracadabra, balai décolle».

Rien a faire.
Au bout des quelques essais , elle réussi a remonter et elle repartit , on ne sait où ?

Le lendemain matin comme d’habitude le fermier alla donner a manger aux animaux !

Tout d’abord il inspecta les toitures car le vent avait été suffisamment violent pour qu’il est put provoquer des dégâts.

Presque rien , alors arrivant au près des ses animaux, il trouva qu’ils avaient un drôle de comportement .

La vache était debout sur ses pattes de derrière essayant de manger les feuilles et des branches d’ arbres. Le cochon était assis sur les œufs de l’autruche et il couvait , et cette même autruche elle se roulait dans la marre de boue et ronflait comme un cochon.

- « Femme viens voir ! nos animaux son devenus tous fous !
- On dirait qu’ils on échangé leur peau ! »

Le vétérinaire fut à nouveau appelé .

Alors là ! depuis sa longue carrière jamais il n’avait vu chose pareille. Des animaux changer de comportement. Il ne savait pas quoi dire pour rassurer le fermier et sa femme …

Charlette la petite fille de la ferme voisine, qui venait tous les jours rendre visite aux animaux de la «ferme zoo». Elle voyait bien que quelque chose s’était passé.
Alors elle se rappela de la nuit dernière, réveillé par le besoin d’aller faire pipi ,une chose étrange attira son regard dehors .
Elle cru voir une silhouette , - une sorcière …. ?
Mais croyant qu’elle avait rêvé, Charlette n’y prêta attention et s’en alla se recoucher. Mais alors-la voyant les animaux se comporter bizarrement elle comprenait qu’elle n’avait pas du tout rêvé…

Personne ne voulu la croire quant elle racontait son histoire, pourtant il fallait bien se rendre à l’évidence les animaux étaient fous et Charmante n’était pas une girafe !

Alors …

Charlette se souvint d’un livre qu’elle avait lut et qui parlait de sorts de sortilèges des sorcières . Alors elle alla le consulter est en retira quelques conseils pour aider les animaux. Il fallait faire vite avant que le fermier décide de s’en débarrasser .

Charlette pris alors un miroir et une photo de chaque animal, est elle montra a chacun la photo et fit comparer l’ image de chaque un dans le miroir.

En répétant cette formule magique.
« Papla –ouva, papla –ouva »
Aussitôt, Charmante s’aperçut qu’elle n’était pas une girafe , les autres animaux firent pareil est c’est ainsi que Charlette rompit le sort de la sorcière Ra-Lissa …

FIN

dimanche 20 août 2017

Oser être heureux - Jacques Salomé



Oser être heureux
c'est accepter de l'être tout de suite.
Oui ! sans conditions, à l'aube de chaque instant,
en étant capable d'accueillir simplement
l'inouï du présent.
Être heureux c'est savoir entrer dans le fragile
et l'éphémère de l'événement, de s'accorder avec lui
dans le meilleur de ce qu'il recèle.
Etre heureux c'est être à la fois le réceptacle et
le don dans l'immédiateté d'un regard,
l'intensité d'une intention, la liberté d'un geste.
La clef du bien-être ne doit pas être confondue
avec la recherche du bonheur,
elle est dans l'acceptation inconditionnelle
du meilleur de soi dans la rencontre
avec le meilleur de l'autre
Quand je sais dire oui ou non,
sans me blesser ou me culpabiliser.
Quand je sais entendre et recevoir
le oui ou le non de l'autre comme étant bien le sien.
Quand je sais sans réticence accepter mes possibles
et me différencier de ceux de l'autre.
Quand je sais me respecter et me définir
face aux valeurs et croyances parfois
si éloignées des miennes.
Un bonheur se reçoit et s'amplifie
dans l'imprévu d'une rencontre,
dans le rire d'un partage,
dans l'étonnement d'un abandon.
Quand je cherche à l'emprisonner
dans la répétition ou l'exigence,
il se dérobe et se perd à jamais.

samedi 19 août 2017

Le cadeau parfait - Jacques Salomé


J'avais parcouru plusieurs rues, traversé beaucoup de magasins, feuilleté des tas de catalogues pour trouver le cadeau parfait en ces temps d'anniversaire, pour l'un de mes enfants. Après de longues soirées d'hésitation, des temps sans fin d'intenses réflexions, j'étais épuisé, incertain, encore plus dubitatif sur le bien fondé des cadeaux !

Alors, j'ai enfin pensé à demander à ma fille ce qu'elle aurait voulu avoir, elle ! Voici la liste des cadeaux qu'elle m'a suggérée de son écriture à la fois ferme et fragile, sur une grande page blanche.

Papa, j'aimerais être Chiffounette, notre petite chatte, pour être prise moi aussi spontanément dans tes bras, câlinée, chaque fois que tu reviens à la maison...

J'aimerais être un baladeur pour me sentir parfois écoutée par toi sans aucune distraction, n'ayant que mes paroles au bout de tes oreilles pour fredonner l'écho de ma solitude, de mes chagrins ou de mes joies et de mes enthousiasmes.

J'aimerais être le gros journal, que tu lis. Que tu prennes un peu de temps pour me parcourir chaque jour de tes yeux rêveurs ou interrogatifs, en prenant de mes nouvelles, ou en t'informant de l'état de mon pays intérieur, des océans de mes rêves, des tempêtes de mes projets...

J'aimerais être une télévision, pour ne jamais m'endormir le soir sans avoir été au moins une fois regardée avec intérêt...

J'aimerais être l'équipe de la coupe Davis pour toi mon Papa, afin de te voir t'enflammer de joie après chacune de mes victoires.

J'aimerais aussi être un roman pour toi, Maman, afin que tu puisses me lire et découvrir sans te presser, sans être bousculée par mille choses, mes émotions, les chemins secrets de mes amours et de mes doutes.

A bien y penser cependant, je n'aimerais être au fond qu'une seule chose, un cadeau inestimable pour vous deux.

Ne m'achetez rien, permettez-moi seulement de sentir que je suis votre enfant... et que, quoiqu'il arrive, vous pouvez m'assurez que vous resterez toujours... mes parents.

vendredi 18 août 2017

Le magicien des peurs - Jacques Salomé


Il était une fois, une seule fois, dans un des pays de notre monde, un homme que tous appelaient le Magicien des Peurs.

Ce qu’il faut savoir, avant d’en dire plus, c’est que toutes les femmes, tous les hommes et tous les enfants de ce pays étaient habités par des peurs innombrables.
Peurs très anciennes, venues du fond de l’humanité, quand les hommes ne connaissaient pas encore le rire, l’abandon, la confiance et l’amour.
Peurs plus récentes, issues de l’enfance de chacun, quand l’incompréhensible de la réalité se heurte à l’innocence d’un regard à l’étonnement d’une parole, à l’émerveillement d’un geste ou à l’épuisement d’un sourire.

Ce qui est sûr, c’est que chacun, dès qu’il entendait parler du Magicien des Peurs, n’hésitait pas à entreprendre un long voyage pour le rencontrer. Espérant ainsi pouvoir faire disparaître, supprimer les peurs qu’il ou elle portait dans son corps, dans sa tête.

Nul ne savait comment se déroulait la rencontre. Il y avait chez ceux qui revenaient du voyage, beaucoup de pudeur à partager ce qu’ils avaient vécu. Ce qui est certain, c’est que le voyage du retour était toujours plus long que celui de l’aller.

Un jour, un enfant révéla le secret du Magicien des Peurs. Mais ce qu’il en dit parut si simple, si incroyablement simple, que personne ne le crut.

« Il est venu vers moi, raconta-t-il, m’a pris les deux mains dans les siennes et m’a chuchoté :
– “Derrière chaque peur, il y a un désir. Il y a toujours un désir sous chaque peur, aussi petite ou aussi terrifiante soit-elle ! Il y a toujours un désir, sache-le”.
Il avait sa bouche tout près de mon oreille et il sentait le pain d’épices » confirma l’enfant.
« Il m’a dit aussi :
– “Nous passons notre vie à cacher nos désirs, c’est pour cela qu’il y a tant de peurs dans le monde. Mon travail, et mon seul secret, c’est de permettre à chacun d’oser retrouver, d’oser entendre et d’oser respecter le désir qu’il y a sous chacune de ses peurs”.

L’enfant, en racontant tout cela, sentait bien que personne ne le croyait. Et il se mit à douter à nouveau de ses propres désirs.

Ce ne fut que bien des années plus tard qu’il retrouva la liberté de les entendre, de les accepter en lui.

Cependant, un jour, un homme décida de mettre le Magicien des Peurs en difficulté.
Oui, il voulait le mettre en échec. Il fit le voyage, vint à lui avec une peur qu’il énonça ainsi :
“- J’ai peur de mes désirs !”
Le Magicien des Peurs lui demanda :
“- Peux-tu me dire le désir le plus terrifiant qu’il y a en toi ?
– J’ai le désir de ne jamais mourir, murmura l’homme.
– En effet, c’est un désir terrible et fantastique que tu as là.”

Puis, après un temps de silence, le Magicien des Peurs suggéra :
“- Et quelle est la peur qu’il y a en toi, derrière ce désir ? Car derrière chaque désir, il y a aussi une peur qui s’abrite et parfois même plusieurs peurs.”

L ‘homme dit d’un seul trait :
“- J’ai peur de ne pas avoir le temps de vivre toute ma vie.
– Et quel est le désir de cette peur ?
– Je voudrais vivre chaque instant de ma vie, de la façon la plus intense, la plus vivante, la plus joyeuse, sans rien gaspiller.
– Voilà donc ton désir le plus redoutable”, murmura le Magicien des Peurs. “Ecoute-moi bien. Prends soin de ce désir, c’est un désir précieux, unique. Vivre chaque instant de sa vie de la façon la plus intense, la plus vivante, la plus joyeuse…, sans rien gaspiller, c’est un très beau désir. Si tu respectes ce désir, si tu lui fais une place réelle en toi, tu ne craindras plus de mourir. Vas, tu peux rentrer chez toi. “

Mais vous qui me lisez, qui m’écoutez, peut-être, vous allez tout de suite me dire :
“Alors chacun d’entre nous peut devenir un magicien des peurs”
Bien sûr, c’est possible, si chacun s’emploie à découvrir le désir qu’il y a en lui, sous chacune de ses peurs ! Oui, chacun de nous peut oser découvrir, dire ou proposer ses désirs, à la seule condition d’accepter que tous les désirs ne soient pas comblés. Chacun doit apprendre la différence entre un désir et sa réalisation…
“Alors, tous les désirs ne peuvent se réaliser, même si on le désire ?”
“Non, seulement certains. Et nul ne sait à l’avance lequel de ses désirs sera seulement entendu, lequel sera comblé, lequel sera rejeté, lequel sera agrandi jusqu´aux étoiles !
C’est cela, le grand secret de la vie. D’être imprévisible, jamais asservie et en même temps, immensément généreuse face aux désirs des humains.”

Des rumeurs disent que le Magicien des Peurs pourrait passer dans notre pays…

jeudi 17 août 2017

Lettre à l'intime de soi - Jacques Salomé



"Quand je te demande de m'écouter !


Quand je te demande de m'écouter et que tu commences à me donner des conseils, je ne me sens pas entendu.

Quand je te demande de m'écouter et que tu me poses des questions, quand tu argumentes  quand tu tentes de m'expliquer ce que je ressens ou ne devrais pas ressentir, je me sens agressé.

Quand je te demande de m'écouter et que tu t'empares de ce que je dis pour tenter de résoudre ce que tu crois être mon problème, aussi étrange que cela puisse paraître, je me sens parfois encore plus en perdition.

Si tu veux faire pour moi, tu contribues à ma peur, tu accentues mon inadéquation et peut-être renforces-tu ma dépendance.

Quand je te demande ton écoute, je te demande d'être là, au présent, dans cet instant si fragile où je me cherche dans une parole parfois maladroite, inquiétante, injuste ou chaotique. J'ai besoin de ton oreille, de ta tolérance, de ta patience pour me dire au plus difficile comme au plus léger.

Oui simplement m'écouter... sans excusation, ni accusation, sans dépossession de ma parole, sans tentative d'appropriation de ce que je te dis.

Écoute, écoute-moi quelquefois !

Tout ce que je te demande, c'est de m'écouter. Au plus proche de moi.
Simplement accueillir ce que je tente de te dire, ce que j'essaie de me dire car c'est cela le plus difficile.

Ne m'interromps pas dans mon murmure, n'aie pas peur de mes tâtonnements ou de mes imprécations. Mes contradictions comme mes accusations, aussi injustes soient-elles, sont importantes pour moi. Je ne me sers pas de toi, mais c'est vrai, j'ai besoin de toi à ce moment-là.

Par ton écoute, je tente de dire ma différence, j'essaie de me faire entendre surtout de moi-même. J'accède ainsi à une parole propre, à une parole mienne, celle dont j'ai été longtemps dépossédé.

Oh non ! Je n'ai pas besoin de conseils ou de rassurances dans ces moments-là! Je peux agir par moi-même et aussi me tromper. Je ne suis pas impuissant, parfois démuni, découragé, hésitant, pas toujours impotent.

Quand je me sens écouté, je peux enfin m'entendre.

Quand je me sens écouté, je peux entrer en relance. Établir des ponts, des passerelles, certes incertains et fragiles entre mon histoire et mes histoires, mais j'avance.

Je peux relier des événements, articuler entre elles des situations, donner du sens à des rencontres ou simplement accepter mes émotions.

Dans la trame de mes interrogations, tisser ainsi l'écoute de ma vie. Oui, ton écoute peut être passionnante

S'il te plaît écoute et entends-moi.

Et, si tu veux parler à ton tour, attends juste un instant, que je puisse terminer et je t'écouterai à mon tour, mieux, surtout si je me suis senti entendu dans cet espace de moi plus ouvert à toi."

mercredi 16 août 2017

Le conte de la femme en marche vers sa propre vie... Jacques Salomé


" Il était une fois une femme qui, après avoir traversé toute une vie de femme, habitée par différents amours, puis pas une relation essentielle avec un homme qui fut son mari, après avoir porté et élevé des enfants et exercé une profession passionnante, se retrouva au bord de l’existence, devant l’immense vide de sa solitude, celle de sa rencontre manquée avec elle-même.

Comment est-ce possible ? Comment se retrouver ainsi en solitude au mitan de sa vie, vide de projets, dévitalisée d’avoir trop donné, dépossédée de tous ses rêves car ils avaient été déposés en vain et à fonds perdus chez ceux qu’elle avait tant aimés ?

Comment continuer le chemin en se sentant habitée par une immense fatigue d’être, une profonde lassitude à simplement se réveiller le matin, à ouvrir les yeux, à respirer, se laver, s’habiller, affronter le regard aveugle de tant d’inconnus ? Comment avoir l’énergie d’esquisser des gestes qui n’ont plus de sens, de commencer quelques phrases avortées en imaginant tout de suite que demain est déjà périmé ?

Cela est plus fréquent qu’on ne peut l’imaginer dans le monde des femmes et des hommes d’aujourd’hui.

Au début elle manqua de vaciller devant la béance du désert de sa vie, la violence de la solitude, le vide de l’incompréhension qu’elle sentait tout autour d’elle. Souvent par la suite elle désespéra, quand des pensées malignes infectaient son corps, quand des douleurs tenaillaient son dos, déchiraient son ventre, harcelaient son cœur, quand son mal-être était si fort qu’elle imaginait ne pouvoir tenir debout, qu’elle aspirait à se coucher et mourir de lassitude et de désespoir de vivre.

Elle ne savait pas encore que sa vie n’attendait que ce moment pour se rappeler à elle. Une émotion, qui contenait tout un monde à elle seule, s’éveilla, remonta, chemina par des chemins secrets de sa sensibilité, jusqu’à sa conscience, vint éclore dans ses pensées pour devenir lueur, lumière, soleil avant de se transformer en énergie vivifiante.

Un matin, une petite phrase scintilla dans sa tête, dansa sous ses paupières, fredonna à ses oreilles : « Prends soin de ta vie, prends soin de ta vie, prends soin de ta vie… »

Mais d’autres voix, celles des vieux démons, des habitudes anciennes, vexées de se voir délogées par un courant de vie nouveau, tentèrent de prendre le dessus, de recouvrir la petite phrase par leur propre rengaine.
- Fais attention, en osant t’aventure sur le chemin de tes désirs, en voulant te découvrir toute seule, tu prends le risque de te perdre, de révéler des aspects de toi inacceptables.

-Tes désirs sont trompeurs.

- Tu crois avoir tout, tu n’as rien, tu n’es rien, tu n’as pas été capable de retenir ton mari, de garder tes enfants près de toi, de maintenir ton statut de femme aimée…

- Tu es en transformation, chantait la petite voix du début.

- Tu es affabulation, répétaient les voix d’une ancienne vie.

- Je peux m’aimer et me respecter.

- Pas du tout, tu as besoin d’être aimée, tu ne dois donner ton amour que si tu es aimée en retour !

- Je sens que je peux m’aimer et aimer sans avoir nécessairement un retour… pour le plaisir d’être.

- Non, ton cœur n’est pas suffisamment ouvert pour aimer, simplement aimer. Réfléchis bien, tu sais combien ton égo ne supporte pas de vivre le seul bien-être, le plaisir partagé. Il te faut ses sentiments, des serments, du solide, du durable à toute épreuve…

- Je ne suis ni dans le manque, ni dans le besoin, je suis dans le plein !

- Tu te montes la tête et bientôt tu regretteras, tu verras.

- Je suis musique, je recherche et je trouve mes accords.

- Tout est dérisoire, temps perdu, illusions trompeuses. Ne recommence pas à espérer ce que tu n’atteindras jamais.

- J’existe, j’existe enfin pour moi.

- Non, tu survis, tu végètes. Accepte ton sort sans révolte, sans rêve inutile, tu es sur la pente descendante de ta vie, reste tranquille ! Tout est joué, tu as perdu, tu mérites le repos.

- Je me rencontre… J’ai lâché le superflu.

- Tu vas manquer de l’essentiel : la sécurité !

Face à l’impuissance j’apprivoise des forces secrètes, face à l’urgence je fais confiance à mes états intérieurs, face au chaos j’écoute ma propre voix. Je suis sur ce chemin là.

Etonnée, elle n’entendit plus les autres voix, alors elle décida de s’écouter. A partir de ce jour-là, elle ne fut plus seule. Le dialogue qui l’accompagna l’ouvrit à de multiples rencontres."

Extrait de « Contes à aimer. Contes à s’aimer » de Jacques Salomé

mardi 15 août 2017

Cancans sur la place Rouge


Si l'on m'avait dit il y a un an que j'écrirais ce billet d'humeur, j'aurais haussé les épaules et demandé à mon interlocuteur si un cheval de bois lui avait donné un coup de patte. Hélas ! force est de constater qu'en cette presque mi-août, les choses ont changé et que bien de l'eau a coulé sous les ponts de la Moskova.

L'histoire est véridique mais les noms des protagonistes ne sont pas cités par charité. Comme dirait le canard enchaîné, on ne frappe pas un homme à terre, l'homme étant un couple "d'amis" et le "à terre", le plus bas de mon estime.

Il était une fois... mais faisons court pour ne pas lasser les lecteurs. En bref, deux de nos "amis" ont parcouru 3.710 kilomètres pour faire des cancans sur la Place Rouge. Déception, désillusion, consternation et tous les noms en ion du monde - lorsque les faits nous sont revenus, nous étions fort déçus de leur peu d'amitié et de confiance mais surtout stupéfaits de leur manque de discernement. Tous les hommes ne sont pas semblables et il faut agir avec les étrangers en fonction de leur sensibilité, pas de la nôtre. C'était un fort mauvais plan d'aller médire chez un Russe en Russie et ce dernier, chagrin de la situation, a soulagé son cœur en rendant compte à son ami des faits qu'il avait appris. L'ami qui est une partie de nous, nous a rapporté la conversation et aujourd'hui, nous savons enfin à qui nous avons affaire. On se dit aussi que s'ils ont mal parlé en Russie, ils doivent l'avoir fait en Belgique mais nous ne le saurons jamais puisque nous avons coupé le ponts.
Ma philosophie est de dire en face ce que je veux dire à la ou les personnes concernées. J'attends des autres qu'ils fassent la même chose. Si ce n'est pas dans leurs habitudes ou qu'ils préfèrent les ragots, libres à eux, mais cela sans moi.

lundi 14 août 2017

Dimanche chez Mine de Rien à Marcinelle


Dimanche midi au restaurant Mine de Rien après avoir au préalable réservé. Pour moi, devoir laisser un message sur un répondeur n'est pas le top mais j'ai été rappelée donc je n'ai pas à me plaindre.

J'avais lu de nombreux avis sur cette adresse et je voulais la tester par moi-même.

Le cadre est quelconque c'est à dire que la salle de devant est la pièce d'accueil d'une maison particulière. Il y a une autre salle à l'arrière que je n'ai pas visitée.

Ce n'est ni moche ni beau. Sur le mur un grand tableau sert de menu (même si on vous en donne un plastifié mais pas avec les mêmes propositions). C'est un restaurant principalement italien donc il y a des pâtes de toutes les sortes, du poisson, de la viande.

Le service est courtois et relativement rapide. J'avais lu que la salle était extrêmement bruyante ; lors de notre visite et bien que toutes les tables soient occupées, c'était tout à fait correct.

En entrée, nous avons choisi un carpaccio aux truffes et des scampis au Gorgonzola. Les plats étaient corrects mais sans exclamation gustative.



En plat, nous avons tenté le festival de croquettes. 9 croquettes pour 2 sur un lit de salade et de petites tomates et servi avec des frites qui sont arrivées bien après. C'était original et copieux mais cher pour ce que c'était : 18 euros par personne et 4 euros pour une portion de frites.


Avec un apéritif, un quart de rosé et une bouteilles d'eau, notre addition s'élevait à 86 euros. Bien trop cher pour que nous y revenions.

Mine de Rien
Rue du Cazier 11
6001 Charleroi (Marcinelle)
0486 71 29 21
Ouvert   mercredi 12:00–15:00, 18:00–22:00
jeudi 12:00–15:00, 18:00–22:00
vendredi 12:00–15:00, 18:00–22:00
samedi 18:00–22:00
dimanche  12:00–15:00


A bientôt pour de nouvelles découvertes gustatives.

dimanche 13 août 2017

Faire sa part - La légende du colibri


Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : "Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! "

Et le colibri lui répondit : "Je le sais, mais je fais ma part."

samedi 12 août 2017

Mon éponge à vaisselle, mes sous-vêtements et je ne sais plus quoi


Je lis dans le journal Metro de ce matin que la durée de vie d’une éponge de cuisine est…d’une semaine. Une étude scientifique co-réalisée par plusieurs universités allemandes, publiée le 7 juin dernier, m'apprend que les éponges de cuisine ne peuvent pas être utilisées au-delà d’une semaine car elles contiennent en moyenne autant de bactéries que la matière fécale humaine. Pas question de contourner le problème, les laver ne ferait qu’aggraver les choses selon le New York Times car un nettoyage les rendrait en effet plus vulnérables.
Il y a quelques temps, dans une newsletter arrivée dans ma boite mail, je lisais qu'il fallait changer de sous-vêtements tous les jours - par sous-vêtements, on parlait de culotte, shorty, tanga ou string ou autre (dommage qu'ils ne précisent pas ce qu'est l'autre), de chaussettes, de bas ou mi-bas et de soutien-gorge et tant qu'on y est, de tout vêtement que l'on porte à même la peau ou près du corps : t-shirt moulant, débardeur, leggins et collants... tout cela au nom de la sacro-sainte hygiène, des odeurs et même des maladies de peau. Et pour les autres vêtements me demanderez-vous ? Eh bien, c'est la même chose  pour une hygiène optimale, mieux vaut les changer tous les jours... mais on peut éventuellement les garder 2 ou 3 jours...

Je ne sais pas vous, mais des nouvelles comme celles-là, ça me gonfle et mon cerveau n'a qu'une envie, c'est de dire aux rédacteurs de se mêler de leurs culs (cul - vous voyez le rapport entre la matière fécale et les culotte, shorty, tanga, string et surtout autre chose...). J'avais une grand-mère extraordinaire, morte à 93 ans il y a trèèèèèèèèèèès longtemps qui m'a appris bien des choses qui ont fait qui je suis aujourd'hui. Ma grand-mère n'avait ni douche ni baignoire et pourtant elle sentait le propre et le savon Palmolive. Je l'ai toujours connue se lavant dans un bassin, à l'extérieur, par tous les temps, seulement abritée par un auvent en plaques ondulées transparentes, adossé à la maison.


Se laver était pour elle outre une nécessité, un réel plaisir. Était-ce le savon qui lui donnait cette jolie peau toute lisse qui aimait recevoir des baisers ? Elle me criait d'arrêter de l'embrasser  mais ses yeux me disaient encore ; et je ne m'en privais pas. Elle était toujours habillée pareil ; une robe en Diolen et un tablier en nylon pour se protéger car sans machine à laver, vous pensez bien qu'elle ne changeait pas de vêtements tous les jours. La lessive était une affaire sérieuse qui avait lieu dans une bassine en zinc puis le linge était mis à sécher sur les fils dans le jardin. Ma grand-mère disait dans son patois que chaque lavage était un mal pour le linge ; et elle avait bien raison.

Sa vaisselle, elle la faisait dans un évier en faïence blanche et elle déposait les pièces lavées dans le bassin où elle se lavait. Elle n'utilisait pas d'éponge pour sa vaisselle mais une brosse et une lavette et je peux vous assurer qu'elle ne les changeait pas toutes les semaines.


Au vu de sa longue existence et de sa bonne santé, je pense que toutes les bactéries doivent l'avoir protégée. Une affaire à méditer !





vendredi 11 août 2017

Les plus grands fleuves


On recense près de 1144 fleuves allant de 6 895 à 3 kilomètres

Parmi les plus grands fleuves du monde, on compte :

1 Nil  6 895 km Éthiopie - Soudan - Égypte - Rwanda - Tanzanie - Ouganda - Burundi - République démocratique du Congo - Érythrée - Kenya - Mer Méditerranée
2 Amazone  6 700 km Pérou - Colombie - Brésil - Océan Atlantique
3 Yangtze  6 300 km Chine - Mer de Chine
4 Yenisei  5 539 km Russie - Mongolie - Océan Arctique
5 Rivière jaune 5 464 km Chine - Mer de Chine
6 Congo River 4 700 km Républ. dém. du Congo - Congo - Angola - Océan Atlantique
7 Lena 4 472 km Russie - Océan Arctique
8 Mekong  4 425 km Chine - Birmanie - Thaïlande - Laos - Cambodge - Viêt Nam - Océan Indien
9 Niger 4 184 km Guinée - Mali - Niger - Bénin - Nigéria - Océan Atlantique
10 Rio Paraná 4 099 km Brésil - Paraguay - Argentine - Océan Atlantique
11 Mississippi River Delta 3 780 km États Unis - Océan Atlantique
12 Volga 3 692 km Russie - Mer Caspienne
13 Ob’ 3 650 km Russie - Océan Arctique
14 Yukon River 3 185 km Canada - États Unis - Mer de Béring
15 Indus River 3 180 km Chine - Inde - Pakistan - Océan Indien
16 Rio São Francisco 3 160 km Brésil - Océan Atlantique
17 Rio Grande 3 051 km États Unis - Mexique - Océan Atlantique
18 Danube River 3 020 km Allemagne - Autriche - Bulgarie - Croatie - Hongrie - Moldavie - Roumanie - Serbie - Slovaquie - Ukraine - Mer Noire
19 Brahmaputra River 2 896 km Chine - Inde - Bangladesh - Océan Indien
20 Amur River 2 824 km Russie - Chine - Océan Pacifique
21 Salween River 2 815 km Chine - Birmanie - Thaïlande - Océan Indien
22 Euphrates River 2 780 km Turquie - Syrie - Irak - Golfe Persique
23 Zambezi River 2 750 km Zambie - Angola - Namibie - Botswana - Zimbabwe - Mozambique -Océan Indien
24 Rio Tocantins 2 600 km Brésil - Océan Atlantique
25 Amu Darya 2 580 km Afghanistan - Tadjikistan - Ouzbékistan - Turkménistan - Mer d'Aral




jeudi 10 août 2017

Le vocabulaire du vin


Acidité : participe à l’équilibre du vin en lui donnant de la vivacité en bouche.
Acre : le goût âcre est celui qui comporte une âpreté plus ou moins acerbe qui irrite les muqueuses
Ample : vin qui occupe pleinement et longuement la bouche. La persistance aromatique est un critère de qualité.
AOC (Appellation d’Origine Contrôlée): est un signe français qui désigne un produit qui tire son authenticité et sa typicité de son origine géographique.
AOP (Appellation d’Origine Protégée) : désigne la dénomination d’un produit dont la production, la transformation et l’élaboration doivent avoir lieu dans une aire géographique déterminée avec un savoir-faire reconnu et constaté. Il s’agit de la déclinaison au niveau communautaire de l’AOC.
Aqueux : vin qui paraît dilué tant il est peu concentré.
Astringent : vin marqué par des tanins un peu âpres. Il faut lui laisser le temps de s’assouplir.

Boisé : caractéristique d’un vin élevé en barrique. Le fût de chêne apporte des arômes de vanille, de pain grillé ou de noix de coco selon le degré de chauffe du bois.
Bouquet : il apparaît lorsque le vin arrive à maturité. C’est le stade ultime d’épanouissement des arômes.

Cachet : lorsqu’un vin est original.
Capiteux : vin riche en alcool.
Charnu : vin qui apporte plénitude et densité en bouche sous l’effet conjugué de l’alcool et des tanins.
Charpenté : quand un vin a du corps. La dominante de tanins autorise le vieillissement d’un rouge.
Corsé : vin charpenté, gras et riche en alcool.

Décharné : vin sans chair, sans moelleux.
Décrépi : très diminué par un trop long vieillissement.
Délicat : vin léger et fin.
Dur : vin trop riche en tanins et en acidité.

Empyreume : goût désagréable souvent brûlant qui résulte de certaines distillations.
Enveloppé : vin riche en alcool avec du moelleux et du gras.
Épais : très coloré et qui donne une sensation d'épaisseur, de lourdeur dans la bouche.
Épanoui : qui développe bien ses qualité et en particulier son bouquet.
Équilibré : quand les saveurs sont en harmonie. Acidité, moelleux et astringence composent l’équilibre du vin.
Éteint : se dit parfois pour qualifier la disparition des qualités du vin.

Fondu : vin généralement âgé, quand les saveurs sont harmonieusement mêlées.
Fragrance : parfum, odeur, arôme.
Frais : vin légèrement acide qui donne une impression de fraîcheur en bouche.

Glissant : qui par son agrément se boit facilement.
Gouleyant : vin facile à boire, souple et agréable.
Gras : vin moelleux, souple.

Herbacé : vin pas encore mature, aux odeurs d’herbe.

IGP (Indication Géographique Protégée) : désigne des produits agricoles et des denrées alimentaires étroitement liés à une zone géographique, dans laquelle se déroule au moins leur production, leur transformation ou leur élaboration.

Léger : vin léger en alcool, en coloration, à boire rapidement.
Liquoreux : vins blancs les plus doux, à forte teneur en sucre.
Long : dont l'arôme persiste longuement et d'une façon intense dans la bouche.
Lourd : vin chargé en alcool par manque d’acidité.

Mâché : qui est amoindri, le plus souvent temporairement, par une oxydation.
Maigre : qui a du tanin en quantité excessive par rapport à sa chair lorsqu'on parle d'un vin rouge. En blanc, qui manque de moelleux.
Mèche (goût de) : le goût de mèche est celui de l'acide sulfureux. On brûle des mèches soufrées dans les fûts pour les désinfecter.
Moelleux : le vin qui contient des sucres résiduels est doux, moelleux et liquoreux à concentration croissante.
Mordant : d'une acerbité forte ou d'une acidité excessive.
Mou : vin manquant d’acidité.

Nerveux : blanc très sec, raisonnablement acide.

Plat : vin sans arôme.
Plein : vin ample qui par l'intensité et la qualité de ses caractères donne une sensation de plénitude dans la bouche.
Pleurer : utilisé à propos des écoulements transparents (larmes) que laisse le vin sur les parois du verre.
Puissant : vin plein, chargé d’alcool, de matière et d’arômes.
Punais : terme de Bourgogne pour désigner l'odeur d’œufs pourris.

Racé : qui est assez bien typé et original.
Râpeux : vin rouge aux tanins très présents.
Rêche : vin légèrement râpeux.
Rétro-olfaction : permet l’identification des arômes par voie rétro-nasale lorsque le vin est en bouche.
Riche : chaleureux mais bien équilibré et expansif
Robe : nom donné à l'ensemble de la présentation colorée du vin : couleur, limpidité, brillant
Rondeur, rond : vin souple, moelleux, aux tanins non agressifs et qui possède un caractère charnu bien accusé.
Rôti : caractère très spécial donné par la pourriture noble aux vins liquoreux. Il paraît correspondre à la nuance odorante de peau d'agrumes
Rude : d'une astringence importante et d'une quantité en général peu élevée

Souple : vin de faible acidité lors de l’attaque en bouche.
Suave : qualifie l’harmonie des saveurs et l’équilibre d’un vin.

Tanins : éléments organiques (peau, pépin, rafle) de la grappe de raisin. Ils donnent du corps au vin et autorisent son vieillissement.
Tendre : vin légèrement déficient en tanin.
Tranquille : vin non effervescent
Typicité, typé : qui possède le caractère original de son appellation ou de son cru.

Vert : vin à l’acidité excessive.
Vif : frais et léger, comme l’air du printemps
Viril : qualificatif d'un vin bien charpenté et de bouquet puissant

mercredi 9 août 2017

Parole de vie


Je me sens toujours heureux, savez-vous pourquoi ? Parce que je n'attends rien de personne. Les attentes font toujours mal, la vie est courte. Aimez votre vie, soyez heureux, gardez le sourire, et souvenez-vous : avant de parlez, écoutez. Avant d'écrire, réfléchissez. Avant de prier, pardonnez. Avant de blesser, considérez l'autre. Avant de détester, aimez et, avant de mourir, vivez.


Le vocabulaire du yoga



Âsana : posture de Yoga. Ce qui la caractérise est une double attitude d'aisance et de fermeté. En sanskrit, âsana est un mot neutre (ni masculin, ni féminin) qui signifiait à l'origine demeure terrestre des dieux. Le mot est construit sur la racine âs qui signifie : être, habiter, exister, s'asseoir, assiette (terme d'équitation) ou plus simplement siège ou assise.
Bandha : contraction musculaire. Permet de contrôler le prâna en contractant certains organes ou parties du corps. Il y a 3 principaux bandha : Mula-Bandha (Moula-banda), qui est la contraction du périnée, Jalandara-Bandha (djalandara-banda), qui est la contraction du cou et de la gorge, Uddiyana-Bandha (oudianabanda), qui est la contraction de l'abdomen.
Chakra : signifie roue, cercle, disque, centre d'énergie
Dharana : concentration extrême sur un point précis.
Dhyana : méditation profonde
Hatha : la syllabe Ha symbolise l'énergie solaire, la syllabe Tha symbolise l'énergie lunaire. Le Hatha-yoga cherche à unir en soi, à équilibrer, les deux énergies. Hatha signifie également force, signifiant par là que le Hatha-Yoga exige discipline et rigueur pour parvenir à cette union.
Ida : canal destiné au passage de l'énergie lunaire (narine gauche).
Japa: répétition d'un mantra, silencieusement ou à voix haute.
Kapalabhati : procédé de purification des narine et des sinus.
Kriya : techniques de purification du corps.
Kumbhaka : suspension du souffle.
Mantra: paroles ou sons sacrés, investis du pouvoir de protéger, purifier, transformer, l'individu qui les répète.
Mudra (Moudra) : se dit d'une posture qui scelle, qui verrouille le Prâna dans le corps.
Nadi : canal du corps subtil dans lequel s'écoule l'énergie vitale.
Nadi-sodhana : technique de respiration visant à purifier les nadi.
Namasté : salut indien, les mains étant jointes devant la poitrine. Symbolise le yoga par la réunion des deux énergies (figurées par les mains gauche et droite). C'est cette union en soi-même qui symbolise l'être divin qui réside en nous. Ainsi en se saluant, nous saluons la part divine qui est en chacun de nous.
Om namah shivaya : mantra qui accorde l'épanouissement dans le monde et la réalisation spirituelle. Om est le son primordial, namah signifie salut, hommage, shivaya désigne la conscience divine qui réside en chacun de nous.
Pingala : canal destiné au passage de l'énergie solaire (narine droite).
Prâna : souffle, respiration, vie, vitalité, vent, force. C'est l'énergie cosmique qui fait que la vie est possible.
Prânayama : terme générique désignant l'ensemble des pratiques visant à contrôler, amener, faire circuler le Prâna dans le corps, permettant ainsi l'éveil de la conscience. Technique visant à la maîtrise du souffle.
Sadhana : pratique d'une discipline spirituelle, quête.
Sankalpa : résolution positive, sous la forme d'une phrase courte, précise et positive, décrivant un état que je souhaite voir s'incarner dans ma vie. Exemple : “je respire de l'air pur”, si je veux m'arrêter de fumer.
Shanti : paix
Shavasana : posture du cadavre: posture de relaxation
Shri : formule de respect (« Monsieur »)
So ham : “Je suis celui qui est”, sorte de prière répétée inconsciemment dans chaque respiration de toute créature vivante.
Sutra : aphorisme, maxime énoncée en peu de mots
Swami : moine hindou (au féminin: Swamini)
Tratak ou trataka : exercice de purification des yeux
Ujjayi: respiration profonde (= lente et ample) et complète (= utilisant les 3 phases respiratoires). La respiration se fait uniquement par le nez, une légère contraction de l'arrière gorge permet de rétrécir le passage de l'air, le menton est rentré, la nuque étirée. La respiration est sonore ; le bruit venant de la gorge.
Yoga : union, communion. Le but du Yoga est de permettre de réaliser en soi l'union des contraires, de s'unir avec “l'Esprit Suprême”, la Conscience qui imprègne l'univers, pour pouvoir se libérer, s'éveiller.
Yoga Nidra : nidra signifie “sommeil”. Le Yoga nidra, c'est le Yoga du sommeil conscient. Il s'agit ici du sommeil du corps, la conscience intérieure demeurant éveillée. C'est une forme de relaxation longue et approfondie permettant d'explorer les couches intérieures de notre être.
Yogi ou yogini (au féminin) : personne qui pratique le yoga.

mardi 8 août 2017

Le expressions du vent


Expression avec vent : 

A. qui désignent le phénomène du vent

- Avoir le vent en poupe : vient du XIVe siècle et signifie avoir vent arrière, donc par l’arrière du bateau, ce qui dans l’architecture navale de l’époque signifiait être grandement favorisé dans sa course par les éléments.
- Coupe-vent : vêtement ou obstacle spécifiquement destiné à affaiblir voire arrêter le vent
- Le vent tourne : signifie que la direction du vent change ce qui en voile signifie qu’il va falloir adapter la voilure voire changer de cap pour le prendre au mieux.
- Vent alizé : vent régulier du nord-est soufflant dans les basses latitudes, du nord-est au sud-ouest dans l’hémisphère nord, et du sud-est au nord-ouest dans l’hémisphère sud.
- Saute de vent : brutale variation en intensité du vent.
- Au vent : qui est situé du côté d’où vient le vent.
- Sous le vent : qui est situé du côté opposé d’où vient le vent.
- Vent contraire ou vent debout : signifie que l’on se trouve face au vent et donc dans de mauvaise condition pour faire route.
- Aller contre/avoir vents et marée : aller à l’encontre/bénéficier des vents de la marée.
- Coup de vent : terme de la marine codifiant un vent violent (force 8 à 9 sur l'échelle de Beaufort), entre le « grand frais » (force 7) et la « tempête » (force 10).
- Gagner au vent : remonter petit à petit dans la direction d’où vient le vent.
- Bouter vent en penne : quand on veut ralentir un bateau, on le met face au vent. [2]
- Veiller au grain : se réfère en fait à l’attention que les marins donnaient à voir arriver les grains, vent soudain et violent qui ravageait les bateaux.
- Vent largue : allure d’un voilier entre le vent de travers et et le vent grand largue.
- Vent grand largue : allure d’un voilier entre le vent largue et le vent arrière.
- Vent de travers : allure d’un voilier dans laquelle il reçoit le vent perpendiculairement à sa marche.

B. qui ne désignent pas le phénomène du vent

- Vent d’enthousiasme, de liberté, de panique, de folie : émotion collective.
- Le vent était à l’optimiste : la tendance générale était à l’optimisme.
- Contre vents et marées : proposer quelque chose en dépit de tous les obstacles, même de l’avis général.
- Du vent ! : prier quelqu’un ou un animal de s’en aller.
- Quel bon vent vous amène ? : formule de politesse pour accueillir quelqu’un en soulignant que l’on pense que seul du bon peut être amené par cette personne.
- Qui sème le vent récolte la tempête : à ne semer que des contrariétés, même petites, un grave incident va survenir à cause de tout cela.
- Il fait du vent/c’est du vent ! : les actes ou les paroles d’une personne n’étaient qu’un effet d’annonce et n’auront pas d’application réelle.
- Arriver/entrer/partir en coup de vent : arriver/entrer/partir brutalement, sans préavis, parfois sans explication.
- Etre ouvert aux quatre vents : lieu à travers lequel le vent circule librement dans toutes les directions.
- Filer comme le vent : se déplacer rapidement.
- Jeter/disperser quelque chose aux quatre vents : mettre quelque chose en pièce ou séparer un ensemble de choses et les disperser un peu partout.
- Marcher (droit) contre le vent : s’opposer à la tendance générale.
- Etre dans le vent (ne pas) : synonyme (ne pas) être dans le coup, (ne pas) suivre la tendance esthétique ou de comportement d’un groupe social de référence.
- Sentir (passer) le vent du boulet : échapper de très peu à un danger.
- Mettre flamberge au vent : tirer l’épée.
- Mettre fleurette au vent : tenir des propos galants.
- Jeter au vent : disperser en tous sens.
- Le nez au vent : la tête haute pour narguer ou chercher.
- Des quatre vents : de tous les horizons.
- Etre logé aux quatre vents : habiter dans une maison exposée de tous côtés.
- Donner vent au tonneau : faire une ouverture au tonneau pour permettre l’entrée de l’air.
- Fendre le vent : courir extrêmement vite.
- Flotter au gré du vent : (pour un bateau non gouverné) être agité.
- Virer à tout vent : suivre ses impulsions.
- Avoir vent de quelque chose : être informé d’une chose discrète.
- N’avoir ni vent, ni nouvelles de quelque chose : ne pas être informé.
- Autant en emporte le vent : projets vains, qui n’auront pas lieu.
- Vendre du vent et de la fumée : faire des promesses non tenues.
- Avoir du vent dans son sac : parler pour ne rien dire.
- Etre vent dedans, vent dessus, ou avoir du vent dans les voiles : être ivre.
- Le vent tourne : une situation est en train de changer complètement.
- Avoir eu vent de : avoir été informé de quelque chose essentiellement suite à des rumeurs ou sans - - - Vouloir indiquer la source de l’information.
- Lâcher un vent : flatuler.
- Le vent tourne : vient de la marine où quand le vent tourne, l’allure du bateau aussi, synonyme de la chance tourne
- Etre éventé : se dit d’un parfum, d’une saveur qui est devenue fade car mis en contact avec de l’air, - se dit aussi d’un secret qui a été répandu, l’affaire est dite alors éventée.
- Avoir du vent entre les oreilles : manquer d’intelligence ou de constance.
- Se prendre un vent : ne pas recevoir de réponses à une affirmation ou à une question de la part de ses interlocuteurs.
- Mettre un vent : ignorer quelqu’un.
- La rose des vents : figure indiquant les points cardinaux : nord, sud, est, ouest.

lundi 7 août 2017

Les bizarreries de la langue française



Et la prononciation ? Dans le genre : Nous portions nos portions (ou : Nos portions, les portions-nous ?...), on a aussi :

- Les poules du couvent couvent.
- Mes fils ont cassé mes fils.
- Il est de l'est.
- Je vis ces vis.
- Cet homme est fier : peut-on s' y fier ?
- Nous éditions de belles éditions.
- Nous relations ces intéressantes relations.
- Nous acceptions ces diverses acceptions de mots.
- Nous inspections les inspections elles-mêmes.
- Nous exceptions ces exceptions.
- Je suis content qu 'ils nous content cette histoire.
- Il convient qu 'ils convient leurs amis.
- Ils ont un caractère violent et ils violent leurs promesses.
- Ces dames se parent de fleurs pour leur parent.
- Ils expédient leurs lettres; c' est un bon expédient.
- Nos intentions c' est que nous intentions un procès.
- Ils négligent leur devoir; moi, je suis moins négligent.
- Nous objections beaucoup de choses à vos objections.
- Ils résident à Paris chez le résident d' une ambassade étrangère.
- Ces cuisiniers excellent à composer cet excellent plat.
- Les poissons affluent d'un affluent de la rivière.

On parle toujours des quatre coins de la terre... pourquoi ; elle n'est pas ronde ?

Quand un homme se meurt, on dit qu’il s’éteint;
Quand il est mort, on l’appelle «feu»… !!

Pourquoi appelle-t-on «coup de grâce» le coup qui tue ?

On remercie un employé quand on n’est pas content de ses services.

Pourquoi dit-on d’un pauvre malheureux, ruiné, et qui n’a même plus un lit dans lequel se coucher, qu’il est dans de beaux draps ?

Comment distinguer le locataire du propriétaire lorsque ces deux personnes vous disent à la fois: « Je viens de louer un appartement » ?

Comment peut-on faire pour dormir sur ses deux oreilles ?

Pourquoi un bruit transpire-t-il avant d’avoir couru ?

On passe souvent des nuits blanches… quand on a des idées noires.

Pourquoi, lorsque l’on veut avoir de l’argent devant soi, faut-il en mettre de côté ?

Pourquoi, lorsque vous ne partagez pas l'avis de quelqu'un dit-on que "les avis sont partagés ?!"

dimanche 6 août 2017

Sulki - Marie-Thérèse Roux-Vasquez


Sulky était un chien de chasse, après un accident il était resté presque aveugle.
Un jour qu’il chassait le sanglier avec son maître, pris dans sa folle passion, il surestima la force et la puissance d’un gros mâle.
Après une poursuite acharnée le chien se trouva en face d’une bête de 200 kilos, ce n’était pas facile de combattre, car Sulky ne pesait que 30 kilos a peine, acculé dans un coin du bois …Il pouvait rien faire que seulement se défendre.
Le sanglier hargneux et en colère certainement d’avoir été pourchassé voulait sûrement se venger et d’un coup de tête il projeta le chien dans l’air, celui-ci retomba mais le gros sanglier lui redonna un autre coup, le deuxième l’envoya contre un rocher, le chien resta inerte, et baignant dans une flaque de sang.
Au bout de longues recherches le chasseur retrouva son chien qui gémissait, on le conduisit chez le vétérinaire. Celui-ci croyait que le chien ne passerait pas la nuit que le chien allait mourir.
Mais Sulky était un chien très robuste et en bonne santé et se remis vite de ses blessures.
Après plusieurs jours de soins la seule chose qui ne guérissait pas c’était son œil ; le vétérinaire annonça au chasseur que son chien resterait aveugle de l’œil droit.
Sulky se rétablissait vite, pour son maître se fut très dure la nouvelle car il savait que le chien serait en danger avec son handicap, et comme il aimait beaucoup son chien il décida de ne plus faire prendre de risques à son fidèle ami.
En avril il acheta un jeune chien qu’il dressa, puis Septembre , l’ouverture de la chasse arriva.
Sulky était déjà tout excité à l’idée de chasser, mais sa joie fut de courte durée car il compris très vite que c’était le jeune chien qui allait prendre sa place.
Le maître et le jeune chien partaient à la chasse sans lui.
Pourquoi ? Pourquoi son maître ne voulait plus de lui, il ne comprenait pas.

Ce jeune chien était très doué, le chasseur l’aimait beaucoup, petit à petit il oubliait Sulky.
Le pauvre chien restait à la maison. Oh ! Il était bien traité, les enfants jouaient avec lui, il avait la meilleure place près de la cheminée, mais son cœur était bien triste.
Quand le chasseur rentrait de la chasse, il lui grattait affectueusement la tête, mais toute son admiration se portait désormais sur le nouveau chien.
Sulky se sentait très triste, fini les parties de chasse, adieux aux odeurs des lapins, des chevreuils, des sangliers, de l’odeur qui se dégage le matin du lièvre qu’on court au milieu de la bruyère quand on le poursuit au galop.
Sulky n’était bon qua traîner dans la cour à courir quelque fois après les poules et les oies. Ce n’était pas drôle de regarder le nouveau partir à sa place, cela lui paraissait injuste mais que faire ?

Un jour qu’il se promenait dans les champs, il s’éloigna en flairant des odeurs qui lui faisaient oublier sa peine.
Soudain s’en s’apercevoir qu’il s’était éloigné trop loin il se trouva dans un coin inconnu, fatigué il se coucha et s’endormit.
A son réveil, tout contre lui était blottie une petite boule blanche, elle était chaude et respirait calmement.
Sulky fut tout d’abord surpris, mais pas du tout effrayé.
Quelque chose lui disait qu’il ne fallait pas effrayer ce petit animal.
Comme Sulky avait toujours son très bon flaire, curieux il renifla l’animal sans le réveiller. Il reconnut tout de suite que cette boule blanche était un jeune agneau. De son museau il flaira et réveillât tout avec douceur le petit qui ne fut pas du tout surpris de la rencontre avec le chien, l’agneau devait savoir qu’il était en sécurité avec Sulky.
Sulky chercha d’ou pouvait venir l’animal, flaira une piste et identifia de suite qu’elle pouvait être celle d’un troupeau. Dès que le soleil commençait à réchauffer l’air ils se mirent en route ! .

Sulky suivait très sérieusement la trace d’où venait le petit agneau. Le chien s’arrêtait de temps en temps pour attendre le petit car il ne marchait pas très vite.
L’agneau était rassuré, il devait être sur que le chien le conduirait près de sa mère à pas pressées. Ils s’arrêtèrent près d’une rivière pour se désaltérer, car ils avaient faim mais aussi très soif.

Tout en bas d’une colline, il y avait un troupeau avec un berger.
Sulky était sur que c’était de la ou venait le petit, son flair ne le trompait pas.
A mesure qu’ils s’avancèrent le petit agneau reconnu sa mère et se mis à bêler.
Le berger très content d’avoir retrouver le petit agneau qu’il croyait perdu ou mangé par un loup ou un renard.
Gratifia le chien d’un geste de la main, et lui donna du pain du fromage et à boire du lait de brebis.
Que ! Sulky se trouva bien avec le berger et le troupeau. Il ne voulait plus repartir, ici il se sentait utile rassemblait le troupeau et les petits, le soir il faisait la garde.
Le berger n’insista pas pour le renvoyer, car son vieux chien était mort de vieillesse depuis peu, et il n’avait d’autre chien que Sulky pour l’aider jusqu'à l’hiver.
Le berger et Sulky s’entendaient très bien.

Mais comme tout à une fin … L’hiver commençait à montrer son nez, les premiers flocons commençaient à tomber, la brise fraîche à souffler, les nuits étaient froides. Il fallait penser à rentrer à la bergerie au village pour passer l’hiver au chaud.
Dés que furent installées les brebis et leurs petits à la bergerie, le berger se mis à la recherche du propriétaire du chien.

Il demanda au patron du café, la boulangère, personne n’avait entendu parler qu’on recherchait un chien de chasse. C’est chez le boucher qu’il vit une petite annonce.

CHIEN PERDU DEPUIS LE 26 SEPTEMBREIL SE PRENOMME SULKYIL EST DE COULEUR FAUVE, IL LUI MANQUE L’ŒIL DROITRECOMPENSE A QUI LE RAPPORTERAPREVENIR Mr TROUVAT A LA FERME DU CHATAIGNIER

Le berger accompagné du chien se précipita donc à cette adresse. Le chien apercevant la ferme manifesta une certaine joie. Mais tout d’un coup dans la cour devant sa niche, sa joie se transforma en tristesse. La queue entre les jambes la tête baissée. Il resta figé devant le fermier qui lui était très content d’avoir retrouvé son chien.
Après plusieurs tentatives d’essayer d’apprivoiser son chien le fermier du en convenir que Sulky ne voulait plus de lui comme patron.
C’est alors qu’il dit à sa femme « que vais-je faire de ce chien ?
Le berger n’osait rien demander ?

C’est Sulky qui décida de son sort. Et soudain il sauta dans les bras du berger en lui léchant les mains, en lui faisant les fêtes, avec des aboiements qui exprimaient bien ce qu’il voulait.
Le propriétaire de Sulky de cette joie, il fut un peu attristé, car il aimait beaucoup son chien.
Ils avaient de très bons souvenirs de chasse.
Le berger lui expliqua qu’il était content de lui, comment il lui avait rapporté le petit agneau égaré. Comme il était un très bon gardien de troupeau !
Et comme il n’avait plus de chien ! Que le sien était mort, que pour en avoir un aussi efficace pour le printemps c’était un peu juste.
Devant tant de compliments. Le fermier fût très fier de son chien.
Il décida alors de confier Sulky au berger, il savait que le chien avait choisi pour lui qu’il serait heureux. Comme il ne pouvait plus chasser, il serait chien de berger !
Avec un pincement au cœur il céda le chien au berger, tous les deux repartirent sans se retourner.
Sulky était heureux il ne se sentait plus inutile et la joie revint dans son cœur.

Fin

N° ISSN 1297-7861