mercredi 10 septembre 2014

Les nombres


L'écriture en chiffres romains

Elle repose sur la combinaison de 7 signes : I (un), V (cinq), X (dix), L (cinquante), C (cent), D (cinq cents), M (mille).
Pour lire ou écrire une suite de signes correspondant à un chiffre, on utilise:
* un procédé par addition : tout signe placé à droite d'un autre signe supérieur s'ajoute à celui-ci : LVI cinquante-six; e soit * * un procédé par soustraction : tout signe placé à gauche d'un autre signe supérieur se soustrait à celui-ci : XC = quatre-vingt-dix.
Quand, dans un nombre écrit en chiffres arabes, 4 ou 9 sont en position d'unité, de dizaine ou de centaine, on utilise, pour l'écriture en chiffres romains, le procédé par soustraction du signe supérieur.
Ainsi, 4 = IV (et non IIII), 9 = IX (et non VIIII), 40 = XL, 90 = XC, 99 = IC, 400 = CD, 900 = CM, 999 = IM.

1
I
40
XL
2
II
50
L
3
III
60
LX
4
IV
70
LXX
5
V
80
LXXX
6
VI
90
XC ou LXXXX
7
VII
100
C
8
VIII
200
CC
9
IX
300
CCC
10
X
400
CD ou CCCC
11
XI
500
D
12
XII
600
DC
13
XIII
700
DCC
14
XIV
800
DCCC
15
XV
900
CM ou DCCC
16
XVI
1000
M
17
XVII
2000
MM
18
XVIII
3000
MMM
19
XIX


20
XX


30
XXX



L’adjectif numéral cardinal

L’adjectif numéral cardinal est un déterminant du nom. Il appartient au groupe nominal et indique le nombre, la quantité précise d’êtres ou de choses désignés par le nom qu’il accompagne. L’adjectif numéral cardinal peut s’employer seul ou en combinaison avec d’autres déterminants : mes trois amis.

Chiffres arabes
numéraux cardinaux
1
2
3
4
5
6
7
8
9
10
11
12
13
14
15
16
17
18
19
20
21
22
23
29
30
31
32
33
39
40
41
42
49
50
51
52
60
61
62
70
71
72
80
81
90
91
100
101
102
200
201
300
325
400
476
500
514
600
666
900
998
999
1000
1001
1002
1015
1084
1100
1101
1200
1400
1500
1900
2000
un
deux
trois
quatre
cinq
six
sept
huit
neuf
dix
onze
douze
treize
quatorze
quinze
seize
dix-sept
dix-huit
dix-neuf
vingt
vingt et un (vingt-et-un)
vingt-deux
vingt-trois
vingt-neuf
trente
trente et un (trente-et-un)
trente-deux
trente-trois
trente-neuf
quarante
quarante et un (quarante-et-un)
quarante-deux
quarante-neuf
cinquante
cinquante et un (cinquante-et-un)
cinquante-deux
soixante
soixante et un (soixante-et-un)
soixante-deux
soixante-dix (régional : septante)
soixante et onze (soixante-et-onze)
soixante-douze
quatre-vingts (régional : octante, huitante)
quatre-vingt-un
quatre-vingt-dix (régional: nonante)
quatre-vingt-onze
cent
cent un (cent-un)
cent deux (cent-deux)
deux cents (deux-cents)
deux cent un (deux-cent-un)
trois cents (trois-cents)
trois cent vingt-cinq (trois-cent-vingt-cinq)
quatre cents (quatre-cents)
quatre cent soixante-seize (quatre-cent-soixante seize)
cinq cents (cinq-cents)
cinq cent quatorze (cinq-cent-quatorze)
six cents (six-cents)
six cent soixante-six (six-cent-soixante-six)
neuf cents (neuf-cents)
neuf cent quatre-vingt-dix-huit (neuf-cent-quatre-vingt-dix-huit)
neuf cent quatre-vingt-dix-neuf (neuf-cent-quatre-vingt-dix-neuf)
mille
mille un (mille-un)
mille deux (mille-deux)
mille quinze (mille-quinze)
mille quatre-vingt-quatre (mille-neuf-cents) (mille-quatre-vingt
mille cent (mille-cent), onze cents (onze-cents)
mille cent un (mille-cent-un), onze cent un (onze-cent-un)
mille deux cents (mille-deux-cents)
mille quatre cents (mille-quatre-cents)
mille cinq cents (mille-cinq cents)
mille neuf cents dix-neuf (mille-neuf-cents)
deux mille (deux-mille)

L'écriture des chiffres avec notre système alphabétique

Les adjectifs numéraux cardinaux existent en nombre illimités. Ils sont de forme simple : un, deux, trois… ou composée : vingt-six, quatre-vingts, six mille trois cents. Ils reposent sur la combinaison de 10 chiffres : 0, 1, 2, 3,4 5, 6, 7, 8, 9 et d'une multitude de mots : un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix, onze, douze, treize, quatorze, quinze, seize, vingt, trente, quarante, cinquante, soixante, cent, mille, million, milliard...
47 = quarante-sept, 291 = deux cent quatre-vingt-onze, 5 683 = cinq mille six cent quatre-vingt-trois.

Règle du trait d'union

Les adjectifs numéraux cardinaux composés s'écrivent avec un trait d'union (trente-trois, quatre-vingt-neuf) sauf lorsqu'ils sont associés à cent et à mille (quatre cents, neuf cent cinquante-huit, trois mille, cinq mille quarante-sept, mille quatre) ou s'ils sont reliés par et (soixante et un, cent vingt et un).
Il n'y a donc jamais de trait d'union avant ou après cent ou mille, sauf quand l'expression constitue un nom propre consacré par l'usage: le Conseil des Cinq-Cents.
On écrit : mille un (1001) mais on dira par exception : les contes des Mille et une Nuits.

Rectifications orthographiques - règle n°1 du Rapport du Conseil supérieur de la langue française

Trait d’union : on lie par des traits d’union les numéraux formant un nombre complexe, inférieur ou supérieur à cent.

Exemples : elle a vingt-quatre ans, cet ouvrage date de l’année quatre-vingt-neuf, elle a cent-deux ans, cette maison a deux-cents ans, il lit les pages cent-trente-deux et deux-cent-soixante-et-onze, il possède sept-cent-mille-trois-cent-vingt-et-un francs. Académie Française

Règle d'accord des adjectifs numéraux

Les adjectifs numéraux cardinaux sont invariables sauf un (une au féminin), million et milliard qui s'accordent au pluriel ainsi que vingt et cent lorsqu'ils sont multipliés par un nombre et terminent l’adjectif numéral : quatre-vingts, trois cents. Ils restent invariables lorsqu’ils sont suivis d’un autre nombre : cinq cent trois. et ne sont pas eux-mêmes suivis d'un nombre (quatre-vingts mais quatre-vingt-huit six cents mais six cent dix).
Lorsqu’ils sont employés pour vingtième et centième, ils sont invariables : page quatre-vingt. Vingt et cent sont alors employés comme ordinaux.
CENT employé pour centaine ou pour une monnaie est un nom et varie au pluriel : trois cents de fagots ; trois dollars cinquante cents.
MILLE est parfois écrit mil lorsqu’il commence une date et qu’il est suivi d’un ou plusieurs autres nombres : L’an mil neuf cent trente-trois.
Lorsqu’il désigne une mesure itinéraire, il est nom et prend " -s " au pluriel : ce bateau parcourt trois milles à l’heure. Cette règles s’applique également à la mesure anglaise : MILE : les dix miles de Charleroi.
MILLIER, MILLION, MILLIARD, … sont des noms et prennent " -s " au pluriel : deux milliards cinq cents millions trois cent mille deux cent cinquante-trois, quatre-vingts billions d’euros.
ZÉRO est un nom et prend " -s " au pluriel : deux zéros.
N.B. : On écrira: des mille (adj. numéral invariable) et des cents (adj. numéral qui prend la marque du pluriel quand il est multiplié).

Les chiffres romains sont rarement utilisés au-delà de deux mille...

5 673

9 946

10 000
99 000
100 000
100 001
101 000
200 000
1 000 000
10 000 000
1 000 000 000
10 000 000 000
cinq mille six cent soixante-treize (cinq-mille-six-cent-soixante-treize)
neuf mille neuf cent quarante-six (neuf-mille-neuf-cent-quarante-six)
dix-mille
quatre-vingt-dix-neuf mille (quatre-vingt-dix-neuf-mille)
cent mille
cent mille un (cent-mille-un)
cent un mille (cent-un-mille)
deux cent mille (deux-cent-mille)
un million
dix millions
un milliard
dix milliards

À noter :

un billion = un million de millions (soit 1012)
un trillion = un milliard de milliards (soit 1018)
un quatrillion = un million de trillions (soit 1024)
un quintillion = un million de quatrillions (soit 1030)

L' adjectif numéral ordinal

L'adjectif numéral ordinal indique le rang précis : premier deuxième, troisième...
L'adjectif cardinal un donne l'ordinal premier mais l'ordinal unième chaque fois qu'il est en composition (vingt et unième).
L'adjectif deuxième est remplacé par second lorsque les choses dont on parle sont seulement au nombre de deux.
Dix donne dixième et dizaine.
Les adverbes d'origine latine (primo, secundo ... ) ne sont utilisé que jusqu'à decimo.

Numéral ordinal
Adverbe formé avec le suffixe -ment
Adverbe d'origine latin
premier ou prime (anc.)
deuxième ou second
troisième ou tiers (anc.)
quatrième ou quart (anc.)
cinquième ou quint (anc.)
sixième
septième
huitième
neuvième
dixième
vingtième
vingt et unième
vingt-deuxième
centième
cent-unième
deux-centième
millième
millionième
milliardième
premièrement
deuxièmement
troisièmement
quatrièmement
cinquièmement
sixièmement
septièmement
huitièmement
neuvièmement
dixièmement
vingtièmement
vingt et unièmement
vingt-deuxièmement
centièmement
cent(-)dixièmement
deux(-)centièmement
millièmement
primo
secundo
tertio
quarto
quinto
sexto
septimo
octavo
nono
decimo (décimo)

La plupart des auteurs pensent, malgré la tradition de l'Académie (qui écrit: deux centième) qu'il y a lieu d'utiliser le trait d'union pour tous les adjectifs numéraux ordinaux lorsque la conjonction et n'en fait pas partie. " La mille deux-cent-quatre-vingt-quatorzième représentation. "
Il ne faut pas confondre dixième (ou centième, etc.), adjectif numéral ordinal, et dixième (ou centième, etc.) désignant une fraction, qui se trouve donc être un nom: " Deux dixièmes de seconde ", " trois millièmes de millimètre ". Il ne doit pas y avoir dès lors de trait d'union entre l'adjectif et le nom. Voir au contraire: " le trois-millième exemplaire ".
Les adjectifs numéraux cardinaux s'emploient parfois à la place des adjectifs ordinaux :
Louis Quatorze (= quatorzième du nom)
Le quatorze juillet (= le quatorzième jour de juillet),
La page quatorze (= la quatorzième page).

Les fractions et les multiples

1/2
1/3
1/4
1/5
1/6
2/3
3/4
4/5
7/8
2
3
4
5
6
10
100
etc...
(un, le) demi, (une, la) moitié
(un, le) tiers
(un, le) quart
(un, le) cinquième
(un, le) sixième
(les) deux tiers
(les) trois quarts
(les) quatre cinquièmes
(les) sept huitièmes
(le) double
triple
quadruple
quintuple
sextuple
décuple
centuple


Les ensemble et les nombres approximatifs

(une, la) huitaine
(une, la) dizaine, (deux) dizaines)
(une, la) vingtaine
(une, la) trentaine
(une, la) quarantaine
(une, la) cinquantaine
(une, la) soixantaine
(une, la) centaine ou (un) cent, (des) centaines
(un, le) millier (des) milliers

Les âges

Termes, qui vont par dizaines à partir de quarante, servent à qualifier ou à désigner une personne ayant atteint un âge déterminé.

trente ans
quarante ans
cinquante ans
soixante ans
soixante-dix ans
quatre-vingts ans
quatre-vingt-dix ans
cent ans
trentenaire
quadragénaire
quinquagénaire
sexagénaire
septuagénaire
octogénaire
nonagénaire
centenaire

mardi 9 septembre 2014

Les anges s'en mêlent - Debbie Macomber


Les anges s'en mêlent - Debbie Macomber - Collection Piment - Editions France loisirs
Charleston Editions, 2013

L'auteur :

Debbie Macomber est un écrivaine américaine née le 22 octobre 1948 à Yakima, (Washington). Elle est l'auteure de plus de 150 romans sentimentaux.et a vendu plus de 160 millions de livres. Dyslexique, mère de quatre enfants, elle n'a pas convaincu les éditeurs lors de ses premiers essais. 1984 marque un tournant dans sa vie, son premier manuscrit est accepté. De son histoire, elle ne manque jamais d'encourager les femmes à aller jusqu'au bout de leurs rêves et de leurs projets.

Résumé : 

Lucie Ferrara et Aren Fairchild se rencontrent par accident à Times Square le soir du réveillon du Nouvel An. Le coup de foudre est immédiat. Mais un coup du sort les sépare, laissant Lucie et Aren sans moyen de reprendre contact.
Un an plus tard, Lucie a ouvert son restaurant qui rencontre un succès retentissant. Aren travaille comme critique gastronomique pour un grand quotidien de la ville. L'un comme l'autre n'ont jamais oublié leur soirée. Shirley, Goodness, Mercy et Will, leurs anges gardiens, vont tenter d'aider le jeune couple à se retrouver.

Quatrième de couverture :


Extrait : 

1

— Est-ce vraiment la Terre ? demanda Will, le jeune ange apprenti. Allongé à plat ventre sur un nuage en compagnie de ses trois mentors, il observait avec des yeux ébahis l'intense activité qui se déroulait un peu plus bas.
— C'est bien la Terre, confirma Mercy avec une certaine fierté.
Malgré tous les problèmes qu'elle connaissait, la Terre demeurait un lieu fascinant, avec ses immeubles si hauts qu'ils touchaient presque le ciel et tous ces gens qui passaient leur temps à aller et venir avec une telle détermination, la plupart semblant totalement inconscients du monde spirituel qui les entourait. Mercy avait souvent perdu patience avec les humains, plus souvent même qu'elle ne voulait l'admettre. Ceux qui étaient considérés comme le nec plus ultra des créatures divines paraissaient avoir l'esprit lent et détaché du monde spirituel. Pourtant, elle les aimait et se réjouissait chaque fois qu'une mission terrestre lui était assignée.
— C'est New York, ajouta Shirley, posant son menton sur ses mains. Oh, j'adore cette ville ! dit-elle avec un soupir.
— Manhattan, pour être exact, précisa Goodness avec un sourire qui indiquait qu'à elle aussi, ces visites terrestres avaient beaucoup manqué.
Les quatre anges flottaient au-dessus de l'Empire State Building et y restèrent un moment, prenant le temps d'observer la foule bruyante qui s'était amassée sur Times Square en cette veille de Nouvel An.
Les yeux de Will s'écarquillèrent tandis qu'il étudiait attentivement la scène qui se déroulait à leurs pieds.
— Est-ce toujours aussi noir de monde ?
— Non ! C'est une soirée spéciale. Les gens se regroupent pour célébrer le début de la nouvelle année.
— Gabriel voulait-il que nous
— Gabriel, s'écria Shirley en l'interrompant brutalement, n'est pas au courant de notre visite improvisée. Il vaudrait mieux qu'il ne sache pas que nous t'avons amené ici, d'accord ?
— Oui, s'il te plaît, Will D'ailleurs, il vaudrait mieux que personne ne sache que nous t'avons montré la Terre.
Les trois anges savaient quel genre de problèmes elles auraient si Gabriel apprenait ce qu'elles étaient en train de faire.
— Gabriel a bon coeur mais il a tendance à être strict sur ce genre de chose, expliqua Goodness.
— Ah oui ? Et pourquoi ? demanda Will.
— Eh bien, tu vois Nous trois Nous voulions te donner une idée de ce que sont la Terre et ces gens que Dieu aime tant. Cette visite a pour seul but de compléter ta formation, dit Mercy en cherchant du regard l'approbation de ses collègues.
Après tout, elles ne faisaient rien de mal et leurs intentions étaient tout à fait louables. Cette visite sur Terre avait été décidée sur un coup de tête. C'était Mercy qui l'avait suggérée. Naturellement, Goodness avait immédiatement accepté et, après une longue discussion, elles avaient réussi à convaincre Shirley.
Will, un jeune apprenti ange, avait été placé sous leur responsabilité. C'était un véritable honneur que Gabriel leur avait fait, il était donc tout à fait logique que Will ait un aperçu des difficultés qu'il aurait à gérer une fois qu'il aurait commencé son travail d'émissaire du Ciel. C'était une tâche délicate et mieux Will comprendrait les petites manies des humains, mieux il se débrouillerait lorsque Gabriel lui confierait une mission.
Mercy savait qu'avec leur aide, Will ferait un jour un excellent émissaire. C'était un ange jeune et enthousiaste et il voulait tout savoir de la Terre et du rôle qu'il y jouerait.
Ainsi que Mercy, généralement considérée comme le trublion de la bande, l'avait fait remarquer, leur devoir nécessitait sérieux et détermination. Elle n'était pas la seule à croire cela. Goodness – cette pauvre Goodness – avait acquis une certaine réputation, elle aussi, et Mercy s'en sentait responsable. Mais ça, c'était une autre histoire Quant à Shirley, c'était la plus raisonnable des trois anges et elle faisait de son mieux pour garder ses amies dans le droit chemin. Shirley était un ancien ange gardien et elle avait fait du si bon travail que Gabriel leur avait proposé à toutes les trois de former le jeune ange prometteur qui les accompagnait désormais.
Il était naturellement entendu que, si les trois anges acceptaient cette mission, elles ne feraient pas la moindre bêtise, ne créeraient pas l'ombre d'un problème Elles avaient accepté toutes les trois. C'était un grand honneur à tous points de vue et leurs intentions étaient bonnes.
Pourtant, ils étaient là tous les quatre, à Times Square, le soir du réveillon du Nouvel An, dans l'une des plus belles villes de la Terre. Mercy prit une profonde inspiration, savourant ce moment. La présence de Will avait été une bonne excuse, mais la vérité était que la Terre lui avait manqué, ainsi que le vacarme de la grande ville.
— La Terre n'est-elle pas merveilleuse ? demanda Goodness, ses grandes ailes vibrant de plaisir. Regardez toutes ces lumières. J'ai toujours adoré la lumière !
— Comme nous toutes, lui rappela Shirley.
— Pourrions-nous descendre voir les gens de plus près demanda Will.
— Absolument pas, répondit Shirley avec autorité.
— Oh, je ne vois pas où est le problème, protesta Goodness, qui observait toujours avec de grands yeux émerveillés les lumières scintillantes de la ville.
Will dévisagea les trois anges chacune leur tour.
— Comment apprendra-t-il quoi que ce soit sur les humains s'il n'a jamais l'occasion de passer du temps avec eux ? demanda Mercy, prenant le parti de sa meilleure amie.
Shirley était très scrupuleuse lorsqu'il s'agissait de respecter les règles.
— Il ne saura jamais rien des humains s'il ne les côtoie pas, argumenta Goodness.
Shirley parut hésiter. Elle qui semblait généralement avoir des opinions bien tranchées sur un certain nombre de sujets, on pouvait facilement la faire changer d'avis, c'était d'ailleurs ce qu'il y avait de mieux dans le fait de travailler avec elle, pensait Mercy.
— Eh bien
— Pouvons-nous entendre les prières des humains ? demanda Will.
— Oh, non, s'exclama Shirley. Seul Dieu entend leurs prières, puis il en parle avec Gabriel et ensuite
—  Ensuite, Gabriel nous confie la mission de les aider à exaucer leurs prières.
— L'un de nos devoirs est d'aider les humains à comprendre combien ils peuvent s'aider eux-mêmes avec l'aide de Dieu, expliqua Goodness.
— Nous faisons tout notre possible sans intervenir directement dans leurs vies, ajouta Shirley en lançant un regard noir à Goodness et à Mercy.
Mercy perçut immédiatement la menace dans le ton de son amie.
— Mais d'abord – et c'est le plus important –, nous sommes là pour enseigner une leçon aux humains, insista Goodness. C'est notre devoir, et ce n'est qu'après cela que nous pourrons les aider à résoudre leurs problèmes. Le plus difficile, c'est quand ils refusent d'apprendre, ajouta-t-elle en secouant la tête. Certaines personnes semblent vouloir que Dieu intervienne et règle tous leurs problèmes, sans faire le moindre effort de leur côté.
— Ce n'est pas ainsi que ça marche ! dit Mercy qui, pourtant, avait resquillé plus d'une fois pour venir en aide à de pauvres âmes en détresse.
Théoriquement, répondre à des prières pouvait paraître simple. Malheureusement, les humains se révélaient parfois de parfaits idiots.
— Ils peuvent être extrêmement obstinés, ajouta Goodness en secouant la tête.
— Et très déterminés, concéda Shirley.
— Oh oui, et une fois
Mercy ferma soudain la bouche. Il valait mieux ne pas révéler leurs bêtises passées, de peur que cela n'incite leur jeune apprenti à suivre la même voie. Gabriel n'apprécierait pas.
— Que s'est-il passé ? demanda Will avec curiosité.
— Rien, rien du tout, répondit Shirley. Il y a certaines choses dont il vaut mieux ne pas parler.
— Puis-je descendre voir les humains ? insista Will. Je ne dirai rien à Gabriel, c'est promis.
— Ce n'est pas le seul ! s'écria Shirley. Personne au Ciel ne doit savoir que nous sommes venus.
— Ni sur Terre, ajouta Goodness.
— Nous ne pouvons donc pas parler aux humains ? demanda Will d'un air confus.
— Nous le pouvons, mais seulement si
— Mais certainement pas ce soir, coupa Shirley d'une voix forte.
Mercy prit la main de Will dans les siennes.
— Il y a eu des moments, au cours des deux derniers millénaires, où nous avons parlé directement aux humains dit-elle.
— Mais en de très rares occasions !
— Oui, très rares.
— Mais pas aussi rares qu'elles auraient dû l'être, ajouta Shirley en croisant les bras sur sa poitrine d'un air sévère.
Pourtant, ses amies voyaient bien qu'elle hésitait sur la meilleure façon de gérer cette séance de formation.
— Je crois que ça ne ferait pas de mal à Will de descendre dans la foule, répéta Goodness. C'est une soirée très spéciale sur Terre, ce soir.
— Je promets de ne rien dire à personne, sur la Terre comme au Ciel, jura Will.
Il était difficile de refuser, surtout que Mercy brûlait d'envie de faire la même chose. Cela faisait longtemps qu'elle n'était pas allée sur Terre et les humains l'avaient toujours fascinée.
— Allons-y, proposa Goodness en se frottant les mains.
— Je Je ne sais pas.
Mercy ignora l'ancien ange gardien.
— Moi, j'y vais, s'écria-t-elle. Will, suis-moi sans t'éloigner. Fais pareil que moi.
Elle fila vers Times Square avec Will d'un côté et Goodness de l'autre.
— Non ! Non Cela pourrait être une erreur, cria Shirley avant de se précipiter pour les rattraper. Attendez-moi !
Ils atterrirent tous les quatre derrière une barrière contre laquelle plusieurs personnes étaient appuyées. Des policiers patrouillaient de l'autre côté de la barrière, cherchant du regard le moindre signe de débordement.
— Peuvent-ils nous entendre ? demanda Will à voix basse.
— Seuls ceux avec des oreilles spirituelles tournées vers Dieu le peuvent, répondit Shirley. Et même à ce moment-là, ils douteront de ce qu'ils ont entendu.
— Personne ne nous entend, affirma Mercy avec certitude.
Fort heureusement, la foule était bien trop prise par l'excitation du moment pour remarquer la présence des anges.
— Pourquoi portent-ils des manteaux, des écharpes et des gants ? demanda Will en regardant autour de lui.
— C'est l'hiver.
— Oh Tout le monde a le regard tourné vers cette immense horloge.
— Oui, il ne reste plus que deux minutes avant le début de la nouvelle année.
Will, qui était si jeune, avait probablement du mal à comprendre ce concept. Tout ce qu'il savait venait du Ciel, où il n'existait ni horloges ni calendriers. Là-haut, le temps n'avait pas de sens : passé, présent et futur étaient une seule et même chose.
Les contraintes de temps avaient toujours posé problème à Mercy. Gabriel leur accordait généralement un temps limité pour aider les humains à exaucer leurs prières, et y parvenir en si peu de temps pouvait souvent sembler mission impossible. Pourtant, d'après ses nombreuses expériences, Mercy avait appris qu'avec l'aide de Dieu, tout était possible. Cette importante leçon, elle espérait la transmettre à Will dès que l'opportunité se présenterait.
— Pourquoi les rues sont-elles noires ? demanda Will, tête baissée.
— Elles ne sont pas dorées ici.
— C'est ce qu'on appelle l'asphalte. La Terre ne ressemble pas du tout au Ciel, expliqua Mercy.
Si Will passait un peu plus de temps sur Terre, il remarquerait rapidement bien d'autres différences.
— Où est Shirley ? demanda soudain Goodness qui se retourna si rapidement qu'elle causa un petit tourbillon.
Des papiers se mirent à voler dans tous les sens et les gens agrippèrent leur chapeau.
— Nous avons perdu Shirley !
— Mais non ! répondit Mercy qui voulait paraître calme devant Will. Je suis sûre qu'elle est par là.
— Je ne la vois pas !
— Oh non ! s'écria Will. Shirley a disparu.
— Elle est forcément là, tenta de les rassurer Mercy.
Mais elle-même commençait à paniquer. Shirley était la plus âgée et avait tendance à être facilement distraite, mais disparaître ainsi ne lui ressemblait pas.
— Cherchez où il y a des enfants, ordonna Mercy à Goodness et à Will.
Shirley adorait les enfants, c'était la conséquence de toutes ses années de travail en tant qu'ange gardien.
Mercy la chercha dans la foule puis s'éleva dans les airs pour dominer la rue, mais elle ne vit pas son amie.
— Alors ? demanda Goodness qui était venue la rejoindre.
— Rien. Et toi ?
— Non.

lundi 8 septembre 2014

Eric Bompard et autres cachemires

Il fait encore doux en ce début du mois de septembre et pourtant il faut se rendre à l'évidence, le soleil est moins haut, les jours raccourcissent et le catalogue Eric Bompard vient d'atterrir dans les boites aux lettres rappelant que d'ici quelques semaines il sera temps de se lover dans des cachemires moelleux, des cols roulés tout doux pour affronter le froid de l'automne et de l'hiver.


Nouveau catalogue et grosse déception cette année encore, il n'y a toujours pas de pull col roulé jaune canari - pas de pull col roulé jaune tout court d'ailleurs. Je vais devoir trouver autre chose, ailleurs.

Côté accessoires, le choix est large : étoles, carrés, bonnets, gants, écharpes... avec un coup de coeur pour l'étole galaxie mais 220 euros ça fait un peu cher le tour dans les étoiles.


La laine de cachemire ou simplement le cachemire est une fibre fine (de 19 à moins de 12 microns), douce obtenue à partir de la laine de la chèvre cachemire, à la fin de l'hiver. Pour se protéger du vent glacial et froid, un duvet serré de poils fins et souples vient doubler le pelage d'été des chèvres. Ce duvet, gris foncé, est tondu à la cisaille ou enlevé à la brosse au moment de la mue de printemps. Il est par la suite blanchi au moyen d’une préparation de farine de riz, puis teint de diverses couleurs, tissé, lavé, assemblé par des coutures imperceptibles.


Le nom cachemire vient de la région du Cachemire, où était initialement élevée une sous-espèce de chèvres à cornes. Bien qu'il existe des références plus anciennes, la naissance d'une industrie du cachemire dans cette région est généralement située au XVème siècle.


Le cachemire a été introduit en Europe au tout début du XIXème siècle par Jean-Baptiste Decrétot pour sa manufacture de Louviers et par le Baron Guillaume Louis Ternaux, puissant manufacturier, inventeur des célèbres « Châles de Ternaux ». En 1830, l'industrie du cachemire se développe en Écosse, à partir de métiers français. Aux États-Unis, c'est la ville d'Uxbridge, Massachusetts qui a été le berceau de l'industrie de la laine de cachemire. Le Japon et l'Italie ont aussi une industrie du cachemire développée.


Comment laver un pull en cachemire ?

Pensez à la laver après l'avoir porté 2 à 3 fois. Le cachemire aime être lavé et devient plus beau au fil du temps!

Pour un lavage à la main :

Utilisez une lessive pour la laine, du shampoing dilué ou même de l’après-shampoing.
Lavez-le rapidement sans le laisser tremper.
Rincez-le délicatement à l’eau froide et plusieurs fois.
Essorez votre pull avec une serviette-éponge sans jamais le tordre,
Faites-le sécher à plat.

Pour un lavage en machine :

Glissez le pull dans une housse spéciale lingerie ou dans une taie d’oreiller.
Versez une dose de lessive pour la laine et n’utilisez pas d’adoucissant.
Activez le « programme laine » de votre machine (eau froide) et l’essorage sur le mode « 500 tours » maximum.
Faites-le sécher à plat, sur une serviette éponge, loin de toute source de chaleur.

dimanche 7 septembre 2014

Le Sony Xperia Z2 a fait long feu

Souvenez-vous, le 6 juin dernier je vous parlais de l'arrivée attendue avec impatience du Sony Xperia Z2. Trois mois plus tard, force est de constater que les espoirs sont déçus. Après deux chutes : la première - face arrière cassée et réparée, la seconde - face avant cassée, nous avons jeté le gant.


Trois mois d'utilisation intensive pour se rendre compte que
  • la communication est généralement mauvaise. On ne compte plus le nombre de fois où le correspondant se plaint de ne rien entendre.
  • le téléphone chauffe non seulement en mode vidéo mais aussi en mode photo. Cinq minutes, c'est un peu court avant de se brûler les doigts.
  • le mode photo est décevant : les photos de nuit ne sont vraiment pas extraordinaires et le rendu des couleurs est un peu terne.
  • le verre c'est bien joli mais après quelques minutes, c'est rempli d'empreintes digitales disgracieuses.
Bref un erreur d'achat et, si pour seule consolation, nous avons pu découvrir l'album post-mortem de Michaël Jackson... 699 euros c'est un peu cher jeune homme.


Retour donc chez Samsung - que nous n'aurions jamais dû quitter - avec le Galaxy S5 et son casque Level on en cadeau.


On en reparle après quelques jours d'utilisation.